BHV: Menace de boycott des élections du 7 juin 2009
Le Centre de Coordination des Associations Flamandes (Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen; Lien: OVV) annonce sur son site internet que le "Groupe de Travail BHV", qui regroupe le Comité Hal-Vilvorde (Lien: Haviko), le Mouvement Flamand (Lien: Vlaams Volksbeweging) et le TAK (Lien: TAK), a envoyé un appel ce vendredi 30 octobre 2008 aux associations flamandes (culturelles, sociales, etc.) afin de récolter un maximum de signatures en faveur de la scission unilatérale et sans concessions de l’arrondissement électoral et judicaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour le 15 novembre. Les Présidents de partis flamands et les mandataires politiques flamands tant au niveau fédéral qu’au niveau régional en seront informé le 18 novembre. La couverture médiatique sera assurée dès le 21 novembre.
Tous les partis flamands, de l’extrême droite aux socialistes avaient voté le mercredi 7 novembre 2007 en Commission de l'Intérieur de la Chambre, la proposition de loi qui prévoit la scission pure et simple de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (lire: La scission de BHV: rupture du pacte des Belges). Seuls les députés flamands avaient participé au vote, les représentants francophones avaient quitté la séance avant le vote en signe de protestation. L’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde réunit les 19 communes de la Région de Bruxelles bilingue et 35 communes de la périphérie du Brabant Flamand dont certaines sont peuplées à plus de 85% par des francophones. Le tracé arbitraire de la frontière linguistique en 1963 a en effet conduit à placer les populations de la périphérie Bruxelloise, contre leur volonté, dans une Région qui n’est pas celle de leur choix, la Région linguistique flamande.
Si cet arrondissement est effectivement scindé, ce que les francophones ont toujours refusé, les quelque 150.000 francophones vivant en périphérie flamande de Hal-Vilvorde perdraient la possibilité de voter pour des candidats francophones bruxellois aux élections législatives et européennes. Ceux-ci perdraient également la possibilité de se faire entendre en français devant les juridictions de Hal-Vilvorde. Les partis flamands exigent-ils la scission de BHV parce que, selon eux, la Région flamande est unilingue, et que les francophones qui y vivent doivent s'intégrer, tels des immigrés. Ils voient dans la scission de BHV l'occasion de sceller l’unité linguistique, culturelle, et politique de leur Région. Et si la Flandre venait à prendre son indépendance, la frontière de l'Etat flamand serait bétonnée et difficilement contestable (Lire aussi: La frontière linguistique en Belgique; Les vrais enjeux de la scission de BHV).
À la suite de ce vote en Commission de l’Intérieur de la Chambre par les seuls partis flamands d’une proposition de loi scindant l’arrondissement de BHV, le parlement de la Communauté française avait déclenché une procédure de conflit d’intérêt. Ce mécanisme légal avait permis de suspendre la scission effective de BHV jusqu'en mai 2008. Le jeudi 8 mai 2008, à la Chambre, les Flamands des partis démocratiques et des partis non démocratiques et séparatistes ont imposé la mise à l’ordre du jour de la scission pure et simple de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Il y a eu 80 votes flamands en faveur de la mise à l’ordre du jour, 60 votes francophones contre cette mise à l’ordre du jour et 2 abstentions (Lire aussi: Coup de force flamand sur BHV; Synthèse des déclarations du CD&V sur BHV; Dossier: la scission de BHV).
Réunis le vendredi 9 mai en séance plénière, les députés francophones bruxellois de la Commission communautaire française (Cocof) avaient adopté la proposition de motion en conflit d’intérêts sur BHV à l’unanimité des 62 membres présents. Ce vote a permis à nouveau de suspendre la scission de BHV durant 120 jours, jusqu'en novembre 2008. Le Parlement Wallon et le Parlement Bruxellois disposeront encore chacun de la possibilité d'introduire une procédure en conflits d'intérêts, ce qui retardait la scission de BHV de 240 jours supplémentaires, soit après les élections européennes et régionales prévues le 7 juin 2009. Le "Groupe de Travail BHV" qualifie dans sa lettre ces procédures de conflits d'intérêts, pourtant parfaitement légales, de "carrousel d'obstruction anti-démocratique". Il appelle dès lors les partis flamands à voter la scission immédiate et unilatérale de BHV avant les prochaines élections.
Tous les partis flamands, de l’extrême droite aux socialistes avaient voté le mercredi 7 novembre 2007 en Commission de l'Intérieur de la Chambre, la proposition de loi qui prévoit la scission pure et simple de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (lire: La scission de BHV: rupture du pacte des Belges). Seuls les députés flamands avaient participé au vote, les représentants francophones avaient quitté la séance avant le vote en signe de protestation. L’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde réunit les 19 communes de la Région de Bruxelles bilingue et 35 communes de la périphérie du Brabant Flamand dont certaines sont peuplées à plus de 85% par des francophones. Le tracé arbitraire de la frontière linguistique en 1963 a en effet conduit à placer les populations de la périphérie Bruxelloise, contre leur volonté, dans une Région qui n’est pas celle de leur choix, la Région linguistique flamande.
Si cet arrondissement est effectivement scindé, ce que les francophones ont toujours refusé, les quelque 150.000 francophones vivant en périphérie flamande de Hal-Vilvorde perdraient la possibilité de voter pour des candidats francophones bruxellois aux élections législatives et européennes. Ceux-ci perdraient également la possibilité de se faire entendre en français devant les juridictions de Hal-Vilvorde. Les partis flamands exigent-ils la scission de BHV parce que, selon eux, la Région flamande est unilingue, et que les francophones qui y vivent doivent s'intégrer, tels des immigrés. Ils voient dans la scission de BHV l'occasion de sceller l’unité linguistique, culturelle, et politique de leur Région. Et si la Flandre venait à prendre son indépendance, la frontière de l'Etat flamand serait bétonnée et difficilement contestable (Lire aussi: La frontière linguistique en Belgique; Les vrais enjeux de la scission de BHV).
À la suite de ce vote en Commission de l’Intérieur de la Chambre par les seuls partis flamands d’une proposition de loi scindant l’arrondissement de BHV, le parlement de la Communauté française avait déclenché une procédure de conflit d’intérêt. Ce mécanisme légal avait permis de suspendre la scission effective de BHV jusqu'en mai 2008. Le jeudi 8 mai 2008, à la Chambre, les Flamands des partis démocratiques et des partis non démocratiques et séparatistes ont imposé la mise à l’ordre du jour de la scission pure et simple de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Il y a eu 80 votes flamands en faveur de la mise à l’ordre du jour, 60 votes francophones contre cette mise à l’ordre du jour et 2 abstentions (Lire aussi: Coup de force flamand sur BHV; Synthèse des déclarations du CD&V sur BHV; Dossier: la scission de BHV).
Réunis le vendredi 9 mai en séance plénière, les députés francophones bruxellois de la Commission communautaire française (Cocof) avaient adopté la proposition de motion en conflit d’intérêts sur BHV à l’unanimité des 62 membres présents. Ce vote a permis à nouveau de suspendre la scission de BHV durant 120 jours, jusqu'en novembre 2008. Le Parlement Wallon et le Parlement Bruxellois disposeront encore chacun de la possibilité d'introduire une procédure en conflits d'intérêts, ce qui retardait la scission de BHV de 240 jours supplémentaires, soit après les élections européennes et régionales prévues le 7 juin 2009. Le "Groupe de Travail BHV" qualifie dans sa lettre ces procédures de conflits d'intérêts, pourtant parfaitement légales, de "carrousel d'obstruction anti-démocratique". Il appelle dès lors les partis flamands à voter la scission immédiate et unilatérale de BHV avant les prochaines élections.
"Et dans le cas où l'arrondissement électoral de BHV ne serait pas encore scindé avant les élections européennes du 7 juin 2009, une nouvelle action patriotique sera menée au printemps 2009. Par le biais d'une nouvelle action de désobéissance civile les citoyens seront appelés à refuser leur collaboration à l'organisation de ces élections européennes inconstitutionnelles. Tous les soutiens possibles seront apportés aux communes du Brabant Flamand dans leur action afin de rendre ces élections impossibles." ("En mocht de kieskring B-H-V nog niet gesplitst zijn vóór de Europese verkiezingen van 7 juni 2009 dan wordt een nieuwe actie burgerzin in het voorjaar 2009 opgezet. Met een nieuwe dienstweigeringsactie zullen de burgers worden oproepen om hun medewerking aan de organisatie van deze ongrondwettelijke Europese verkiezingen te weigeren. Aan de Vlaams-Brabantse gemeenten zal alle mogelijke steun worden verleend in hun actie om deze verkiezingen onmogelijk te maken.").
En 2004 déjà, 25 des 35 communes de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde avaient menacé de boycotter ou d’invalider le scrutin européen du 13 juin 2004 si cet arrondissement électoral n'était pas scindé en deux arrondissements électoraux distincts. Sur ces 25 communes, neuf avaient décidé de ne pas arrêter les listes d'électeurs si l'arrondissement n'était pas scindé d'ici au 13 juin 2004. Il s'agit de Londerzeel, Kapelle-op-den-Bos, Gammerages (Galmaarden), Pepingen, Zemst, Lennik, Leeuw-Saint-Pierre, Overijse et Gooik. Seize autres communes avaient approuvé les listes électorales mais en se promettant d'invalider les élections après leur déroulement, si la scission n'était pas obtenue d'ici là. Dix communes se sont tenues à l’écart: Biévène (Bever), les six communes à facilités de Rhode-St-Genèse, Linkebeek, Drogenbos, Wemmel, Crainem et Wezembeek-Oppem ainsi que Merchtem, Affligem et Dilbeek qui affichent toutefois leur solidarité avec les 25 communes rebelles.
En 2007, des menaces de boycott et des appel à la désobéissance civile avaient à nouveau été lancés du côté flamand pour tenter de perturber le scrutin du 10 juin. Le "Groupe de Travail BHV" avait demandé aux citoyens d'aller voter, mais de refuser de siéger dans un bureau de vote ou un bureau de dépouillement. Une aide juridique à ceux qui suivront son appel avait été promise ainsi que le remboursement des éventuelles amendes des insubordonnés. Par ailleurs, 25 communes avaient annoncé qu'elles boycotteraient les élections si l'arrondissement n'était pas scindé. Selon Michel Doomst, maïeur CD&V de Gooik et porte-parole des bourgmestres, les communes de Beersel, Vilvorde, Zaventem et Steenokkerzeel soutenaient l'action mais jugaient l'appel à l'insubordination exagéré. Les six communes à facilités (plus Biévène) n'y ont pas pris part.
La cour d’appel de Bruxelles avait acquitté le mardi 20 mai 2008 un assesseur qui avait refusé de siéger lors des élections fédérales du 10 juin 2007, dans un bureau de vote de Lennik, pour protester contre le maintien de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La cour a considéré que ce refus était légalement justifié (Lire: La Justice Flamande suit les thèses des nationalistes flamands). Le mardi 3 juin 2008, la Chambre Flamande de la Cour d'appel de Bruxelles avait jugé que l'action publique contre 57 assesseurs récalcitrants était éteinte pour cause de prescription. Ces personnes avaient refusé d’assumer leurs devoirs d’assesseur lors des élections législatives fédérales du 10 juin 2007 pour protester contre le maintien de l’arrondissement de BHV (Lire: Justice: Prescription pour les assesseurs flamands qui ont violé la loi).
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
2 commentaires:



Excellent rappel et superbe synthèse ! De la belle ouvrage !
"Nazis pendant les guerres et catholiques entre elles" (J. Brel)
Or, nous voici désormais placés devant une nouvelle déclaration de guerre des Serbes du Nord.
Prenons-en acte ET AGISSONS EN CONSEQUENCE LE 7 JUIN 2009 !
Jean Simon dit
Mauvaise foi, duplicité et fourberie du gauleiter Keulen!"Il est incompréhensible que le Conseil de l'Europe ouvre un dossier alors que les intéressés n'ont pas épuisé toutes les voies de recours dans notre pays. Ils ne sont jamais allés devant le Conseil d'Etat", a-t-il rappelé.
Il faudrait aussi rappeler à ce gauleiter au petit pied que les 3 bourgmestres ne sont pas aussi stupides qu'il le suppose. En effet, dans l'état actuel des choses, un recours devant le Conseil d'Etat les aurait amenés devant les chambres flamandes de cette instance et l'on sait ce que l'activisme partisan des membres de cette coterie aurait engendré comme décision. Maintenant que les élections régionales approche, rattrapé par sa politique sectaire le courage lui manque pour porter seul le flambeau de l'intolérance et il cherche une issue en essayant de mouiller ses coreligionnaires en flandritude. A force de jouer au jeu du plus flamand que moi tu meurs et poussé par un ego très surdimensionné, il patauge maintenant misérablement entre l'espoir de sauver une crédibilité qui n'intéresse que lui et son désir revanchard d'imposer son idéologie flamando-flamingante à la face du monde.