La Flandre mise sous le contrôle du Conseil de l'Europe

Les instances compétentes du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe ont décidé l’envoi d’une mission d’investigation en Flandre à la suite du refus du ministre flamand des Affaires intérieures, M. Marino Keulen (Open VLD) de nommer trois bourgmestres (maires) francophones de la périphérie bruxelloise. La mission sera conduite par un Suédois, Anders Knapé, vice-président du congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l'Europe.

A l’évidence, les explications fournies par le gouvernement flamand à cette instance du Conseil de l’Europe n’ont pas été convaincantes. Le Bureau du Congrès a marqué son vif étonnement à la lecture de l’argumentation juridique et politique reprise dans la réponse du ministre Keulen qui affirme pourtant "nous avons de très bons dossiers, très argumentés juridiquement".

Pour avoir enfreint les principes de la démocratie locale, la Flandre se retrouve ainsi placée sous le contrôle d’une des plus hautes instances européennes aux côtés de la Turquie (en raison de l'éviction de maires kurdes pour usage de la langue kurde dans les conseils municipaux) et de la Lettonie (pour non-respect des droits de la minorité russe). Après les rapports de M. Columberg et de Mme Nabholz-Haidegger, accompagnée du vote de la résolution 1301 du 26 septembre 2002, c'est la troisième fois que la Flandre est mise en cause pour les atteintes portées aux droits des Francophones.

Lien vers l'article dans La Libre Belgique: Article La Libre Belgique

Lien vers le rapport de Mme Nabholz-Haidegger: Rapport du Conseil de l'Europe

Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

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