Les discriminations se multiplient dans le Brabant Flamand
Chaque semaine apporte son lot de désolation dans la périphérie de la Région de Bruxelles-Capitale. Récemment la commune flamande de Merchtem a interdit l’usage de la langue française aux enfants (Lien: L'usage du français interdit à des enfants), Zaventem a édicté des règles linguistiques strictes pour l'attribution de logement (Zaventem et Vilvorde interdisent la vente de terrains aux non-néerlandophones), Overijse a installé une centrale de dénonciation des personnes qui utilisent une langue autre que le néerlandais (Purification linguistique: la commune d'Overijse installe une centrale de dénonciation). Voici Vilvorde qui vend des logements aux seuls néerlandophones, Londerzeel, qui conditionne la vente de terrain à la connaissance du néerlandais et Grammont qui lie l’attribution d’allocations de chômage à la connaissance du néerlandais.
Vilvorde
Pour acheter les maisons mises en vente par la commune, les candidats acquéreurs et leur conjoint devront connaître le néerlandais. A défaut d'un diplôme d'une institution d'enseignement néerlandophone, les candidats acheteurs devront réussir un test de langue supervisé par des collaborateurs d’une "Maison du Néerlandais" ("Huis van Nederlands"). En cas d'échec, l'acquisition sera refusée (Source: La Libre Belgique: Vilvoorde Waar Vlamingen Thuis Zijn). Cette condition est plus sévère encore qu’à Zaventem où les terains communaux à lotir sont réservés aux seuls candidats bâtisseurs connaissant le néerlandais ou, à défaut, suivent des cours où que le "Wooncode" qui lui, ne prévoit "que" l'obligation de suivre des cours de néerlandais. Qui plus est, l'obligation linguistique vaut autant pour le candidat acquéreur que pour son conjoint. Selon Hans Bonte (SP.A, socialiste), échevin des affaires sociales et président du CPAS de Vilvorde, "C’est une mesure purement sociale qui n’a, croyez-moi, aucun caractère communautaire.". Le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen (VLD) a précisé que le gouvernement flamand ne pouvait plus intervenir dans la décision de la commune de Vilvorde parce que les délais permettant d'introduire un recours auprès du gouverneur et du ministre sont dépassés. Lire aussi Le Figaro: Vilvorde la flamande refuse les francophones.
Pour acheter les maisons mises en vente par la commune, les candidats acquéreurs et leur conjoint devront connaître le néerlandais. A défaut d'un diplôme d'une institution d'enseignement néerlandophone, les candidats acheteurs devront réussir un test de langue supervisé par des collaborateurs d’une "Maison du Néerlandais" ("Huis van Nederlands"). En cas d'échec, l'acquisition sera refusée (Source: La Libre Belgique: Vilvoorde Waar Vlamingen Thuis Zijn). Cette condition est plus sévère encore qu’à Zaventem où les terains communaux à lotir sont réservés aux seuls candidats bâtisseurs connaissant le néerlandais ou, à défaut, suivent des cours où que le "Wooncode" qui lui, ne prévoit "que" l'obligation de suivre des cours de néerlandais. Qui plus est, l'obligation linguistique vaut autant pour le candidat acquéreur que pour son conjoint. Selon Hans Bonte (SP.A, socialiste), échevin des affaires sociales et président du CPAS de Vilvorde, "C’est une mesure purement sociale qui n’a, croyez-moi, aucun caractère communautaire.". Le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen (VLD) a précisé que le gouvernement flamand ne pouvait plus intervenir dans la décision de la commune de Vilvorde parce que les délais permettant d'introduire un recours auprès du gouverneur et du ministre sont dépassés. Lire aussi Le Figaro: Vilvorde la flamande refuse les francophones.
Extrait vidéo du journal télévisé de la chaîne publique francophone RTBF
Cette nouvelle affaire, a suscité de multiples réactions chez les francophones. Selon le FDF "Les autorités communales viennent de franchir une nouvelle étape dans la politique discriminatoire qui vise à interdire l'établissement dans la périphérie de personnes qui ne sont pas d'expression néerlandaise." Les mandataires FDF (Démocrate Francophone) introduiront un recours auprès des autorités européennes afin d'obtenir l'annulation du nouveau règlement de Vilvorde. Le CDH (Humanistes) lance lui aussi un appel aux autorités flamandes "afin de faire respecter les droits fondamentaux et d'arrêter l'effet tache d'huile de décisions discriminatoires". Le CDH parle "de déni d’égalité de traitement et de démocratie intolérables". Quant au PS (socialiste), il demande au gouvernement flamand d’intervenir auprès des élus de Vilvorde et de faire respecter l’État de droit. Pour le PS, depuis l'adoption du Wooncode, "certains responsables politiques flamands sont entrés dans une spirale d'exclusion des autres et d'isolement, une spirale discriminatoire, en franchissant à chaque fois un pas supplémentaire dans les exigences linguistiques imposées pour l'obtention d'un logement".
Grammont / Geraardsbergen
Le Président du CPAS (Centre Public d’Aide Sociale), Guido De Padt, député VLD (Libéral) a révélé ce mercredi 25 juin que, depuis un an, il existe à Grammont un système par lequel on lie l'attribution du salaire minimum d'insertion à la connaissance du néerlandais. Cette mesure a été votée le 12 juin 2007. Il la justifie par le devoir qu’ont les bénéficiaires du minimex de chercher du travail et, dès lors, de connaître la langue de la région : le néerlandais.(Source: De Morgen: Geraardsbergen koppelt leefloon aan kennis Nederlands).
Le conseil communal de Londerzeel a pris mardi 24 juin la décision de principe de lier la vente de terrains communaux à différents critères dont la connaissance du néerlandais ou la disponibilité à apprendre la langue.Le Conseil communal de Londerzeel a ainsi suivi une proposition de la conseillère Nadia Sminate du N-VA (parti nationaliste et séparatiste flamand, allié au Parti du Premier Ministre, Yves Leterme).
Overijse
Grammont / Geraardsbergen
Le Président du CPAS (Centre Public d’Aide Sociale), Guido De Padt, député VLD (Libéral) a révélé ce mercredi 25 juin que, depuis un an, il existe à Grammont un système par lequel on lie l'attribution du salaire minimum d'insertion à la connaissance du néerlandais. Cette mesure a été votée le 12 juin 2007. Il la justifie par le devoir qu’ont les bénéficiaires du minimex de chercher du travail et, dès lors, de connaître la langue de la région : le néerlandais.(Source: De Morgen: Geraardsbergen koppelt leefloon aan kennis Nederlands).
Londerzeel
Le conseil communal de Londerzeel a pris mardi 24 juin la décision de principe de lier la vente de terrains communaux à différents critères dont la connaissance du néerlandais ou la disponibilité à apprendre la langue.Le Conseil communal de Londerzeel a ainsi suivi une proposition de la conseillère Nadia Sminate du N-VA (parti nationaliste et séparatiste flamand, allié au Parti du Premier Ministre, Yves Leterme).
Overijse
Les conseillers communaux francophones Hadelin Del Marmol (UF, Union des Francophones) et Olivier Cruysmans (CDoV-Blauw-Plus, liste bilingue) ont interpellé jeudi 26 juin, lors du conseil communal, le collège des échevins à propos la centrale de dénonciation linguistique d’Overijse mise sur pied par les autorités communales avec des "volontaires" (Lire aussi: Purification linguistique: la commune d'Overijse installe une centrale de dénonciation. En marge du conseil, quelque 25 militants des milices flamangantes du Vlaamse Volksbeweging (VVB), Taalactiecomité (TAK) et Vlaamse Jongeren Overijse (VJO) ont manifesté leur soutien au collège.
Jan De Broyer, conseiller communal CD&V (Chrétiens, parti du Premier Ministre Yves Leterme)a demandé aux francophones de s’adapter à la division constitutionnelle du pays. Il déclare "Si vous ne vous sentez pas chez vous à Overijse, vous devez alors partir" ("Als u zich in Overijse niet thuisvoelt, moet u maar verhuizen"). L’échevin Dirk Dewolf (OV 2002, liste du bourgmestre) a par ailleurs indiqué que la centrale de dénonciation d’Overijse avait déjà enregistré plus de 300 plaintes. (Lire aussi: Le Soir: Overijse: plus de 300 plaintes linguistiques).
Le chef de groupe bilingue CDoV-Blauw-Plus au conseil communal, Johan Leblicq, a accusé les "volontaires" du service de plaintes linguistiques de causer des dégâts aux propriétés des commerçants et indépendants utilisant le français dans leurs publicités. Selon lui on sait très bien qui est derrière ces actes de vandalisme. Il a condamné les "motifs exécrables dissimulés derrière ce service de plaintes, décrié dans le monde entier". Certains commerçants auraient reçu des menaces et/ou vu leurs façades peinturlurées. Il a aussi reproché au bourgmestre Brankaer "de se servir des troupes de choc du TAK et Taalrespect" (ndlr: des milices privées flamingantes).
Le chef de groupe bilingue CDoV-Blauw-Plus au conseil communal, Johan Leblicq, a accusé les "volontaires" du service de plaintes linguistiques de causer des dégâts aux propriétés des commerçants et indépendants utilisant le français dans leurs publicités. Selon lui on sait très bien qui est derrière ces actes de vandalisme. Il a condamné les "motifs exécrables dissimulés derrière ce service de plaintes, décrié dans le monde entier". Certains commerçants auraient reçu des menaces et/ou vu leurs façades peinturlurées. Il a aussi reproché au bourgmestre Brankaer "de se servir des troupes de choc du TAK et Taalrespect" (ndlr: des milices privées flamingantes).
Hal
En février 2007, le Collège municipal de Hal, a imposé un " Vlaams Manifest" ("Manifeste Flamand"), voté par tous les partis de la ville, qui institue une cellule municipale chargée de traquer tout ce qui n’est pas en néerlandais: interdiction de parler français au marché, dans les commerces et les entreprises de Halle, mesures pour retenir les jeunes Flamands à Hal de sorte que les maisons qui se libèrent ne reviennent pas à des francophones, etc. Une cellule baptisée "Vlaams karakter" ("Caractère Flamand") est même chargée de récolter les plaintes des Hallois. Voici l'intégralité de ce brillant Manifeste dans sa version néerlandaise : le point 3.4 qui prétend régenter la vie commerciale de Hal est particulièrement hallucinant. Sur le site officiel de la ville : Ville de Hal: "Vlaams Manifest"
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
1 commentaires:


Cette excellente "carte géographique de synthèse" des exactions flamandes, fournie par LE SOIR, ne fait qu'abonder dans ce que les francophones ont "découvert" dans la "stratégie flamande" pour ce qui concerne Bruxelles :
L'encercler en premier (scission de BHV aidant), l'étouffer dans un 2ème temps (voies de communication) pour ensuite et enfin l'assimiler (Bruxelles, ville flamande)
Le fantasme flamand, pour se réaliser, a donc choisi la technique (la "stratégie") du boa.
Malheureusement pour eux, les Flamands n'y réussiront pas, parce que démasqués depuis trop longtemps