Asse

Le quotidien francophone "La Capitale" donne dans son édition du mardi 17 mars un nouvel exemple de l’intolérance à laquelle s’adonne une certaine Flandre (La Capitale: "Arbitrage flamingant: Jette a déposé réclamation"). Le week-end dernier, une rencontre de football du championnat de 4e provinciale a opposé une équipe du Brabant flamand (Asse-ter-Heide, la commune d'Asse borde le flanc nord-ouest de Bruxelles) à Jette B, un club bruxellois. Avant le coup d’envoi, l’arbitre flamand Toni Dirkx a strictement interdit aux joueurs bruxellois de parler en français, même entre eux. Comme les Bruxellois ont refusé d’obtempérer, l’homme en noir a sifflé en leur défaveur tout au long de la partie. Il a refusé pour des raisons farfelues deux penalties et un but en faveur des francophones. Il a également sifflé des hors-jeu imaginaires, exclu un joueur, l’entraîneur et le délégué jettois. Des joueurs flamands ont fait part à l'arbitre de leur étonnement.

A la fin du match, l’entraineur exclu ainsi que le délégué ont refusé de signer la feuille de match en guise de protestation. C’est alors que l’arbitre leur aurait ri au nez, comme s’il se sentait intouchable, racontent les deux hommes à "La Capitale". Le manager de Jette, Michel Angeliko, déclare “L’arrogance de cet arbitre était tout bonnement scandaleuse. Le problème c’est que les référés ont tous les pouvoirs et nous juste le droit de la boucler. Ce gars-là, coupable de discrimination, a frôlé le ridicule et discrédite toute sa corporation. Nous voulons signaler à la commission des arbitres qu’ils ont une brebi galeuse dans leurs rangs afin que cet arbitre soit puni". Les bruxellois ont envoyé ce mardi un courrier à la commission des arbitres de l’Union belge de football (URBSFA) afin de dénoncer le comportement de cet extrémiste flamand.

L'arbitre Toni Dirkx nie qu'il a provoqué un incident. Il peut déjà compter sur l'appui du président du club flamand de Asse-Terheide. Celui-ci a déclaré “J'ai vu un arbitre qui a sifflé normalement. Mais j'ai aussi vu et entendu des Jettois injurier l'arbitre durant tout le match. En français!”. Un autre témoignage accablant est pourtant venu s’ajouter au dossier. Ce même arbitre a sifflé, voici une dizaine de jours, le match opposant le club flamand d'Oetingen à une autre équipe bruxelloise, celle du RWDM (Molenbeek). Et au RWDM on dit “Cet arbitre a refusé de parler avec nos joueurs parce qu'ils étaient francophones. Il a expliqué: ici, nous sommes en Brabant flamand et on parle le néerlandais." (La Meuse: "Football: l'arbitre flamingant aurait récidivé").

Jean-Marie Philips, secrétaire général de l’Union belge de football, a confirmé qu’aucun règlement linguistique ne s’applique durant les matchs. En d’autres termes, des Wallons et les Bruxellois jouant en Flandre peuvent s’exprimer en français et inversément. Toni Dirkx risque une suspension si les faits sont avérés. Mais rien n’est moin sûr puisque le club flamand le soutient. Il faut également rappeler que l’Union belge de football a toujours refusé de sanctionner les exactions d'extrémistes flamands à l'encontre de francophones, même lorsque les faits sont avérés (ex: enregistrements par caméras de surveillance). Au contraire, elle a réprimandé le mois dernier le dirigeant d'un club wallon parce qu'il s'était plaint auprès d'un arbitre flamand des slogans anti-wallons entonnés par des supporteurs flamands (L'Union belge de football ne condamne pas les chants anti-wallons).

Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

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