Armistice: récupération flamande, silence francophone
Bien que la Première guerre mondiale ait été une guerre belge, livrée par une armée belge, constitutée de flamands et de wallons, elle a représenté une étape importante dans la construction de l'identité flamande et du mouvement nationaliste flamand. A son tour, le gouvernement flamand a décidé d’imposer les champs de bataille du Westhoek, théâtre de la guerre des tranchées en Belgique, comme chef-lieu mondial du "vredestoerisme" (ce concept renvoit aux accords de Locarno de 1925 qui garantissaient les frontières fixées après la guerre), dédié à la cause de la paix et de la tolérance. Cette vision pacifiste de la guerre sert la lutte du Mouvement Flamand contre son adversaire: l'Etat belge. Le méchant n'est plus l'envahisseur Allemand mais bien la Belgique, qui a permis ce sacrifice dont le peuple flamand aurait injustement été la principale victime (Lien: Les mythes flamands de la Grande Guerre 14-18).
La Flandre utilise l’Armistice pour renforcer son image à l'étranger et se positionner comme un partenaire institutionnel incontournable. Des ambassadeurs du monde entier ont été invités à participer à la commémoration du 11 novembre 2008. Mais les voisins les plus proches de la Flandre ont été "oubliés": la Belgique et les francophones étaient les grands absents. Ni l'Etat Fédéral, ni la Communauté française ou la Région Wallonne n'ont été informés ou associés à ces commémorations. L'absence de la monarchie belge, alors que le Prince de Galles et le Grand-Duc du Luxembourg étaient présents, a également été fort remarquée. Le chant du Vlaamse Leeuw a été entonné et des brochures bilingues (néerlandais … anglais, pas de français!) ont été distribuées. Les dizaines de soldats wallons envoyés à la boucherie pour libérer la patrie sont tout simplement relégués aux oubliettes de l'Histoire.
La Flandre utilise l’Armistice pour renforcer son image à l'étranger et se positionner comme un partenaire institutionnel incontournable. Des ambassadeurs du monde entier ont été invités à participer à la commémoration du 11 novembre 2008. Mais les voisins les plus proches de la Flandre ont été "oubliés": la Belgique et les francophones étaient les grands absents. Ni l'Etat Fédéral, ni la Communauté française ou la Région Wallonne n'ont été informés ou associés à ces commémorations. L'absence de la monarchie belge, alors que le Prince de Galles et le Grand-Duc du Luxembourg étaient présents, a également été fort remarquée. Le chant du Vlaamse Leeuw a été entonné et des brochures bilingues (néerlandais … anglais, pas de français!) ont été distribuées. Les dizaines de soldats wallons envoyés à la boucherie pour libérer la patrie sont tout simplement relégués aux oubliettes de l'Histoire.
Vlaamse Leeuw, brochures bilingues "néerlandais-anglais" et absence de représentant francophone lors des commémorations de l'Armistice en Flandre ce 11 novembre 2008. Reportage de la télévision publique francophone belge, RTBF.
Aucun parti francophone ne s’est s'enquis auprès des exécutifs wallons ou de la Communauté française de ce cavalier seul flamand, à l’exception du RWF-RBF (Rassemblement Wallonie France et Bruxelles-France; Lien: Echos de Flandre). Le cabinet de Rudy Demotte (PS, Parti Socialiste), Ministre-Président de la Région Wallonne déclare "ne pas être au courant". Et la Flandre a déjà mis le cap sur la commémoration du centenaire de la "Der des der ", 2014-2018. Dans son édition du 7 novembre 2008, l’hebdomadaire "Le Vif / L’Express " nous informe qu' une étude commandée par la Région Flamande a identifié pas moins de 50 Etats jadis impliqués dans la bataille des Flandres: du Vietnam à Madagascar, de l'Egypte aux îles Fidji, en passant par la Chine, l'Inde et toutes les anciennes colonies françaises et britanniques. Pas un francophone belge n'est au courant de ce projet.
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
2 commentaires:


Normal, mon cher Olivier, que nos très chers mandataires ne soient pas informés.
Quand on pratique la politique de l'autruche depuis des décennies, on finit nécessairement par être atteint de cécité.
Imaginez-vous la tête enfouie dans le sable depuis tant d'années ...
Ce n'est pas du tout le cas des électeurs, ou, à tout le moins, de ceux qui ne profitent pas de l'état belgo-flamand
Anonyme dit
je lis: les flamands moins éduqués et plus pauvres en 14/18. POURQUOI ?
je lis: les wallons ne comprenaient pas mieux le français que les flamands en 14/18. Qui parlait FRANCAIS alors?
je lis: les flamands étaient majoritaires. pourquoi parlait-on français alors depuis 1830. On n'aimait pas les Hollandais ! Et les Français, on les aimait ?
La Révolution (et ses destructions)
l'EMPIRE et ses malheureux conscrits sans compter les rapines.