Citations de Francophones

Cette nouvelle rubrique se compose de quatre parties. Cette première partie est consacrée aux déclarations d'hommes et de femmes francophones issus du milieu du journalisme ou membres de la société civile. Un festival de mensonges, de traîtrises, de niaiseries, ou de propos d'une bêtise édifiante dans le contexte actuel de la grave crise communautaire que traverse la Belgique et des violations des Droits de l'Homme commises par les autorités flamingantes qui sont largement documentées sur ce blog.

Dommage pour certains que les écrits restent.

Dorothée Klein, rédactrice en chef du Vif/l'Express, dans le Vif/l'Express du 24/08/07: "Les néerlandophones ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas développer le port d'Anvers en payant avec leur propres deniers une nouvelle ligne chemin de fer". Ni pourquoi les francophones de la périphérie ne respectent pas d'avantage leur langue. Sur le principe, peut-on vraiment leur donner tort?".

Monseigneur André-Mutien Léonard, évêque de Namur, dans Le Vif/l'Express du 18/07/08: "Si les francophones (...) veulent (...) que la Belgique se perpétue, il ne suffit pas qu'ils arborent des drapeaux belges dans les rues. Il faut qu'ils renoncent à tout complexe de supériorité linguistique".

Michel Quévit, professeur à l’Université Catholique de Louvain dans Le Soir du 20/09/08: "Le confédéralisme est une chance pour les Wallons et les Bruxellois".

Jacques Fostier (secrétaire générale du Conseil Economique et Sociale de Wallonie) dans La Libre Belgique du 15/02/08 : "Le problème de Hal-Vilvorde ne mérite pas que les Wallons y risquent leurs désirs d’avenir. Hal-Vilvorde, c’est la Flandre et que nous sachions, la Flandre n’a elle, aucune volonté expansionniste territoriale en Wallonie!"

Charles Bricman, ex-journaliste (La Libre Belgique, Le Vif-L’Express, Le Soir), dans De Standaard du 09/07/08: "Je suis francophone. J’ai même été un journaliste politique pour le journal Le Soir. Cependant, je suis totalement d’accord avec l’article de Peter Vandermeersch d’ajourd’hui («Sommes-nous tous des De Wevers ?»). Nous devons tous rester très attentifs : il y a maintenant une sorte d’hystérie qui s’est très vite propagée parmi les francophones. Je sais que les gens, au Soir, ne sont pas des racistes délibérés ou des haisseurs de flamands. Mais (comment dites-vous cela en néerlandais?), ils sont en train de perdre la boule (en français dans le texte)."

Bernard Hanin, ex-Directeur Générale de la cellule "Investissements étrangers" de l'AWEX (Agence Wallonne à l'Exportation), dans Trends-Tendances du 06/09/2007: "Je suis convaincu qu'il faut aller vers une confédéralisation de la Belgique. C'est la seule manière, à l'heure actuelle, de s'en sortir et d'avoir une fratrie belge constructive et positive. L'exemple à suivre est Louvain-la-Neuve. Pendant 20 ans les Belges se sont déchirés pour savoir si les francophones allaient quitter Leuven ou pas. (...) Il a fallu mettre les Wallons au pied du mur (...). Et regardez ce que LLN est devenue."

Bénédicte Vaes, journaliste (décédée) du journal le Soir, dans Le Soir du 14/12/07: "D’accord pour l’indispensable respect des cultures. S’il était généralisé, il y aurait moins de problèmes. L’agressivité flamande s’explique largement par une histoire de mépris francophone."

Christian Laporte, journaliste et écrivain, dans La Libre Belgique du 26/12/07: "Aux francophones de comprendre que certaines minorisations culturelles accumulées au moins de 1830 à 1970 ont pu frustrer jusqu'au complexe un grand nombre de compatriotes du nord".

Francis Van De Woestyne, journaliste de La Libre Belgique, dans la La Libre Belgique du 20/09/2008: "il sera tout aussi urgent, vital, d'entamer, enfin, cette grande réforme de l'Etat dont la Belgique a besoin (...) parce qu'une minorité ne peut éternellement bloquer la volonté d'une majorité ... Mais .... "il ne faut pas négocier maintenant".

Luc Delfosse, rédacteur en chef adjoint du journal Le Soir, dans De Morgen du 05/02/2005: "Laisser moi le dire quelque peu brutalement. Les francophones de Flandre ne peuvent continuer à se comporter de cette façon. Le temps du colonialisme est passé: au Congo, en Indonésie mais aussi dans la périphérie Bruxelloise. Des francophones qui se sont installés dans la périphérie flamande doivent apprendre le néerlandais. J’habite le Brabant Wallon, où ces dernières années des dizaines de milliers de flamands se sont installés. Ils parlent le français, leurs enfants vont dans des écoles francophones. Leur intégration se déroule très vite et naturellement."

Luc Delfosse, dans Le Soir, chat du 2/12/07: "je pense que la pays s’orientera immanquablement vers une confédération… belge. C’est écrit dans les astres. Et… dans le programme du CDV depuis… 2001." ... "un Premier francophone? Je ne sais par quel miracle. Le CDV-NV-A est incontournable. Le CDV-NV-A exige Leterme comme Premier. Et le cartel n’explosera pas." .... "Il n’y aura pas de gouvernement fédéral sans le cartel CDV-NV-A , c’est mathématique."

Luc Delfosse, dans Le Soir, 23/02/08: "Un Etat Wallonie-Bruxelles n’existera jamais. La Flandre ne lâchera pas sa capitale, pas plus qu’elle ne tolérera d’en étendre la frontière au détriment de son sol."

Olivier Mouton, journaliste au Soir, chat du 20/12/07: "Nous avons raté la chance d’un vrai bilinguisme belge. C’était dans les années 1930 et ce sont les francophones qui ont refusé!"

Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du journal Le Soir, dans De Morgen du 05/02/2005: "Les francophones qui habitent en Flandre et qui ne parlent pas le néerlandais, cela je ne l'accepte pas. J'habite moi-même en Flandre et je n'ai encore jamais parlé spontanément le français avec mes voisins". DM: Où habitez-vous en Flandre? Delvaux: "Dilbeek (rires), oui, oui, Dilbeek, "Waar Vlamingen Thuis Zijn" (ndlr "Où les flamands sont chez eux"). Je trouve cela normal de parler néerlandais dans le magasin ou au club de football. Et cela peut m'agacer, ces francophones qui continuent à parler le français avec ténacité dans une école flamande."

Et enfin, deux déclarations hilarantes à la suite de la rupture du cartel CD&V/N-VA:

Béatrice Delvaux, dans Le Soir du 23/09/2008: "au rang des bonnes nouvelles du jour, figure l'extrême bonne santé démocratique de la Flandre, incarnée par deux partis, l'Open VLD et le SP.A, certes tactiques, et par la presse du nord du pays, qui ont assumé leurs responsabilités."

Francis Van De Woestijne, dans La Libre Belgique du 23/09/2008: "Champagne et trompette. Pourquoi le cacher? On n'est pas mécontent de la tournure des événements".

2 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Le seul élément que je veux bien entendre, c'est que pendant des années, les patois flamands furent mal respectés. Cela a sans doute créé des rancoeurs.
    Pour le reste, Delvaux et Delfosse et C° sont pitoyables. On dirait qu'ils n'ont rien compris, ce qui est un comble pour des journalistes: obligés (pour quoi et par qui?) de s'accrocher à la Belgique et de ménager les flamands.
    Entendre que les francophones ne peuvent plus parler leur langue sous prétexte d'être dans une école flamande, je rêve.
    Faudrait un peu voyager, messieurs, dames les journalistes! Vous découvrirez d'autres réalités linguistiques.
    horto


    Etienne dit

    Pas d'accord... vous aimeriez vivre en Allemagne? Faut parler Allemand. En angleterre? Faut parler anglais. Au Luxembourg? C'est vivement recommandé le luxembourgeois(pour administratif, écoles, travail:tout les étrangers qui y habitent parlent la langue ou l'apprenne)
    En flandre? Il faut parler flamand : pas le choix, dire que cette langue ne sert à rien, c'est un propos discriminatoire. Il est normal de l'apprendre pour s'intégrer. Maintenant, il est évident que certaines communes ne désiraient pas être sous le joug flamand.