Bart De Wever: "Bruxelles est une erreur, les Francophones sont des immigrants"
Bart De Wever est le Président du parti nationaliste flamand N-VA ("Nouvelle Alliance Flamande") qui est en cartel avec le parti du Premier Ministre Flamand de la Belgique, Yves Leterme (CD&V, "Chrétien-Démocrate et Flamand"). Cet homme a assisté aux funérailles de Karel Dillen, Président-Fondateur du Vlaams Blok (parti néo-fasciste flamand) et collaborateur avec l'occupant nazi, adepte de l'épuration ethnique (Vidéo: Epuration Ethnique en Wallonie et Bruxelles), et qui a récemment récusé les excuses du maïeur d'Anvers aux juifs déportés par les autorités flamandes (Les revendications des autorités flamandes sur Bruxelles). Bart De Wever a le mérite d'être franc et de dire ce que de nombreux mandataires politiques flamands pensent tout bas.
Le Premier Ministre Flamand de la Belgique, Yves Leterme, avec son ami Bart De Wever.

Interrogé sur les ondes de la Première (RTBF), Bart De Wever déclare "Je pense qu'il n'y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s'adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs" tout en exhortant à "arrêter le colonialisme" de Bruxelles vers la Flandre. Les francophones sont donc des "immigrants" dans leur propre pays et en particulier dans les communes annexées par la Flandre lors du vote des lois linguistiques de 1962-1963 (Lire aussi La Frontière linguistique en Belgique).
Quant à Bruxelles, Région à 93% Francophone qui a été enclavée en Flandre, il s'agit selon lui d'une "ville historiquement flamande qu'on a francophonisée ... c'est l'enfant de la Belgique, je pense que les deux parents doivent s'en occuper", i.e. Flandre et de la Wallonie. Il refuse donc de reconnaître la Région bruxelloise comme région à part entière. Bruxelles est une "erreur" qui n'a pas sa place dans les négociations communautaires actuelles (Lire aussi: La Libre Belgique: De Wever: "les francophones sont des immigrants en Flandre" et La Région Flamande veut cogérer ou annexer la Région de Bruxelles).
5 commentaires:



A entendre le petit révisionniste fascisant suant la suffisance haineuse, les francophones de ce pays seraient donc des immigrants n'ayant d'autre alternative que s'adapter. Dont acte, les flamands de Wallonie sont donc aussi des immigrants dans leur pays et plus spécifiquement lorsqu'il se rendent au sud de la frontière linguistique. Une telle conception de la vie en commun se définit par un mot "apartheid". On pourrait remarquer au passage qu'il est un des rares vocables flamands ayant franchi les limites d'un usage local pour être reçu universellement par tout démocrate comme l'expression radicale du repli identitaire et de la volonté de pureté ethnico-linguistique. A quand les injonctions du type "ni chien, ni vélo, ni francophone, ni allochtone, ni juif..." dans les administrations flamandes et sur les bancs publics du Nord? Ce petit politicien de kermesse dont la légitimité électorale est inversement proportionnelle à l' arrogance rêve sans doute d'un territoire "franstalig vrij" comme il y a 70 ans en Allemagne nazie on se félicitait de la naissance de territoires "Judenrein". L'apartheid n'est rien d'autre que du racisme ordinaire qui se cherche des justifications perverses pour imposer sa dictature sur les consciences."Ainsi commence le fascisme.Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit: C'est lui? Vous croyez? Il ne faut rien exagérer! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l'expulser" Gais-z-et-contents -Françoise Giroud
Laurent dit
Il n'est pas vrai que "apartheid" est un vocable flamand. Le mot est originaire de l'Afrikaans, langue parlée en Afrique du Sud et en Namibie. Il est vrai que l'Afrikaans est issue du néerlandais, diffusée par des colons néerlandais, mais il faut pas inventer des mythes que ça provient de la langue Flamand.
horto dit
Leterme est pire que De Wever, car il est au sein d'un parti "traditionnel", en pensant la même chose que l'ultranationaliste.
La Belgique va mal, tout est gangrené. Il faut des articles étrangers (NYT) pour prendre la mesure de ce qui se passe. Consternant.
melodius dit
Je m'étonne que personne n'ait relevé qu'il y a une minorité francophone en Flandre depuis le Moyen-Âge, et que les propos de l'historien De Wever sont donc tout bonnement négationnistes. Il est vrai que cette minorité a été assimilée sous la contrainte durant la deuxième moitié du 20ème siècle et qu'elle n'a pas fait grand chose pour se défendre. Sinon, De Wever confirme au moins un point fondamental, c'est que le noeud du problème est Bruxelles et la périphérie. J'ai pondu un billet à ce sujet ici : http://wat-walsch-is-valsch-is.blogspot.com/
Anonyme dit
goedendag Mr De Wever: une seule remarque, Bruxelles n'a jamais fait partie de la Flandre , à aucun moment de son histoire sauf pendant quatre mois entre juin et octobre 1356. A la grand-place, allez vous recueillir sur le gisant de Everard t'Serclaes, rue Charles Buls. Bruxelles fait partie du duché de Brabant resté indépendant de la Flandre, même sous domination hollandaise. HI! D.Persoons