Brigitte Grouwels: le cheval de Troie de la Flandre

Brigitte Grouwels est née le 30 mai 1953 à Hasselt (Limbourg, Région Flamande). Elle est domiciliée à Bruxelles depuis 1976. Elle fut Présidente du groupe CD&V ("Chrétiens Démocrates et Flamands", le parti de l’actuel Premier Ministre de la Belgique, Yves Leterme) au Conseil de la Région de Bruxelles et membre du Parlement flamand de 1999 à 2004. Depuis les élections régionales de juin 2004, Brigitte Grouwels est Secrétaire d’Etat à la Région Bruxelloise, chargée de la Fonction Publique, de l'Egalité des Chances, et du Port de Bruxelles. Véritable cheval de Troie de la Flandre, Madame Grouwels a démontré qu'elle était à la solde de la Région Flamande.

1. Brigitte Grouwels revendique la tutelle de la Flandre sur Bruxelles

En 2001, Brigitte Grouwels a publié, dans la revue séparatiste flamande "Secessie", dont l'éditeur responsable n'est autre que la députée Alexandra Colen du Vlaams Blok (parti néo-faciste, condamné en 2004 pour "incitation permanente à la ségrégation et au racisme" par le Tribunal de Gand), un article dans lequel elle révéle notamment sa revendication de tutelle de la Flandre sur Bruxelles. Son titre? "Une honteuse capitulation flamande" (en référence aux accords du Lambermont). Elle développe une argumentation en faveur d’un Bruxelles Flamand "Vlaams Brussel" qui faciliterait la flamandisation de la périphérie francophone de Bruxelles (ndlr: arbitrairement annexée par les autorités flamandes lors du vote des lois linguistiques de 1962-1963; lire ausi La frontière linguistique en Belgique).

L'article de Mme Grouwels dans la revue d"extrême droite "Secessie".



2. Brigitte Grouwels base sa campagne électorale sur un slogan haineux

Le slogan de campagne électorale pour les législatives de 2003 de Brigitte Grouwels était "Minder Frans, Meer Brigitte" ("Moins de Français, Plus de Brigitte"). Ce slogan incite clairement à la discrimination envers les 93% de francophones qui habitent dans la Région de Bruxelles. Selon Brigitte Grouwels, il s'agit d'une provocation pour contraindre les partis francophones à débattre sur l'amélioration du bilinguisme à Bruxelles.

Ci-dessous, l’affiche du CD&V pour Bruxelles: "Moins de Français, plus de Brigitte".


3. Brigitte Grouwels estime que le Vlaams Belang est "intéressant" et "positif"

Interrogée en 2004 par un journaliste de Télé Bruxelles sur la métamorphose du Vlaams Blok en Vlaams Belang, Brigitte Grouwels déclare qu'elle trouve des éléments "positifs, intéressants, respectueux des Droits de l’Homme" dans le programme du nouveau parti néo-fasciste. Le député FDF (Front Démocratique des Francophones) Didier Gosuin déclare au Parlement bruxellois le 19 novembre 2004 "Aujourd’hui, Madame, vous leur avez apporté une caution favorable en les qualifiant comme «positifs, intéressants, respectueux des Droits de l’Homme» - des gens qui viennent d’être condamnés pour racisme et qui, par un artifice, ont changé le «Blok» en «Belang» ! Ainsi donc,vous, Madame, qui vous dites dans les journaux de plus en plus Bruxelloise, en vos qualités de ministre bruxelloise, vous apportez crédit à ceux qui ont décidé d’enterrer et de tuer la Région bruxelloise. Madame, vous avez blessé … tous les francophones qui, depuis tant d’années, savent quelle est la menace de ces gens là à l’égard de leurs droits et de leurs libertés. Madame, aujourd’hui comme secrétaire d’Etat, vous avez tenu des propos inacceptables et vous les avez réitérés." (Lien et autres déclarations: Compte rendu de la scéance plénière du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale).

4. Brigitte Grouwels plaide pour le maintien d’un cadre linguistique discriminatoire

Les lois sur l’emploi des langues en matière administrative dans la Région de Bruxelles-Capitale induisent depuis de nombreuses années des discriminations directes ou indirectes à l’encontre des francophones bruxellois (Lire aussi Discriminations et injustices dans l'administration bruxelloise). Ces discriminations s'appuient sur deux piliers: la clef de répartition linguistique des emplois et les exigences linguistiques pour le personnel. La clef de répartition linguistique des emplois linguistique fixe la répartition du personnel entre les deux groupes linguistiques au sein de la fonction publique locale bruxelloise. La règle actuel garantit une représentation minimum flamande 25% à 50% selon la fonction exercée alors que les flamands ne représentent que 7% de la population bruxelloise. Le Conseil d'Etat est sans ambiguïté puisqu'il constate que le cadre "est un cadre politique" qui "n'a rien à voir avec la loi sur l'emploi des langues". Celle-ci précise que le cadre linguistique doit être fonction des dossiers traités dans chacune des deux langues nationales. Le 30 juin 2006, le Conseil d'Etat avait déjà cassé le cadre, datant de 1999, pour des raisons similaires ... or c'est toujours le même cadre qui est repris aujourd'hui. Brigitte Grouwels plaide pour le maintien de ce cadre linguistique discriminatoire et incite au bilinguisme des agents via l’octroi de primes linguistiques.

Le reportage de RTL-TVi sur le cadre linguistique discriminatoire



5. Brigitte Grouwels déclare "Un francophone compétent, cela n’existe pas"

Invitée par Pascal Vrebos dans les studios de RTL-TVI le dimanche 2 avril 2006, à la question, "qui choisiriez-vous entre un francophone unilingue hyper-compétent et un Flamand bilingue incompétent?", elle répondit, avec un petit sourire, "le Flamand". Le lendemain, à l’occasion d’une conférence de presse, elle rajouta une couche en signalant qu’elle "n’avait jamais rencontré un francophone compétent unilingue, que cela ne pouvait pas exister...". Il faut souligner que cette déclaration est faite par un membre du gouvernement bruxellois qui a encharge la gestion des ressources humaines de l'administration régionale. Nous sommes une Région qui compte 93% de gens qui parlent français. Dans la fonction publique régionale bruxelloise ainsi que dans la fonction publique locale, le bilinguisme n’est pas nécessaire pour l’ensemble des fonctions. Nous attendons de notre fonction publique un service de qualité qui réponde aux besoins de notre population. Pour ce faire, ce qui doit évidemment primer est la compétence et la volonté de rendre ce service de qualité.

6. Brigitte Grouwels veut un clavier d'ordinateur flamand

Dans son édition du 17 avril 2004, le quotidien francophone "Le Soir" annonce que la députée CD&V Brigitte Grouwels vient de suggérer au gouvernement de la Région flamande de remplacer, en Flandre, les claviers d'ordinateur Azerty par des claviers Qwerty. Les seconds seraient plus adaptés au flamand. Quelques millions de claviéristes flamands seraient donc priés d'oublier les automatismes acquis depuis 1830 (Azerty est le clavier officiel en Belgique) pour se convertir au Qwerty. Et tout ça pour que Grouwels mérite six lignes dans le livre du combat flamand contre l'odieuse domination culturelle francophone. Le quotidien "La Libre Belgique" écrit dans son édition du 20 avril 2004 "Un jour, c'est sûr, elle voudra scinder l'air qu'on respire en 2, en veillant à réserver le meilleur, le plus sain pour sa Communauté flamande. C'est comme ça. On ne la refera pas. Que vient-elle de trouver pour «sa» Communauté? Il fallait y penser. Elle l'a fait. C'est simple: elle estime que les claviers «Azerty» sont le symbole de la culture française.". Interrogée sur ce point par Grouwels, Patricia Ceysens, ministre flmande VLD de l’Economie, a parlé de l'interpellation la plus folle ("de gekste") qu'elle ait jamais entendue. Elle lui a aussi fait remarquer que l'Azerty n'était nullement imposé et que les claviers étaient tout simplement choisis en fonction des demandes des clients.

7. Brigitte Grouwels organise les taxis gratuits pour les médecins flamands

La Libre Belgique annonce dans son édition du 22 février 2008 (Lien: La Libre Belgique: Les médecins flamands avec chauffeur) que la Région flamande et la Commission communautaire flamande mettent la dernière main à un projet qui vise à financer le déplacement en taxi des médecins néerlandophones bruxellois le soir, le week-end et pendant les vacances d'été. Les courses seront donc gratuites pour les médecins flamands uniquement. La nouvelle a été confirmée par le cabinet de la secrétaire d'Etat bruxelloise Brigitte Grouwels (CD&V), qui gère la santé pour la Commission communautaire flamande en bonne entente avec le ministre flamand des Affaires bruxelloises Bert Anciaux (VlPro, parti nationaliste flamand progressiste). Avec un tel système, le médecin flamand n'est plus soumis au stress que peuvent provoquer les embouteillages habituels dans les grandes villes. Il ne doit plus non plus se tracasser pour le parking : le taxi l'attendra dehors dans son véhicule. Et puis, la présence du chauffeur permettra de tranquilliser le médecin, qui ne sera plus seul dans des quartiers qu'il n'a pas forcément l'habitude de fréquenter. Les médecins francophones, même bilingues, ne peuvent bénéficier de tels avantages. Ils apprécieront.

Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

4 commentaires:

  1. Jaio dit

    Laissons dire la flamouche de service. Au fond, elle nous montre que quand on est con on risque de l'être dans toutes les langues:-)
    Psst: Je l'ai écrit avec un clavier qwerty:-)


    Jaio dit

    Ah oui, Bd. Lambermont est en fête le WE prochain. Quelle fête? On ne sait pas mais c'est organisé par la communauté flamande. Quelle communauté? On ne sait pas mais il y aura, suivant les circulaires toutes boîtes, à boire et à manger et une ribambelle de groupes pour faire de la musique. RV, à la bibliothèque flamande dans le Cinetix. Quelle bibliothèque? Celle qui est toujours vide depuis son ouverture il y a un an malgré que les prix de location des DVD ne coûtent que 1 euro. A l'aide, les troyan horses sont partout!
    Faut croire que les 30% de fonctionnaires flamands bruxellois ne sont pas assez pour les 93% de francophones:-) Allei hop, faut bien rigoler:-)


    Anonyme dit
    Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    Anonyme dit

    Elle propose un "fixer" pour les medecins flamands.

    Un fixer est une personne qui est chargée d'aider un journaliste dans un environnement hostile.