Inquiétante escalade des exactions flamingantes

Des extrémistes de la milice flamingante du TAK (Taal Aktie Komitee) ont muré la porte d’entrée de la maison communale de Linkebeek, ce lundi 29 avril, à l’issue du conseil communal de cette commune "à facilités" (Lien: La frontière linguistique en Belgique) qui borde le sud de la Région de Bruxelles (Lien: Le Soir: le TAK construit un mur à Linkebeek).

Le bourgmestre non nommé de Linkebeek Damien Thiéry (lien: Nouveau refus de nommer les mayeurs Francophones) portera plainte contre l'action du Taal Aktie Komitee et lui enverra la facture du travail de démolition qui sera effectué par les ouvriers pour libérer l’accès au bâtiment, a-t-il affirmé mardi matin. Il s’est également dit persuadé que le TAK veut à tout prix faire "exploser la Belgique" et qu’il y parviendra.

Selon Damien Thiéry, "comme d’habitude" au cours des derniers mois, la commune s’attendait à la présence de militants du TAK au conseil communal de lundi soir. Elle avait mobilisé les forces de police pour parer à toute manifestation. Mais les activistes ont attendu la fin de la réunion du conseil pour passer à un mode d’expression plus musclé que celui des cris et des insultes habituels, ce qui ne manque pas d’inquiéter tous les démocrates.

Pour le TAK, "il est grand temps que le ministre Marino Keulen rejette les candidatures de Thiéry et co, qui lui ont tout de même été présenté il y a déjà trois semaines". Il affirme aussi avoir placardé sur la maison communale des affiches avec le slogan ‘Faciliteiten weg ermee’ ("Dehors avec les facilités"). Les militants du TAK s’étaient éclipsés avant l’arrivée de la police. Aucun politique flamand n'a condamné l'action musclée du TAK.

La milice du TAK a muré la porte de la maison communale de Linkebeek


Une quarantaine de ces mêmes extrémistes avaient été l’objet d’une arrestation administrative le samedi 26 avril 2008 alors qu'ils s’apprêtaient à accrocher une banderole au balcon du secrétariat du Front Démocratique des Francophones (FDF) situé chaussée de Charleroi à Saint-Gilles (Bruxelles). La banderole représentait un Manneken-Pis affirmant: "Je suis Flamand et fier de l’être" (“Ik ben Vlaming en daar ben ik fier op” ). Lien: Le Soir: quarante militants du TAK interpellés.

Le groupe extrémiste flamingant entendait protester contre les propositions avancées par les ministres-présidents de la Région wallonne et de Bruxelles-Capitale, Rudy Demotte et Charles Picqué, en vue de la création d’une fédération Wallonie-Bruxelles. On pouvait lire sur leurs affiches "Nous ne déménagons pas: Broeksele est aussi notre capitale" (Wij verhuizen niet: Broeksele ook onze hoofdstad”; "Broeksele" signifie "Bruxelles" en patois flamand). Ils ont également souillé la façade du FDF.


Pour rappel, des extrémistes flamands de la milice du Voorpost avaient manifesté devant le domicile privé d'élus francophones le dimanche 30 mars 2008 (Lien: Intimidation d'élus Francophones).


On retiendra aussi que 250 à 300 skinheads s'étaient rassemblés au cimetière militaire de Lommel en Flandre le samedi 19 avril 2008 afin de fleurir les tombes des soldats flamands du "Front de l'Est" qui ont combattu aux côtés de l'occupant nazi. (Lien: Vandeurzen et Dewaele: "Vlaanderen waar Nazis Thuis Zijn"?). Le Ministre Flamand de l'Intérieur Patrick Dewaele avait refusé d'interdire ce rassemblement au prétexte qu'il ne disposait pas des instruments juridiques pour l'interdire. Ces nazis se sont ensuite réunis dans une salle de la commune de Bellegem pour assister à des discours et à un concert. Notez la présence d'un immense drapeau flamingant.


Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

1 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Les actions flamingantes à Bruxelles, qui sont - j'ose l'espérer - plus le fait de flamingants de Flandre que de bruxellois néerlandophones, méritent une réponse en néerlandais, en espérant qu'il comprennent le néerlandais et pas uniquement un de ces innombrables patois flamands qu'on veut nous faire prendre pour du néerlandais.

    Je propose de propager le slogan "Vlaamse maffen, blijf thuis blaffen", qui sera scandé sur l'air du tristement célèbre "Waalse ratten, rol uw matten", pour encore faciliter la compréhension du message par ces individus qui n'ont malheureusement pas été gâtés intellectuellement par la nature.