The New York Times: "Une forme non-violente de fascisme"
La New York Times Company est un des plus importants groupe de presse américain, côté sur la Bourse de New York (New York Stock Exchange, NYSE). Il est surtout connu pour la publication du prestigieux "The New York Times". Il possède aussi the "International Herald Tribune" et "The Boston Globe" ainsi qu'une vingtaine d'autre quotidiens régionaux américains, des stations locales de télévision, des stations de radio et de nombreux sites internet d'informations.
Ce très influent groupe de presse américain a enquêté sur la grave crise communautaire que traverse la Belgique. Un article a été publié dans l'édition du mercredi 14 mai du New York Times ainsi que dans les autres quotidiens du groupe de presse, tant au niveau national (USA) qu'international (Lien vers l'article The New York Times: Seams of Belgium’s Quilt Threaten to Burst). Le journaliste américain a donné la parole aux autorités flamandes sans rajouter de commentaires superflus. Il a observé et relate les faits.
Comme l'explique François Barberis, ingénieur, économiste, et expert indépendant, les propos inacceptables qui sont tenus par des responsables flamands dans un quotidien américain ayant une telle respectabilité internationale donne une illustration supplémentaire, si besoin en était, de l'impasse dans laquelle la Flandre et sa représentation politique se sont engagées. Elle démontre également que ce conflit est en train de s'externaliser.
Voici les extraits significatifs de cet article, suivi des vives réactions des plus hautes instances politiques Flamandes, telle que celles publiées en manchette des principaux quotidiens flamands:
Le New York Times : "Les coutures de l'édredon Belgique menacent d'éclater"
"LIEDEKERKE, Belgique - Si la Belgique disparaît un jour, ce sera parce que de petites villes comme celle-ci, où les hommes politiques flamands montent une nouvelle vague de nationalisme et pressent pour un État indépendant". ("LIEDEKERKE, Belgium - If Belgium vanishes one day, it will be because of little towns like this one, where Flemish politicians are riding a new wave of nationalism and pushing for an independent state").
Les enfants qui ne savent pas parler la langue (flamande) peuvent se voir interdits de sorties de vacances, tels que des randonnées et des cours de natation ("Children who cannot speak the language can be prohibited from holiday outings, like hikes and swimming classes").
“België Barst!” dit le graffiti sur un point près de la gare, ou "Belgique éclate!", le cri des nationalistes qui veulent une Flandre indépendante (“België Barst!” says the graffiti on a bridge near the train station, or “Belgium Bursts!” the cry of the nationalists who want an independent Flanders).
Ce très influent groupe de presse américain a enquêté sur la grave crise communautaire que traverse la Belgique. Un article a été publié dans l'édition du mercredi 14 mai du New York Times ainsi que dans les autres quotidiens du groupe de presse, tant au niveau national (USA) qu'international (Lien vers l'article The New York Times: Seams of Belgium’s Quilt Threaten to Burst). Le journaliste américain a donné la parole aux autorités flamandes sans rajouter de commentaires superflus. Il a observé et relate les faits.
Comme l'explique François Barberis, ingénieur, économiste, et expert indépendant, les propos inacceptables qui sont tenus par des responsables flamands dans un quotidien américain ayant une telle respectabilité internationale donne une illustration supplémentaire, si besoin en était, de l'impasse dans laquelle la Flandre et sa représentation politique se sont engagées. Elle démontre également que ce conflit est en train de s'externaliser.
Voici les extraits significatifs de cet article, suivi des vives réactions des plus hautes instances politiques Flamandes, telle que celles publiées en manchette des principaux quotidiens flamands:
Le New York Times : "Les coutures de l'édredon Belgique menacent d'éclater"
"LIEDEKERKE, Belgique - Si la Belgique disparaît un jour, ce sera parce que de petites villes comme celle-ci, où les hommes politiques flamands montent une nouvelle vague de nationalisme et pressent pour un État indépendant". ("LIEDEKERKE, Belgium - If Belgium vanishes one day, it will be because of little towns like this one, where Flemish politicians are riding a new wave of nationalism and pushing for an independent state").
Les enfants qui ne savent pas parler la langue (flamande) peuvent se voir interdits de sorties de vacances, tels que des randonnées et des cours de natation ("Children who cannot speak the language can be prohibited from holiday outings, like hikes and swimming classes").
“België Barst!” dit le graffiti sur un point près de la gare, ou "Belgique éclate!", le cri des nationalistes qui veulent une Flandre indépendante (“België Barst!” says the graffiti on a bridge near the train station, or “Belgium Bursts!” the cry of the nationalists who want an independent Flanders).
Un signe sur la route vers Liedekerke, Belgique, souligne la division nationale croissante avec les mots "Bienvenu dans notre ville Flamande". Sur le pont, quelqu'un a gribouillé une prédiction "Belgique Crève".

Marc Mertens, 53 ans, est le secrétaire communal à plein temps de la ville, un gestionnaire professionnel qui travaille pour le conseil communal (Marc Mertens, 53, is the full-time secretary of the town, a professional manager who works under the elected, but part-time, town council). Il se plaint du fait que de plus en plus d'enfants, qui suivent l'enseignement flamand, ont des parents francophones. "Quand j'étais jeune, je n'entendais jamais une langue étrangère ici. Maintenant chaque jour je rencontre des gens qui parlent le français" (“When I was young I never heard a foreign language here,” he said. “Now every day I meet people speaking French.”)
Des flamands nationalistes, comme Johan Daelman, le chef local du parti d'extrême-droite Vlaams Belang, anti-immigrés et conseiller communal, veulent empêcher les immigrés francophones d'Afrique d'entrer dans sa commune, au prétexte de garder Liedekerke non-souillée ("Some Flemish nationalists, like Johan Daelman, the leader of the right-wing, anti-immigrant Vlaams Belang party here and a town councilman, want to keep out French-speaking immigrants from Africa, all in the name of keeping Liedekerke “unspoiled” — free of the crime and racial tensions of Brussels").
Cette combinaison de fierté nationale, de politique de droite, de pureté linguistique et d'opposition au relent racial à l'immigration est une formule classique ces derniers temps dans l'Europe moderne, ce que les critiques appellent une forme non-violente de fascisme ("That combination of national pride, rightist politics, language purity and racially tinged opposition to immigration is a classic formula these days in modern Europe, what critics call a kind of nonviolent fascism.")
L'effort de Liedekerke pour restreindre les sorties scolaires sur base linguistique a embarrassé à la fois le gouvernement flamand et le gouvernement fédéral, qui siègent tous les deux à Bruxelles. Marino Keulen, le Ministre Flamand de l'Intérieur, a mis son véto, même si la commune a l'intention de continuer dans tous les cas ("Liedekerke’s effort to restrict school outings by language embarrassed both the federal and Flanders governments, both seated in Brussels. Marino Keulen, the Flemish interior minister, vetoed it, though the town intends to proceed anyway.")
Monsieur Mertens trouve de l'hypocrisie dans le combat contre les sorties scolaires. L'association sportive flamande, Bloso, contrôlée par le gouvernement flamand, organise des activités sportives et des camps. Mais Bloso dit aussi que les enfants qui ne parlent pas ou ne comprennent pas le Flamand peuvent être renvoyés sans dédommagement ("Mr. Mertens finds hypocrisies in the fight over children’s outings. The Flanders sports association, Bloso, controlled by the Flanders government, runs sports activities and camps. But Bloso also says that children who do not speak or understand Flemish can be sent home without a refund").
Ainsi Liedekerke va bientôt voter un amendement qui dit que les sorties scolaires doivent avoir "un caractère Flamand". Et au lieu de dire que le moniteur peut refuser des enfants qui ne comprennent pas le flamand, nous allons écrire que le moniteur peut refuser des enfants qui "dérangent" les sorties. Bien entendu, Monsieur Mertens, dit, en souriant, on peut comprendre "déranger" de différentes façons. Et pour empêcher la présence de relations ou d'amis qui vivent à Bruxelles, Liedekerke va leur faire payer trois fois le prix de ceux des locaux ("So Liedekerke ...will soon vote on an amendment that says that its outings program “has a Dutch character,”. “And instead of saying that the monitor can refuse kids who don’t understand Flemish, we will write that the monitor can refuse children who ‘disturb’ the outings.” Of course, Mr. Mertens said, smiling, “one can understand ‘disturb’ in different ways.” To help keep out “relatives” and “friends” who live in Brussels, Liedekerke will charge them three times as much as residents.").
Des flamands nationalistes, comme Johan Daelman, le chef local du parti d'extrême-droite Vlaams Belang, anti-immigrés et conseiller communal, veulent empêcher les immigrés francophones d'Afrique d'entrer dans sa commune, au prétexte de garder Liedekerke non-souillée ("Some Flemish nationalists, like Johan Daelman, the leader of the right-wing, anti-immigrant Vlaams Belang party here and a town councilman, want to keep out French-speaking immigrants from Africa, all in the name of keeping Liedekerke “unspoiled” — free of the crime and racial tensions of Brussels").
Cette combinaison de fierté nationale, de politique de droite, de pureté linguistique et d'opposition au relent racial à l'immigration est une formule classique ces derniers temps dans l'Europe moderne, ce que les critiques appellent une forme non-violente de fascisme ("That combination of national pride, rightist politics, language purity and racially tinged opposition to immigration is a classic formula these days in modern Europe, what critics call a kind of nonviolent fascism.")
L'effort de Liedekerke pour restreindre les sorties scolaires sur base linguistique a embarrassé à la fois le gouvernement flamand et le gouvernement fédéral, qui siègent tous les deux à Bruxelles. Marino Keulen, le Ministre Flamand de l'Intérieur, a mis son véto, même si la commune a l'intention de continuer dans tous les cas ("Liedekerke’s effort to restrict school outings by language embarrassed both the federal and Flanders governments, both seated in Brussels. Marino Keulen, the Flemish interior minister, vetoed it, though the town intends to proceed anyway.")
Monsieur Mertens trouve de l'hypocrisie dans le combat contre les sorties scolaires. L'association sportive flamande, Bloso, contrôlée par le gouvernement flamand, organise des activités sportives et des camps. Mais Bloso dit aussi que les enfants qui ne parlent pas ou ne comprennent pas le Flamand peuvent être renvoyés sans dédommagement ("Mr. Mertens finds hypocrisies in the fight over children’s outings. The Flanders sports association, Bloso, controlled by the Flanders government, runs sports activities and camps. But Bloso also says that children who do not speak or understand Flemish can be sent home without a refund").
Ainsi Liedekerke va bientôt voter un amendement qui dit que les sorties scolaires doivent avoir "un caractère Flamand". Et au lieu de dire que le moniteur peut refuser des enfants qui ne comprennent pas le flamand, nous allons écrire que le moniteur peut refuser des enfants qui "dérangent" les sorties. Bien entendu, Monsieur Mertens, dit, en souriant, on peut comprendre "déranger" de différentes façons. Et pour empêcher la présence de relations ou d'amis qui vivent à Bruxelles, Liedekerke va leur faire payer trois fois le prix de ceux des locaux ("So Liedekerke ...will soon vote on an amendment that says that its outings program “has a Dutch character,”. “And instead of saying that the monitor can refuse kids who don’t understand Flemish, we will write that the monitor can refuse children who ‘disturb’ the outings.” Of course, Mr. Mertens said, smiling, “one can understand ‘disturb’ in different ways.” To help keep out “relatives” and “friends” who live in Brussels, Liedekerke will charge them three times as much as residents.").
Mr. Mertens termine en déclarant "Le combat sur BHV va être vu comme le début de la guerre entre les Flamands et les Francophones". Il ajoute "Le peuple flamand devient plus conscient et plus décidé. Nous avons été dirigé suffisamment longtemps par les Français et notre heure est venue. Cela peut prendre 10, 20 ou 30 ans. Mais la Belgique deviendra superflue ("The fight over BHV “will be seen as the start of the war between the Flemish and the French speakers,” he said, adding: “The Flemish people are becoming more self-aware and more decisive. We’ve been ruled long enough by the French people, and our time has come. It may take 10, 20 or 30 years. But this Belgium will become superfluous.”).
Réactions des plus hautes instances politiques flamandes
Le quotidien flamand De Standaard consacre sa manchette à cet événement. "C'est un article grossi, plein de lourde sémantique, signifie Ben Weyts, le porte-parole du Ministre Geert Bourgeois. Marino Keulen et son chef de cabinet se sont épuisés pendant une heure à apporter des réponses au Herald Tribune. Mais on se trouve face à une montagne de préjugés et de stéréotypes, réagit le porte-parile Peter Dejaegher. La Flandre a donc décidé de prendre les mesures nécessaires pour influencer les faiseurs d'opinion (lire aussi: La Flandre veut influencer les faiseurs d'opinion). "Bourgeois a déjà reçu le Los Angeles Times, le Washington Post, le NRC Handelsblad et El Mundo et la semaine procaine il reçoît Le Figaro" ("Het is een overtrokken artikel, vol zware semantiek... meent Ben Weyts, woordvoerder van minister Geert Bourgeois. Marino Keulen en zijn kabinetschef trokken één uur uit om de vragen van de Herald Tribune te beantwoorden ... "Maar je staat tegenover een berg vooroordelen en stereotypes", reageert woordvoerder Peter Dejaegher.Bourgeois kreeg de LA Times, de Washington Post, NRC Handelsblad en El Mundo al over de vloer, volgende week komt Le Figaro").
Le journal flamand De Morgen écrit ce jeudi 15 mai "Le Ministre-Président Kris Peeters et le Ministre Flamand des affaires extérieures Geert Bourgeois sont préoccupés par l'image de la Flandre. Un agent flamand des renseignements doit aider à améliorer notre image à l'étranger (Vlaams minister-president Kris Peeters en Vlaams minister voor Buitenlands Beleid Geert Bourgeois (N-VA) zijn bezorgd over het imago van Vlaanderen. Een Vlaamse voorlichtingsambtenaar moet ons imago in het buitenland helpen opkrikken.").
Bourgois et Peeters réagissent à quelques articles dont, pas le moindre, celui publié dans The International Herald Tribune et The New York Times. Les mots "Fascisme non-violent" et "purification ethnique" y ont été utilisés. Ces accusations sont selon Bourgeois totalement injustes. Notre perception internationale a été souvent ciblée par le côté francophone de la Belgique, qui fait un amalgame et falsifie les choses, dit Bourgeois (Bourgeois en Peeters reageren op enkele artikels in onder meer The International Herald Tribune en The New York Times. Daarin worden de woorden 'niet gewelddadig fascisme' en 'etnische zuivering' gebruikt.De beschuldigingen zijn volgens Bourgeois totaal onterecht. 'Onze internationale perceptie wordt vaak aangestuurd vanuit de francofone hoek in België, die er een amalgaam van maakt en de zaken vertekent', zegt Bourgeois).
Donc, le fascisme flamand, tel qu'exprimé librement aux journalistes américains par les autorités flamandes, serait la faute des Francophones. Evidemment.
Bourgois et Peeters réagissent à quelques articles dont, pas le moindre, celui publié dans The International Herald Tribune et The New York Times. Les mots "Fascisme non-violent" et "purification ethnique" y ont été utilisés. Ces accusations sont selon Bourgeois totalement injustes. Notre perception internationale a été souvent ciblée par le côté francophone de la Belgique, qui fait un amalgame et falsifie les choses, dit Bourgeois (Bourgeois en Peeters reageren op enkele artikels in onder meer The International Herald Tribune en The New York Times. Daarin worden de woorden 'niet gewelddadig fascisme' en 'etnische zuivering' gebruikt.De beschuldigingen zijn volgens Bourgeois totaal onterecht. 'Onze internationale perceptie wordt vaak aangestuurd vanuit de francofone hoek in België, die er een amalgaam van maakt en de zaken vertekent', zegt Bourgeois).
Donc, le fascisme flamand, tel qu'exprimé librement aux journalistes américains par les autorités flamandes, serait la faute des Francophones. Evidemment.
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
4 commentaires:


je viens souvent, mais je ne laisse pas de commentaire.
Mais là...
ça devient complètement délirant.
Et je crois qu'ils pensent sérieusement tout ce qu'ils disent.
et qu'ils croient vraiment qu'on n'a rien compris, qu'ils sont "purs", eux.
Il est vraiment nécessire de metre un terme à tout cela. Mais comment convaincre les Wallons, pour qui cela semble des petites querelles, des petits problèmes??
Jaio dit
Je pense que la plupart des francophones et des étrangers, considèrent ces déclarations comme des choses curieuses voir même comiques par le fait qu'ils se prennent au sérieux en disant des conneries. Je pense qu'ils sont tellement fiers qu'ils perdent toute modération. Malheureusement pour eux, en lavant leur linge sale ailleurs qu'en famille,ils ne pourront pas améliorer leur image, bien au contraire. Il faut les laisser dire car plus ils en disent et plus ils se foutent dedans. Pour un américain c'est quoi comme dialecte le flamand?
Dommage pour les non extrémistes mais si même des philosophes se mettent à racconter des conneries...
Anonyme dit
Anonyme dit