The Independent: "Belgium: a nation divided"
Une journaliste du quotidien britannique "The Independent" a séjourné plusieurs jours en Belgique, en particulier dans la commune flamande de Hoeilaart, au sud de Bruxelles, pour essayer de mieux comprendre la crise que traverse notre pays. Elle a publié un article The Independent: "Belgium: A nation divided" dont je me permets de reproduire quelques extraits intéressants (en anglais dans le texte):
"Je roule avec Marie-Claire Gillard, conseiller communal à Hoeilaart. Elle a grandi dans une famille francophone qui habite dans une ville flamande, Anvers. Pendant 27 ans, elle a vécu dans la commune officiellement flamande de Hoeilaart, qui se situe au sud de Bruxelles, bilingue, bien que principalement francophone, et au nord de la Wallonie francophone."
"La maison de Marie-Claire est presque sur la frontière est-ouest qui divise officiellement les deux principales communautés linguistiques en Belgique. Pendant 15 ans, Marie-Claire, qui est bilingue mais parle français à la maison a été conseiller à Hoielaart pour le parti libéral flamand "the Vlaamse Liberalen en Democraten (VLD)".
"Après 27 ans, dont plus de la moitié en tant que conseiller communal, je sais que je suis et serai toujours considérée comme une "vrumde" (dans le texte), une étrangère parce que les gens savent que je parle français à la maison", dit Marie-Claire.
"Après 27 ans, dont plus de la moitié en tant que conseiller communal, je sais que je suis et serai toujours considérée comme une "vrumde" (dans le texte), une étrangère parce que les gens savent que je parle français à la maison", dit Marie-Claire.
"A une occasion, lors d'un événement charitable, j'ai parlé en français à ma fille, pour lui dire de rentrer à la maison parce qu'elle était malade. L'organisateur m'a attaquée, en rage, et en criant "Ici, on ne parle que le Flamand". Ce genre de choses me rendent folle. Les flamands ont parfaitement le droit de protéger leur langue et leur culture. Je parle toujours en flamand aux flamands de Flandre. Mais de la même façon, j'ai le droit de parler français à ma fille".
"Certains commentateurs disent que la Belgique est déjà, dans les faits, divisée; l'administration quotidienne, l'éducation, le commerce, la culture, l'agriculture, ont déjà été transférés aux trois gouvernements régionaux (Flandre, Wallonie et Bruxelles) a un point tel que le gouvernement fédéral compte à peine."
"Alors que nous roulons, Marie-Claire, me montre quelques repères politiques locaux. Il y a l'école primaire catholique sur-peuplée qui a commencé à refuser d'accueillir des enfants qui parlent français à la maison. Il y a l'école publique, qui accueille tous les enfants, comme elle en est légalement obligée. La directrice a été accusée par des flamands d'être une "traître".
"Il y a le club de tennis qui refuse les francophones, même s'ils parlent le néerlandais. Il y a le club de football pour les plus jeunes qui insiste pour que ses entraîneurs parlent le néerlandais (quoique la plupart des entraîneurs disponibles ne sont même pas Belges). Il y a le restaurant, maintenant fermé, autrefois tenu par une francophone qui insistait pour maintenir des publicités en français. Une campagne de graffiti l'ont mise en faillite."
"Et Bruxelles, 90 pourcent francophone, qu'en est-il, alors qu'elle entourée de territoires flamands?"
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
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