Fourons: flamandisation des noms de rues

Le conseil communal de Fourons (commune à "facilités" située au nord de la province de Liège, Wallonie, sans aucun lien territorial avec la Flandre) a voté le 21 juin 2007 des modifications de noms de rues et de numéros de maisons. Ces modifications sont destinées à répondre aux exigences de la Poste qui souhaitait que les six villages de la localité portent le même code postal (3790) et des noms de rues différents. Les francophones du parti RAL ("Retour aux Libertés") avait proposé des amendements mais ceux-ci avaient été rejetés par un vote de la majorité flamande "Voerbelangen" contre la minorité francophone. Les nouveaux noms de rues sont d'application à Fourons depuis le 1er janvier 2009 (RTL-info: Nouvel affront aux francophones à Fourons).

Les noms flamands les plus folkloriques mais surtout intraduisibles ont ainsi fait leur apparition. Quelques exemples: "Schietekamer", "Vogelstang", "Grijzegraaf", "Kromme Jong", et "Rijksheerlijkheidsstraat". Il y a aussi les changements symboliques comme la "Schoolstraat" qui devient la "1-septemberstraat". C'est en effet le 1er septembre 1963 qu'est entrée en application la loi fixant définitivement le tracé de la frontière linguistique en Belgique (Lire: La frontière linguistique en Belgique). Fourons fut rattachée à cette date à la province flamande du Limbourg, avec des facilités pour les francophones, alors que la majorité de ses habitants souhaitent rester en Wallonie dans la province de Liège (64.5% des habitants ont voté pour le régime français avec des facilités pour les flamands).

Le parti francophone RAL estime que "Voerbelangen (le parti flamand au pouvoir grâce aux voix néerlandaises) a fait de ce dossier une nouvelle arme de flamandisation visant à imposer aux francophones de nouvelles vexations avec un seul objectif : l’érosion des facilités et la disparition de tout ce qui pouvait avoir une consonance francophone. Les désagréments de ce genre de politique ... sont nombreux et sous-estimés, mais dans les réunions privées de Voerbelangen on adore en rire." Les francophones regrettent aussi que ces changements ne relèvent d'aucune approche scientifique ni logique, mais "uniquement du souci de nuire. Une politique qui relève de l’arrogance et du mépris ..." (Lien: Le groupe Retour aux Libertés communique sur les noms de rues).

Le bourgmestre flamand des Fourons, Huub Broers, estime que des noms flamands intraduisibles doivent remplacer les noms français "pour rendre une certaine réalité historique"...

Reportage de la télévision publique francophone RTBF


Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

4 commentaires:

  1. Veritas dit

    Les nouveaux nom de rues à Voeren sont des noms historiques qui ont été utilisés pendant les dernières siècles par la population locale. Car on parlait toujours un dialect de néerlandais à Voeren.

    Votre commentaire 'Voerbelangen (le parti flamand au pouvoir grâce aux voix néerlandaises)' est fautive. Selon la denière élection locale, le Voerbelangen a obtenu même une majorité des votes belges.


    melodius dit

    C'est une nouvelle démonstration de l'incapacité flamande à gérer les relations avec une minorité (cependant localement majoritaire). Le seul moyen d'assurer les droits de tous est que toutes ces communes soient soustraites au pouvoir flamand.


    TJ dit

    bonsoir,
    je découvre et aime beaucoup votre blog. je me permet de le mettre en lien chez moi !
    bonne soirée


    Anonyme dit

    faut tout lire hein!
    De Morgen (assez anti-flamingant), 27-1.

    Nauwelijks Voerense kinderen in Franstalige privéschool in Voeren.

    De kinderen die school lopen in de Franstalige privéschool van Sint-Martens-Voeren komen van buiten Voeren. Er zouden hoogstens vijf kinderen uit Voeren les kunnen volgen, blijkt uit het antwoord van Vlaams minister van Onderwijs Frank Vandenbroucke op een vraag van Luk Van Nieuwenhuysen (Vlaams Belang).