Périphérie: complicité de la police flamande avec les milices privées

La Région Flamande s'appuie depuis plusieurs années sur des milices privées néo-fascistes (TAK, site web du TAK) et néo-nazies (Voorpost, site web du Voorpost) dans sa lutte contre la présence de francophones dans la périphérie francophone de Bruxelles, habitées par une très large majorité de francophones, qui a été annexée arbitrairement en 1962 par le biais d'un double déni de démocratie (Lire aussi: La frontière linguistique en Belgique). L'ojectif est d'ériger la Région Flamande et les territoires occupés en un Etat Flamand linguistiquement homogène et mono-ethnique. La scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde est le dernier obstacle à cet objectif (Lien: Les vrais enjeux de la scission de BHV).

La presse francophone ne souflle mot de cette complicité entre les forces de police flamande et les exactions de ces milices privées. Je pense au contraire qu'elle doit être dénoncée par tous les démocrates, francophones et flamands. L'enjeu est en effet essentiel. Si de telles actes sont autorisés à l'encontre de mandataires politiques, quel est le sort réservé aux simples citoyens? Ci-dessous deux reportages éclairants: le premier montre l'agression d'Olivier Maingain (Président du FDF), d'Eric Libert (Secrétaire du FDF) ainsi que de membres du collège échevinal de Wezembeek-Oppem (MR-FDF) par le Voorpost. Les forces de police de police ne réagissent pas. Le second reportage montre une action nocturne du TAK qui souille la maison communale de Wezembeek-Oppem en chantant le Vlaamse Leeuw. La police constate les dégâts et quitte les lieux, sourires aux lèvres.

1. Agression de mandataires de Wezembeek

La milice néo-nazie du Voorpost s'était donnée rendez-vous à Wezembeek-Oppem aux cris de "Franskiljons Dehors", "Wezembeek Flamand", "Belgique Crève", "Que le Roi crève" et "La Belgique c'est rien, la Flandre c'est tout". De nombreux policiers sont présents. On voit ensuite Olivier Maingain, Eric Libert et des mandataires communaux qui tentent de rejoindre la maison communale. Ils sont accueillis par des jets de projectiles en plein visage. Ils doivent reculer et partir devant le front du Voorpost. La police flamande assiste à cette agression sans réagir à aucun moment.



2. Souillage de la maison communale

Une action nocturne du TAK parmi de nombreuses autres. Extraits:
La police flamande: "Pouvons-nous vous demander de partir?"
Kurt Ryon (TAK) "Nous allons faire de notre mieux. Nous allons boire un verre pour la paix à Wezembeek-Oppem".
La police flamande face aux dégâts matériels: "Ne laissez pas de désordre, des affiches, etc."
Des passants flamands: "Que s'est-il passé ici ? Pourquoi font-ils cela? Pour la Flandre? Nous allons devoir payer les frais, la commune, les francophones et les néerlandophones. C'est la deuxième fois, ce week-end déjà ils étaient déjà venus peindre la façade. .. Il n'y a rien d'autre à faire ... il n'y a rien d'autre à faire".


Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

1 commentaires:

  1. Bruxellois dit

    J'étais sur les lieux, à Wezembeek-Oppem.

    Ces incidents se sont produits à l'occasion d'un meeting du MR précédant les législatives du 10 juin 2007.

    Je me souviens d'y avoir vu F.-X. de Donnea faire un pied de nez à ces neo-nazis flamingants.

    La passivité de la police était scandaleusement criante et je l'ai dénoncée à de multiples reprises.

    Comme je l'écrivis ailleurs sur ce blogue, le droit flamand de l'état flamand a été mis en place ... pour nier les droits et libertés des francophones, y compris le droit de se réunir paisiblement.

    Dès lors, aux yeux de la police flamande, simple exécutante, il n'y avait aucune infraction.