Citations de Flamands

La seconde partie de cette rubrique "citations et opinions cinq étoiles" est consacrée aux déclarations d'hommes et de femmes flamands issus du milieu du journalisme ou membres de la société civile. Un festival de mensonges, de niaiseries, ou de propos blessants ou d'une bêtise édifiante. A placer dans le contexte actuel de la crise communautaire que traverse la Belgique et des graves violations des Droits de l'Homme commises par les autorités flamandes qui sont largement documentées sur ce blogue. Notez que les immigrants dont il est question dans les citations ci-dessous sont les francophones. Parce que nous sommes des immigrants dans notre propre pays et sur notre propre territoire, que la Flandre nous a volé en 1962.

Jan Baert, abbé de la paroisse Sainte-Barbe, dans De Standaard du 14/10/2008, qui s'exprime sur son refus de célébrer les funérailles bilingues d'un de ses paroissiens à Rhode-Saint-Genèse, commune à facilités linguistiques: "Si demain une famille anglaise ou chinoise se présente, alors je dois aussi pouvoir parler l’Anglais ou le Chinois?"

Philippe Van Parijs, Professeur à l’Université Catholique de Louvain, dans le Vif/L'express, du 25/06/04: "Oui, il (le gouvernement flamand) peut appliquer le principe de territorialité linguistique. Cela signifie que tous les immigrants sont les bienvenus, mais que, s'ils veulent s'installer sur le territoire, ils doivent avoir le courage et l'humilité d'apprendre la langue locale. (...) les facilités me paraissent une bonne chose, à condition qu'elles soient perçues comme transitoires. Quand on a tracé la frontière linguistique, certaines personnes se sont trouvées du mauvais côté. Il était donc tout à fait légitime de leur octroyer des facilités (...). Par contre, il n'est pas sage d'avoir généralisé ce privilège à tout nouvel arrivant. Plus de 70 % des habitants des communes à facilités n'y sont pas nés."

Yves Desmet, rédacteur en chef du Morgen dans Le Soir du 27/10/07: "L'exigence la plus nationaliste, celle de l'extension de son propre territoire, vient du côté francophone, pas du côté flamand."

Yves Desmet, sur la non nommination des bourgmestres francophones démocratiquement élus dans les territoires occupés de la périphérie bruxelloise, dans De Morgen du 15/04/08: "Leur nouvelle candidature n’est rien d’autre qu’une provocation de plus, un refus manifeste d’accepter la loi. La démocratie commence avec le respect des règles et de l’Etat de Droit. C’est pour cela que ces bourgmestres n’ont pas été nommés, pas parce qu’ils sont francophones."

Geert Buelens, écrivain, dans Knack du 03/09/08: "Je suis partisan d’une conférence nationale sur ce passé. Laissons des politiques et historiens wallons s’asseoir autour d’une table avec leurs collègues flamands et, par exemple, reconnaître que leur communauté a traité les flamands de façon injuste."

Mia Doornaert, journaliste, dans De Standaard du 12/09/08: "Celui qui n’est pas assez fort dans sa langue, aura aussi difficile à penser de manière indépendante, et à tenir un débat argumenté. L’usage impropre de la langue mène à la pensée impropre. C’est de plus un requis démocratique pour tous les enfants, et tous les immigrés, leur donner une langue dans laquelle ils peuvent se retrouver dans tout le territoire néerlandophone".

Urbain Vandeurzen, Président de l’association patronale flamande VOKA, dans De Tijd du 04/096/2008: "Notre conseil au gouvernement flamand est: ne soyez pas naïf: Alors qu’il semble que les francophones laissent les choses s’endormir, ne vous aventurez pas dans une stratégie du pourrissement."

Urbanus, comédien, dans De Standaard du 19/07/08: "Pour une sur-injection de 10 milliards d’euros annuels vous pouvez bien dire une fois merci aux petits flamins (en français dans le texte). D’ailleurs, quand pensez-vous rembourser ce prêt ? Plus patient qu’Yves Leterme vous ne rencontrerez plus, notre judoka a déjà noué sa ceinture noire."

Jan Renders, ACW, organisation des employés chrétiens, dans De Standaard du 19/07/08: "La connaissance de la langue est chez nous un défi bien plus grand que dans les autres pays. Elle est importante socialement, pour l’intégration et le dialogue. C’est pour cela qu’elle doit être une exigence, dans le Wooncode ou pour l’achat d’habitations à Zaventem."

Luc Van Der Kelen, éditoraliste, dans Het Laatste Nieuws du 11/07/08: "Il y a dans la Belgique Française une surenchère à décrire la Flandre comme égoïste, arrogante, discriminatoire, et même pire, nazie ou raciste. Les politiques francophones nous dépeignent de façon négative à l’étranger … Les Francophones de ce pays devraient une fois comprendre qu’ils ont un partenaire unique: je ne connais aucun autre peuple qui a renoncé à sa majorité, et s’il y a aujourd’hui des tentatives à exercer la loi du nombre, c’est parce qu’à la suite de 10, 15 années de demandes, de requêtes, seul un non a suivi.

Boudewijn Van Peteghem, journaliste politique dans Trends du 30/06/08: "Maingain ferait mieux de s’occuper des 20% de chômeurs dans sa Région de Bruxelles, qu’il regarde la province environnante du Brabant Flamand, qui compte à peine 4% de chômeurs. Sur ce point, on ne l’entend pas. On ne doit même pas s’en étonner, parce qu’il a trop arrogance communautaire. Les flamands sont sa raison de vivre. Mais pas le chômage à Bruxelles."

Paul Geudens, éditorialiste, dans la Gazet van Antwerpen du 26/06/08: "Celui qui se sent chez lui au niveau économique et social, celui qui veut le meilleur pour ses enfants, celui qui ne veut pas être discriminé, doit apprendre à parler la langue de son environnement … la moitié du chômage à Vilvorde est lié à une mauvaise connaissance du néerlandais … Demander aux habitants de la Flandre de parler le néerlandais n’est pas une discrimination, mais uniquement un remède contre la discrimination."

Philippe Van Den Abeele, rédacteur, sur Philippe Moureaux (socialiste bruxellois francophone) dans In Flanders Fields du 20/06/08: "la traduction de "Vive la Belgique" est en fait "nous voulons plus d’argent" - La Flandre et les Flamands ne l’intéressent pas, mais bien l’argent."

Gravensteengroep, groupe d'intellectuels dits progressistes, Premier Manifeste: "La Belgique souffre d'un maque de solidarité politique … Les politiques francophones ont de nouveau porter à l’attention du Conseil de l’Europe un certain nombre de décisions du Parlement Flmand et du Gouvernement Flamand. Les Nations Unies ont aussi été impliquées dans ce processus. Ce sont des faits alarmants. Les points de vue flamands raisonnables et justes ont été constamment associés avec un héritage extrémiste … Ces assertions dépourvues d’esprit critique créent un climat dans lequel les Flamands sont présentés comme des gens désagréables. Il y a des Francophones qui maintenant se réjouissent parce qu’on pense dans le monde "La Flandre est raciste". Comme si eux n’avaient pas de pensée raciste. De telles pratiques gâchent les fréquentations entre Flamands et Francophones."

Luckas Vander Taelen, journaliste dans De Morgen du 29/04/08: "Alors que le monde autour d’eux devient toujours plus polyglotte, les jeunes francophones grandissent dans un monde artificiellement unilingue. Ainsi grandissent les jeunes bruxellois avec une image du monde déformée et l’illusion que tout le monde comprend le français. Grand sera le dégrisement quand ils vont découvrir à 18 ans qu’ils ne trouvent pas de travail parce qu’ils ne parlent que le français. La défense correcte de la culture française ne peut tout de même pas voir d’excuses pour condamner sa propre population à la marginalité."

Eric Donckier, journaliste dans Het Belang Van Limburg du 02/04/08: "L’assurance-santé flamande qui est obligatoire pour les flamands et facultative pour les bruxellois, est un rêve dans l’œil des francophones … la loyauté mutuelle est bien éloignée … La seule solution possible est une réforme de l’Etat imposée où les affaires de différents domaines, aussi la sécurité sociale, sont scindées. .. Si cela ne se produit pas, alors on risque une implosion du pays."

Luc Van Der Kelen, dans Het Laatste Nieuws du 13/03/08, à propos de la condamnation de la Flandre pour racisme par les Nations Unies: "Le Wooncode flamand demande aux locataires d’une habitation sociale qu’ils fassent de leur mieux pour connaître le néerlandais pour encourager l’intégration. Les Nations-Unies devraient féliciter la Flandre parce que notre communauté construit des habitations sociales où les demandeurs d’asile du monde entier peuvent habiter dans des circonstances qu’ils n’ont jamais connues dans leur vie."

Prof. Marc De Vos, Directeur du centre de recherche "Itinera Institute", dans De Tijd du 20/02/08: "L’intégration et l’assimulation sont pour moi intrinsèquement liées. Des immigrants qui s’intègrent au niveau social et économique, sont spontanément absorbés après plusieurs générations par leur nouvelle patrie .."

Paul Geudens, journaliste, dans la Gazet van Antwerpen du 14/01/08: "Les francopjones doivent savoir une bonne fois pour toute ce qu’ils veulent. Ou ils choisissent l’argent flamand, et alors ils se soumettent inconditionnellement à toutes les lois linguistiques et à une régionalisation approfondie des compétences, ou ils continuent à faire les fiers obstinément, mais alors ils laissent éclater le pays."

Yves Desmet, dans De Morgen du 16/11/2007, “Les politiques francophones sont unis dans leur désapprobation du ministre flamand des affaires intérieurs Marino Keulen de ne pas nommer les trois bourgmestres francophones. Cela s'appelle "un déni des francophones et de la démocratie" ... Depuis quand la démocratie et le droit de vote servent d'excuses à ne pas respecter la loi?"

Victor Irving Spoormaker, écrivain dans De Standaard du 09/11/07: “Le vrai problème dans la formation belge ne se trouve pas tant dans la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde (d’ailleurs à juste titre) mais bien plus : l’argent. La répartition est là particulièrement biaisée. La Flandre paie annuellement un large 10 milliards d’euros à la communauté française, sans que cela ait le moindre effet ou même seulement un mort de remerciement."

Dirk Volckaerts, éditeur, dans Brussel Deze Week du 3/10/07: "Malgré le fait que leurs propres électeurs francophones veulent et agissement autrement, les politiques locaux essaient encore toujours de toutes les manières possibles de réduire le caractère constitutionnel bilingue de la capitale. … Doit-on alors s’étonner que les jeunes du Quick ne savent même pas comprendre ‘Een hamburger en een cola alstublieft”".

Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

3 commentaires:

  1. Adhemar dit

    Si le lecteur ignore l’introduction, il trouvera ici, probablement pour la première fois sur ce blogue, un billet avec un peu de bon sens: sans mensonges, sans niaiseries, sans bêtises.

    Quel progrès!


    Lionel dit

    Loin de la caricature d'adhemar, je trouve quand même celle-ci pleine de bon sens: "Maingain ferait mieux de s’occuper des 20% de chômeurs dans sa Région de Bruxelles, qu’il regarde la province environnante du Brabant Flamand, qui compte à peine 4% de chômeurs. Sur ce point, on ne l’entend pas. On ne doit même pas s’en étonner, parce qu’il a trop arrogance communautaire. Les flamands sont sa raison de vivre. Mais pas le chômage à Bruxelles."


    himself dit

    Si les 20% de chômeurs se trouvent bien à Bruxelles, les 96% de travailleurs de la périphérie francophone environnante du Brabant Flamand se trouvent bien à Bruxelles aussi.

    Le ministre de l'emploi à BXL est un cdh : Destexhe et la ministre fédérale de l'emploi est la présidente du CDh.

    La cause profonde du chômage à bruxelles relève essentiellement des manquements en matière d'enseignement qui dépend de la Communauté Française: MD Simonet,Ch. Dupont, anceinnement Arena...

    Quand on se bat contre moulins sectaires ...
    http://grand-barnum.blogspot.com/search/label/enseignement