Dilbeek à la pointe de la lutte contre les francophones

Dilbeek est une grande commune du Brabant flamand, arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvoorde, qui borde le flanc ouest de la Région de Bruxelles-Capitale. Avec ses presque 40 000 habitants, dont un peu plus de 30% sont francophones, Dilbeek est la commune la plus peuplée du Brabant flamand après le chef-lieu, Louvain (Leuven).

Lors de l'inauguration de la pancarte "Dilbeek, Waar Vlamingen Thuis Zijn" ("Dilbeek, où les flamands sont chez eux") sur la façade du centre culturel de Dilbeek, Luc Vermeulen, le chef de la milice d'extrême-droite du Voorpost, déclarait au journal "Het Volk" ("Le Peuple") que "Dilbeek a toujours rempli un rôle pionnier dans la lutte flamande contre la Bruxellisation" (traduction: "contre les francophones"). Lire aussi Dilbeek et Zaventem: des communes extrémistes

Le bourgmestre de Dilbeek, Stephaan Platteau, qui doit en partie son ascension locale à l'ancien bourgmestre de Schepdaal, le très flamingant Jef Valkeniers, passé dans les années 90 de la Volksunie ("Union du Peuple", mouvement nationaliste flamand, aujourd'hui dissous) au VLD (libéral), et dont le neveu, Bruno Valkeniers est l’actuel Président du parti néo-fasciste Vlaams Belang, nous en donne une nouvelle illustration avec cette affichage sur la façade de la maison communale, au dessus de l'entrée principale:

La maison communale de Dilbeek: "Soutenez les bourgmestres: Scindons la circonscription électorale - Bruxelles-Halle-Vilvorde"

Pour les francophones de Hal-Vilvorde, la scission de la circonscription électorale signifie qu'ils ne pourraient plus voter pour des candidats bruxellois aux élections législatives et européennes. Elle ouvrirait aussi la voie à la scission de l'arrondissement judicaire de Bruxelles-Halle-Vilvorde qui interdirait définitivement aux francophones de se faire entendre en français devant les juridictions civiles et pénales alors que la Charte des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne stipule que toute justiciable "a droit à être informé, dans le plus court délai, dans une langue qu'il comprend et d'une manière détaillée, de la nature et de la cause de l'accusation portée contre lui." (§ 6.3.).

Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

0 commentaires: