Le Conseil de l'Europe juge l'attitude de la Flandre "inacceptable"
Le Conseil de l’Europe s'est rangé mercredi 14 mai 2008 du côté des Francophones en jugeant "inacceptable" la situation de trois bourgmestres de la périphérie de Bruxelles, dont la nomination est bloquée depuis 19 mois par les autorités régionales flamandes au prétexte qu'ils ont envoyé les convocations électorales dans la langue des électeurs (Lire aussi: La Flandre refuse de nommer des bourgmestres Francophones; La Flandre mise sous le contrôle du Conseil de l'Europe). Le quotidien flamand De Standaard confirme "Le Conseil de l'Europe a dévoilé toutes ses cartes. Elle suit clairement la ligne Francophone" ("Toch liet de delegatie al in zijn kaarten kijken. Ze volgen duidelijk de Franstalige lijn").
Michel Guégan, le chef de la délégation du Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe a déclaré à la presse "Qui pourrait mettre en cause le fait que ces bourgmestres ont été élus de façon démocratique? .... Une commune privée de son bourgmestre n’est pas une situation acceptable au regard de la Charte de la Démocratie locale, qui est notre boussole...". La Belgique a signé en 1995 et ratifié cette Charte en 2004. Mr Guégan a aussi contesté une autre pratique flamande qui veut que le néerlandais soit la seule langue autorisée pendant les conseils municipaux. Il a déclaré "Comment suivre des débats s’ils n’ont pas lieu dans votre langue ? Cette situation est grave pour une minorité et encore plus grave et plus inquiétante quand il s’agit de la langue de la majorité des habitants d’une commune".
Par ailleurs, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, a appelé mercredi les pays européens à respecter le droit des minorités à utiliser leur langue "L’existence d’une minorité est une question de fait, non de définition. Il faut non seulement tolérer les minorités, mais encore les respecter", plaide M. Davis qui ajoute "Le niveau de développement démocratique d’un pays se mesure aussi à la manière dont la majorité protège et promeut les droits des minorités, et notamment celui d’utiliser leurs langues". Ladite charte vise à protéger et promouvoir les langues régionales et minoritaires, en tant qu’aspect essentiel du patrimoine culturel de l’Europe, et à permettre à leurs locuteurs de les utiliser dans leur vie privée et publique.
En Flandre, où la mission était contestée dès avant son arrivée (La Flandre dénigre la mission d'enquête de l'Europe), la critique été mal perçue. Marino Keulen la qualifie d'"absurde". Il reste sur sa décision de ne pas nommer ces bourgmestres Francophones ('Marino Keulen (Open VLD) noemt de kritiek 'absurd' en blijft bij zijn standpunt...de drie betrokken burgemeesters hun niet-benoeming willen aanvechten, moeten ze maar naar de Raad van State stappen, niet naar de Raad van Europa''). Le Ministre Flamand se permet même de contester les compétences des émissaires européens sur base d'une comparaison avec une partie de football "C'est comme ci quelqu'un doit analyser une partie de football sans connaître la règle du hors-jeu" ('Dit is alsof iemand een voetbalwedstrijd moet analyseren zonder rekening te houden met de buitenspelregel', aldus de minister).
Michel Guégan, le chef de la délégation du Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe a déclaré à la presse "Qui pourrait mettre en cause le fait que ces bourgmestres ont été élus de façon démocratique? .... Une commune privée de son bourgmestre n’est pas une situation acceptable au regard de la Charte de la Démocratie locale, qui est notre boussole...". La Belgique a signé en 1995 et ratifié cette Charte en 2004. Mr Guégan a aussi contesté une autre pratique flamande qui veut que le néerlandais soit la seule langue autorisée pendant les conseils municipaux. Il a déclaré "Comment suivre des débats s’ils n’ont pas lieu dans votre langue ? Cette situation est grave pour une minorité et encore plus grave et plus inquiétante quand il s’agit de la langue de la majorité des habitants d’une commune".
Par ailleurs, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, a appelé mercredi les pays européens à respecter le droit des minorités à utiliser leur langue "L’existence d’une minorité est une question de fait, non de définition. Il faut non seulement tolérer les minorités, mais encore les respecter", plaide M. Davis qui ajoute "Le niveau de développement démocratique d’un pays se mesure aussi à la manière dont la majorité protège et promeut les droits des minorités, et notamment celui d’utiliser leurs langues". Ladite charte vise à protéger et promouvoir les langues régionales et minoritaires, en tant qu’aspect essentiel du patrimoine culturel de l’Europe, et à permettre à leurs locuteurs de les utiliser dans leur vie privée et publique.
En Flandre, où la mission était contestée dès avant son arrivée (La Flandre dénigre la mission d'enquête de l'Europe), la critique été mal perçue. Marino Keulen la qualifie d'"absurde". Il reste sur sa décision de ne pas nommer ces bourgmestres Francophones ('Marino Keulen (Open VLD) noemt de kritiek 'absurd' en blijft bij zijn standpunt...de drie betrokken burgemeesters hun niet-benoeming willen aanvechten, moeten ze maar naar de Raad van State stappen, niet naar de Raad van Europa''). Le Ministre Flamand se permet même de contester les compétences des émissaires européens sur base d'une comparaison avec une partie de football "C'est comme ci quelqu'un doit analyser une partie de football sans connaître la règle du hors-jeu" ('Dit is alsof iemand een voetbalwedstrijd moet analyseren zonder rekening te houden met de buitenspelregel', aldus de minister).
Le reportage de la télévision publique francophone belge, la RTBF:
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
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