Yves Leterme, Premier Ministre de la Belgique, flamingant et hors-la-loi

Yves Leterme a été le ministre-président de la Flandre de 2004 à 2007. Membre du parti CD&V ("Démocrate-Chrétien et Flamand"), il a largement remporté les élections législatives du 10 juin 2007 avec 800 mille voix de préférences en Flandre. Il est devenu le Premier Ministre de la Belgique le 20 mars 2008. Il a démissionné le 22 décembre 2008. Vous trouverez ci-dessous quelques faits marquants dans la carrière de cet homme qui n'a jamais caché son mépris, voire davantage, pour la Wallonie et Bruxelles.

24 décembre 2005: Dans un entretien remarqué à l’hebdomadaire "Dag Allemaal", il compare la Wallonie à un sac de cailloux sur le dos d’une Flandre lancée dans une course cycliste de montagne. Il confie ensuite ne pas avoir d’état d’âme par rapport à la Belgique et à la Maison royale.

17 avril 2006: Yves Leterme, Ministre Président de la Région Flamande, estime qu'il est temps de revoir le statut de la Région de Bruxelles: il entend supprimer le statut de Région à la capitale afin d'asseoir la main-mise de la Flandre sur Bruxelles. Christian Van Eyken, l'unique élu francophone au Parlement Flamand, précise: "L'objectif est fixé sans ambages. La Flandre s'affirme de plus en plus comme une Nation. Ses dirigeants poursuivent avec méthode leurs objectifs. D'abord, "nettoyer" la périphérie bruxelloise. Ensuite, dans la perspective d'une Flandre enfin indépendante, au tournant de la prochaine décennie, tout faire pour récupérer Bruxelles" (Source: Article dans L'Express)

18 août 2006: Dans une interview donné au journal français Libération (Interview de Leterme dans Libération), Yves Leterme déclare "La Belgique n'est pas une valeur en soi ... La nécessité d'avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre ... La Belgique est née d'un accident de l'histoire, il ne faut pas l'oublier". Il ajoute "Que reste-t-il en commun ? Le Roi, l'équipe de foot, certaines bières...". Yves Leterme tient ensuite les propos suivants: "Apparemment les francophones ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais". Plainte pour racisme est déposée par plusieurs parlementaires.

10 juin 2007: Yves Leterme remporte les élections avec 790.000 voix de préférence. Il glace aussi les francophones: ses supporters agitaient des drapeaux flamands aux couleurs séparatistes.



21 juillet 2007: un journaliste de la RTBF, la chaîne publique francophone, demande à Yves Leterme, alors occupé à essayer de former un gouvernement, pourquoi ce jour est la fête nationale de la Belgique. Il est incapable de répondre et ira même jusqu'à entonner La Marseillaise lorsqu'on lui demande de chanter La Brabançonne, hymne national de la Belgique. Article Le Soir Le Soir. Le Journal de la RTBF en vidéo sur Youtube: Vidéo You Tube

22 juillet 2007: Yves Leterme, dans une réponse à une interview à la télévision VTM, se défend de la manière suivante "J'ai des choses bien plus importantes à faire que ces foutaises (“flauwekul”) ... Je crois qu'ils me cherchent. Celui qui me cherche le paiera tôt ou tard". Le Soir écrit: En disant "ils", le futur Premier ministre de tous les Belges parle bien des francophones ?

1 décembre 2007: dans une interview aux journaux flamands "Het Belang van Limburg" et "Gazet van Antwerpen", Yves Leterme compare la RTBF, la chaîne publique francophone, à Radio Mille Collines, faisant ainsi référence à la radio du même nom, qui émettait au Rwanda en 1993 et 1994 pendant le génocide, appelant notamment aux actes de violence envers les Tutsis. Le Blog d'Alain Gerlache - Journaliste Politique, Le Journal de la RTBF en vidéo sur Youtube

13 Février 2008: Yves Leterme déstabilise la monarchie en dévoilant le contenu des échanges, tenus en tête-à-tête, avec le Roi, ce que l'on nomme le "colloque singulier" alors que la tradition veut qu'ils soient couverts par le secret et que nul n'en révèle la teneur (lire aussi: Michel Konen: Les Colloques Singuliers d'Yves Leterme; Le Soir A Bout Portant: Rompre le secret royal, c’est mettre en cause l’idée de la monarchie représentative).

12 avril 2008: Yves Leterme défend sur Euronews le code du logement flamand ("wooncode"), adopté lorsqu’il était le Ministre-Président de la Région flamande. En février 2008, le Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale s'était dit "préoccupé par l'adoption par le gouvernement flamand en décembre 2006 d'un décret restreignant l'accès aux logements sociaux aux personnes qui parlent ou qui ont pris l'engagement d'apprendre le néerlandais" (Vidéo Youtube de l'interview de Leterme sur Euronews).

10 novembre 2008: La commissaire européenne à la concurrence, Neelie Kroes, accuse Yves Leterme d'avoir raconté un "mensonge" en affirmant, lors d'une émission télévisée aux Pays-Bas, que la Commission européenne était injoignable au cours du week-end durant lequel les pays du Benelux ont conclu un accord pour sauver la banque Fortis. Un Premier ministre qui se fait traiter de menteur par une Commissaire européenne représente une première à ce niveau politique. Yves Leterme n'a pas démenti cette information (Lien: L'Echo: Fortis: Neelie Kroes affirme que Leterme ment).

10 novembre 2008: Yves Leterme (CD&V) menace de retirer la garantie de l'Etat si la procédure judiciare introduite par les petits actionnaires de Fortis aboutit à l’annulation de la vente à BNP Paribas. Beaucoup ont surtout vu dans cette sortie une ingérence de l’exécutif dans une décision de justice, en dépit de la séparation des pouvoirs inscrite dans la Constitution (Lire: La Libre Belgique: la déviance totalitaire de Leterme).

17 décembre 2008: Dans un courrier adressé au ministre de la Justice, Jo Vandeurzen (CD&V) Yves Leterme indique qu'il y a eu des contacts entre son chef de cabinet, Hans D'Hondt, et le substitut du Procureur du Roi, Paul Dhaeyer, ancien collaborateur parlementaire du CD&V, et Jan De Groof, l'époux étiqueté CD&V de la magistrate Christine Schurmans qui faisait partie de la chambre qui traitait l'affaire Fortis. Le premier président de la Cour de Cassation (la plus haute juridication en Belgique), Gislain Londers, estime que "tout a été mis en oeuvre pour que l'arrêt de la 18ème chambre de la Cour d'appel ne soit pas prononcé" (gel temporaire des plans de rapprochement, imaginés par le gouvernement, entre Fortis Banque et la Française BNP Paribas).


Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

2 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Comme Annonce Google en bas de cette page, j'ai vu le lien suivant:
    Cours de Néerlandais
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    www.ella.eu

    Assez drôle...


    melodius dit

    Ce qui me sidère, c'est que le CD&V se donne des airs de martyrs. Ca démontre bien que ces gens ne voient pas où est le problème et que si on leur en donne à nouveau l'occasion, ils recommenceront. Onkelinckx déclarait par ailleurs il y a deux jours à peine qu'il y a une "guerre des juges", la thèse du CD&V inventée pour sauver la peau de Leterne, alors qu'il suffit de lire les avis du procureur-général près la cour d'appel et celui du premier président de la cour de cassation côte-à-coôte pour voir que non seulement ils ne se contredisent en rien, mais qu'ils se complètent et démontent le petit jeu du gouvernement pour éviter un arrêt défavorable avec la complicité de la juge marron Schurmans. Cela montre bien que le PS est l'allié objectif de ce parti qui a déjà fait un tort énorme à ce pays et singulièrement aux francophones qu'il hait et qu'il a la ferme intention de continuer, aidé notamment par le PS.

    J'espère pour ma part que cette affaire connaîtra des suites judiciaires et qu'on verra bientôt Leterne se dirigeant menottes au poignet et entre deux gendarmes vers la prison de Forest.