Suffrage Universel: Faussé à Bruxelles
La Région de Bruxelles est l’une des trois Régions qui composent la Belgique, la seule Région officiellement bilingue Français et Néerlandais. Elle compte plus d’un million d’habitants dont environ 90% sont francophones (la loi de 1962 interdit tout recensement linguistique, estimation basée sur le résultat des dernières élections et sur les déclarations de naissance à 90.5% francophone).
A la suite de l’accord du Lombard et la loi du 13 juillet 2001, les flamands de Bruxelles jouissent d’une représentation non proportionnelle à leur nombre dans la Région: le nombre de députés au Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale est fixé à 72 pour le groupe linguistique français et à 17 pour le groupe linguistique néerlandais, sur un total de 89 sièges. Cliquez pour élargir
A la suite de l’accord du Lombard et la loi du 13 juillet 2001, les flamands de Bruxelles jouissent d’une représentation non proportionnelle à leur nombre dans la Région: le nombre de députés au Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale est fixé à 72 pour le groupe linguistique français et à 17 pour le groupe linguistique néerlandais, sur un total de 89 sièges. Cliquez pour élargir
Source: le rapport du Centre d'Etude de la vie Politique de l'Université Libre de Bruxelles (ULB: Les conséquences électorales de l'accord du Lombard sur les institutions communautaires et régionales belges).Les flamands de Bruxelles sont donc assurés d’être politiquement représentés à hauteur de 20% alors qu’ils ne représentent que 10% des électeurs, et ce quel que soit le résultat des élections. Il s'agit assurément d'une violation du suffrage universel et du principe "un homme, une voix".
Les flamands bénéficient également d’une parité intégrale au niveau du gouvernement régional (avec un même nombre de ministres néerlandophones que francophones) et la présence garantie d'au moins un échevin flamand dans chaque collège, ce qui n'est pas en conformité avec le suffrage universel communal.
Les Bruxellois ne veulent plus des représentations qui faussent la réalité du suffrage universel. Comme le déclarait Olivier Maingain, Président du FDF (Front Démocratique des Francophones) au journal Le Soir: "Soit les Flamands veulent maintenir des listes unilingues, et ils acceptent qu'on ne fausse plus le suffrage universel, soit ils admettent des listes bilingues, comme aux élections communales. On ne peut pas avoir à la fois, à la Région, des listes unilingues et une représentation garantie."
Il ajoute "L'existence des groupes linguistiques au parlement bruxellois, et donc la logique de la confrontation communautaire, est aberrante. Supprimons ces groupes. Aujourd'hui 9 parlementaires flamands (la moitié plus 1) sur 89 élus ont droit de veto et servent de relais au gouvernement flamand en bloquant toute réforme. Voyez les nuisances d'avion, les hôpitaux, les CPAS, l'aide à la petite enfance, les séniories, etc."
Les flamands bénéficient également d’une parité intégrale au niveau du gouvernement régional (avec un même nombre de ministres néerlandophones que francophones) et la présence garantie d'au moins un échevin flamand dans chaque collège, ce qui n'est pas en conformité avec le suffrage universel communal.
Les Bruxellois ne veulent plus des représentations qui faussent la réalité du suffrage universel. Comme le déclarait Olivier Maingain, Président du FDF (Front Démocratique des Francophones) au journal Le Soir: "Soit les Flamands veulent maintenir des listes unilingues, et ils acceptent qu'on ne fausse plus le suffrage universel, soit ils admettent des listes bilingues, comme aux élections communales. On ne peut pas avoir à la fois, à la Région, des listes unilingues et une représentation garantie."
Il ajoute "L'existence des groupes linguistiques au parlement bruxellois, et donc la logique de la confrontation communautaire, est aberrante. Supprimons ces groupes. Aujourd'hui 9 parlementaires flamands (la moitié plus 1) sur 89 élus ont droit de veto et servent de relais au gouvernement flamand en bloquant toute réforme. Voyez les nuisances d'avion, les hôpitaux, les CPAS, l'aide à la petite enfance, les séniories, etc."
Rappelons que le premier parti flamand à Bruxelles est le parti néo-fasciste Vlaams Belang avec 6 sièges. Ci-joint les résultats des dernières élections régionales de 2004 (Source: Elections 2004). Cliquez pour élargir:
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
4 commentaires:


Appliquons alors cette revendication également au niveau du parlement fédéral où il y a une surreprésentation de francophones. En effet, il faut nettement plus de votes pour l'obtention d'un siège fédéral au Nord par rapport au Sud. Finissons ensuite avec les majorités qualifiées des 2/3 ainsi que les majorités requises dans chaque groupe linguistique. Terminons en avec la parité linguistique dans l'exécutif fédéral. Qui dit A, doit dire B. Est-ce ça qui arrangera les intérêts des francophones ? La surreprésentation des Flamands à Bruxelles est le verso de celle (à vue des compétences réelles pesant beaucoup plus) des Francophones au niveau fédéral. Faut quand-même pas l'oublier.
Tyara dit
Un homme, une voix, entièrement d'accord... Mais comme le billet le souligne à juste titre : sur base de quel recensement ?!
GuyInBxl dit
@praetor
Cet argument est l'argument classique des nationalistes pour faire peur aux francophones. Il est faux tant sur le plan de l'ampleur des droits octroyés(1) que sur celui de l'échelle de grandeur (2).
1) Il ne s'agit pas de 15% capable de bloquer TOUTE décision.
L'exemple, au fédéral, de BHV en est un exemple flagrant. Après épuisement des recours, les flamands pourront passer en force au niveau du vote.
2) La fameuse "sur-représentation" à la chambre est 62 sur 150. Faites le calcul: 41,3%. Au sénat on arrive à 30 sur 71, soit 42,25%. Toujours trèèèèès loin d'un doublement du poid réel des francophones.
On peut dire, au contraire, que dans la perspective d'une tache d'huile francophone, ces groupes fixes servent plutôt les intérêts flamands. Il ne s'agit donc en rien d'une quelconque compensation!
Enfin, les mécanismes de majorités qualifiées sur les points sensibles ou les procédures de conflit existent dans toutes le démocraties pour empêcher une majorité d'opprimer une minorité. La majorité requise à Bruxelles de la part des 15% de flamands pour TOUTES les décisions est un exemple unique et semble plutôt indiquer que les francophones sont des citoyens de 2ième zone dans leur propre ville.
walli dit
Les chiffres de la population sont aujourd'hui les suivants : 10 500 000 Belges, dont 3,4 millions de Wallons et 1,05 millions de Bruxellois.
Sur base des dernières élections, l'estimation à Bruxelles de francophones est de 87%.
Ce qui donne : 3,4 + 0,915 = 4,315 soit 41,1% de la population belge.
La surreprésentation à la Chambre n'est donc que de 0,2% et au Sénat de 1,25%.
Elle s'explique en partie par le vote des francophones de Flandre vivant dans l'arrondissement de Hal-Vilvorde (125000 pers).
Au Sénat, une correction d'1 siège serait équitable à 175000 voix près.
La solution pour le Sénat : accorder dans chacun des collèges un siège aux Belges vivant à l'étranger.
A Bruxelles, par contre, le suffrage universel est clairement bafoué car pour faire son siège, il faut 3200 voix dans le Collège NL et 5500 dans le collège FR.
Une juste représentativité serait de ramener le nombre d'élus à 50 et d'autoriser la constitution de listes bilingues, comme au niveau communal.