Notre Avenir
Notre condition de minorité en Belgique remise en question… en 10 questions.
1. La Belgique aujourd’hui, c’est quoi ?
Malgré tous les efforts pour tenter de maintenir l'unité, aujourd'hui la Belgique est de plus en plus composée de deux opinions publiques très différentes. Flamands et Francophones ne lisent pas les mêmes journaux, ils ne regardent pas les mêmes chaînes de télévision, ils ne fréquentent pas les mêmes écoles et universités, ils ne peuvent pas voter pour les mêmes partis politiques, et ils ont une sensibilité politique différente. Chaque communauté tourne sur elle-même, et ce fossé ne cesse de s’élargir.
La Flandre s’érige progressivement en un véritable Etat-Nation au sein même de l’Etat fédéral belge. Elle dispose de son propre réseau d’ambassades, elle impose un programme d’intégration flamand sur son territoire, elle a obtenu la scission des ligues sportives, elle développe sa propre sécurité sociale flamande (allocation familiale complémentaire flamande, assurance hospitalisation flamande, etc.), une politique flamande de l'énergie, une sécurité routière adaptée à la sensibilité flamande, etc.
2. Et si on acceptait ce désir d’autonomie ?
Inutile de les blâmer ou de développer un sentiment de rejet face à cette attitude. Ce souhait de s’ériger en Etat-Nation doit être compris et accepté. C'est leur droit, parfaitement démocratique, que cela nous plaise ou non. Il faut écouter ce qu’ils disent. Les Flamands veulent leur autonomie. Est-ce légitime? Est-ce égoïste? Quoi qu’il en soit c’est un fait comme en attestent les cinq résolutions du Parlement flamand approuvées à l’unanimité le 3 mars 1999, la « Bible » politique flamande.
3. Faut-il tout laisser faire ?
Les Flamands ne sont plus prêts à jouer le jeu des concessions équitables. Ils ont utilisé leur majorité numérique au Parlement fédéral pour briser le « pacte des Belges », selon lequel les deux groupes linguistiques évitent de tenir des votes sectaires, ils font primer leurs circulaires et décrets régionaux sur la loi fédérale, et ils échangent des transferts financiers temporaires contre des droits institutionnels définitifs: de l’argent liquide contre des droits en béton, notamment au détriment des Bruxellois.
La stratégie flamande est celle des « petits pas ». Sur ce site, vous trouverez de multiples illustrations de ce processus. Explorez-le, vous réaliserez que ce n'est plus l'heure de minimiser et de croire que les flamands se contenteront d'un statu quo. Isolée, aucune concession francophone, aucune démarche flamande n'est vraiment grave. C'est leur multitude, qui crée un problème. La volonté autonomiste flamande ne peut se réaliser au détriment des droits et libertés fondamentaux de la minorité francophone.
1. La Belgique aujourd’hui, c’est quoi ?
Malgré tous les efforts pour tenter de maintenir l'unité, aujourd'hui la Belgique est de plus en plus composée de deux opinions publiques très différentes. Flamands et Francophones ne lisent pas les mêmes journaux, ils ne regardent pas les mêmes chaînes de télévision, ils ne fréquentent pas les mêmes écoles et universités, ils ne peuvent pas voter pour les mêmes partis politiques, et ils ont une sensibilité politique différente. Chaque communauté tourne sur elle-même, et ce fossé ne cesse de s’élargir.
La Flandre s’érige progressivement en un véritable Etat-Nation au sein même de l’Etat fédéral belge. Elle dispose de son propre réseau d’ambassades, elle impose un programme d’intégration flamand sur son territoire, elle a obtenu la scission des ligues sportives, elle développe sa propre sécurité sociale flamande (allocation familiale complémentaire flamande, assurance hospitalisation flamande, etc.), une politique flamande de l'énergie, une sécurité routière adaptée à la sensibilité flamande, etc.
2. Et si on acceptait ce désir d’autonomie ?
Inutile de les blâmer ou de développer un sentiment de rejet face à cette attitude. Ce souhait de s’ériger en Etat-Nation doit être compris et accepté. C'est leur droit, parfaitement démocratique, que cela nous plaise ou non. Il faut écouter ce qu’ils disent. Les Flamands veulent leur autonomie. Est-ce légitime? Est-ce égoïste? Quoi qu’il en soit c’est un fait comme en attestent les cinq résolutions du Parlement flamand approuvées à l’unanimité le 3 mars 1999, la « Bible » politique flamande.
3. Faut-il tout laisser faire ?
Les Flamands ne sont plus prêts à jouer le jeu des concessions équitables. Ils ont utilisé leur majorité numérique au Parlement fédéral pour briser le « pacte des Belges », selon lequel les deux groupes linguistiques évitent de tenir des votes sectaires, ils font primer leurs circulaires et décrets régionaux sur la loi fédérale, et ils échangent des transferts financiers temporaires contre des droits institutionnels définitifs: de l’argent liquide contre des droits en béton, notamment au détriment des Bruxellois.
La stratégie flamande est celle des « petits pas ». Sur ce site, vous trouverez de multiples illustrations de ce processus. Explorez-le, vous réaliserez que ce n'est plus l'heure de minimiser et de croire que les flamands se contenteront d'un statu quo. Isolée, aucune concession francophone, aucune démarche flamande n'est vraiment grave. C'est leur multitude, qui crée un problème. La volonté autonomiste flamande ne peut se réaliser au détriment des droits et libertés fondamentaux de la minorité francophone.
4. Jusqu’où veulent aller les Flamands ?
Avec la majorité à l'échelle nationale, les Flamands mettront le temps mais finiront par obtenir tous les leviers du pouvoir. La « loi du nombre » remet en cause la coexistence pacifique des deux communautés. Ils iront, un petit pas anodin après l'autre, jusqu’à l’indépendance avec la mainmise sur Bruxelles et peut-être même le contrôle de la Wallonie, réduite au statut de satellite, en conservant éventuellement l’appellation "Belgique" telle une coquille complètement vide.
"Les francophones qui ne sont demandeurs de rien" freinent leur progression ? Les Flamands en ont pris leur parti. Un expert du mouvement flamand a imaginé la nouvelle stratégie du gouvernement flamand comme parade. Dans les négociations, la position des Francophones devient pour eux un avantage. Ils exploitent au maximum les compétences de l'entité fédérée flamande pour prospérer seuls et attendent simplement que les Francophones, financièrement asphyxiés et dos au mur, viennent demander de l’argent … en échange de droits.
5. Peut-on accepter la scission de BHV ?
La scission de BHV est bel et bien un enjeu capital. Car, en cas de déclaration d’indépendance de la Flandre, les frontières régionales deviendraient selon la jurisprudence internationale les frontières d’Etats. C’est sans nul doute pour cette raison que d’une part les flamands tiennent tant à cette scission et que d’autre part ils ne prendront pas leur indépendance avant de l’avoir obtenue. Mais cette perspective enclaverait définitivement Bruxelles, région à 93% francophone, dans un Etat unilingue et mono-culturel flamand.
Avec la majorité à l'échelle nationale, les Flamands mettront le temps mais finiront par obtenir tous les leviers du pouvoir. La « loi du nombre » remet en cause la coexistence pacifique des deux communautés. Ils iront, un petit pas anodin après l'autre, jusqu’à l’indépendance avec la mainmise sur Bruxelles et peut-être même le contrôle de la Wallonie, réduite au statut de satellite, en conservant éventuellement l’appellation "Belgique" telle une coquille complètement vide.
"Les francophones qui ne sont demandeurs de rien" freinent leur progression ? Les Flamands en ont pris leur parti. Un expert du mouvement flamand a imaginé la nouvelle stratégie du gouvernement flamand comme parade. Dans les négociations, la position des Francophones devient pour eux un avantage. Ils exploitent au maximum les compétences de l'entité fédérée flamande pour prospérer seuls et attendent simplement que les Francophones, financièrement asphyxiés et dos au mur, viennent demander de l’argent … en échange de droits.
5. Peut-on accepter la scission de BHV ?
La scission de BHV est bel et bien un enjeu capital. Car, en cas de déclaration d’indépendance de la Flandre, les frontières régionales deviendraient selon la jurisprudence internationale les frontières d’Etats. C’est sans nul doute pour cette raison que d’une part les flamands tiennent tant à cette scission et que d’autre part ils ne prendront pas leur indépendance avant de l’avoir obtenue. Mais cette perspective enclaverait définitivement Bruxelles, région à 93% francophone, dans un Etat unilingue et mono-culturel flamand.
Accepter la scission de BHV c'est aussi "fragiliser" davantage les "facilités linguistiques" dans les 6 communes à régime spécial de la périphérie bruxelloise (Consulter la carte interactive des discriminations). Rappelons que les Francophones ont accepté que six communes à larges majorités francophones soient désignées flamandes ... pour autant que des « facilités linguistiques » leur garantissent une vie administrative et scolaire en français. La remise en question d’une partie de cet accord donne le droit de remettre aussi l’autre partie de l’accord en question, à savoir les frontières de Bruxelles.
6. Que font les quatre grands partis francophones ?
Ils sont toujours prêts à « conserver la Belgique à n’importe quel prix »… pour sauver l’illusion du pouvoir. Depuis plus de quarante ans, les partis francophones concèdent lourd à chaque vague d’exigences flamandes en espérant que cela calme à jamais leur appétit. Et très vite, d’autres exigences unilatérales reviennent. Au fil des ans, les partis flamands revendicatifs prennent de l'ampleur et influencent les programmes de tous les partis flamands. Cependant, dans les rangs de chaque parti, de plus en plus d’hommes et de femmes sont déjà convaincus des vertus pour les Francophones d’une alternative à la Belgique.
7. Pourquoi est-il difficile de se remettre en question ?
Réfléchir sur son identité nationale ou sur l’avenir du pays dans lequel on est né est particulier. Prendre position, c’est risquer les conflits. Il est plus commode d’occulter les problèmes ou de les relativiser plutôt que de devoir en prendre acte et agir en conséquence. Mais laisser faire, c’est accepter que le projet national flamand finisse par aboutir au détriment de nos propres intérêts. Il y a certes un travail de deuil de la Belgique à faire. Mais ce pays n'est plus capable de fonctionner correctement.
8. Concrètement, quelles sont les alternatives crédibles ?
Les destins à envisager sont au nombre de trois :
- Un Bruxelles-District indépendant et une Wallonie indépendante ;
- Une Belgique « résiduelle » constituée de Bruxelles, des six communes à facilités et de la Wallonie ;
- Une forme d’union avec la France dans laquelle Bruxelles et Wallonie conserveraient autonomie et identité propre.
Chacun de ses trois destins possibles comporte des avantages et des inconvénients. Il sera un jour temps de les présenter dans le détail à tous les Francophones de Belgique afin qu’ils choisissent en connaissant les véritables enjeux. Le vote des populations concernées - notre autodétermination populaire - sera donc demandé dans le plus parfait respect de la démocratie locale, ignorée depuis bien trop longtemps.
6. Que font les quatre grands partis francophones ?
Ils sont toujours prêts à « conserver la Belgique à n’importe quel prix »… pour sauver l’illusion du pouvoir. Depuis plus de quarante ans, les partis francophones concèdent lourd à chaque vague d’exigences flamandes en espérant que cela calme à jamais leur appétit. Et très vite, d’autres exigences unilatérales reviennent. Au fil des ans, les partis flamands revendicatifs prennent de l'ampleur et influencent les programmes de tous les partis flamands. Cependant, dans les rangs de chaque parti, de plus en plus d’hommes et de femmes sont déjà convaincus des vertus pour les Francophones d’une alternative à la Belgique.
7. Pourquoi est-il difficile de se remettre en question ?
Réfléchir sur son identité nationale ou sur l’avenir du pays dans lequel on est né est particulier. Prendre position, c’est risquer les conflits. Il est plus commode d’occulter les problèmes ou de les relativiser plutôt que de devoir en prendre acte et agir en conséquence. Mais laisser faire, c’est accepter que le projet national flamand finisse par aboutir au détriment de nos propres intérêts. Il y a certes un travail de deuil de la Belgique à faire. Mais ce pays n'est plus capable de fonctionner correctement.
8. Concrètement, quelles sont les alternatives crédibles ?
Les destins à envisager sont au nombre de trois :
- Un Bruxelles-District indépendant et une Wallonie indépendante ;
- Une Belgique « résiduelle » constituée de Bruxelles, des six communes à facilités et de la Wallonie ;
- Une forme d’union avec la France dans laquelle Bruxelles et Wallonie conserveraient autonomie et identité propre.
Chacun de ses trois destins possibles comporte des avantages et des inconvénients. Il sera un jour temps de les présenter dans le détail à tous les Francophones de Belgique afin qu’ils choisissent en connaissant les véritables enjeux. Le vote des populations concernées - notre autodétermination populaire - sera donc demandé dans le plus parfait respect de la démocratie locale, ignorée depuis bien trop longtemps.
La viabilité économique sera une donnée capitale. Il faudra aussi opter pour le destin que nous estimerons le plus à même de répondre à nos besoins et de nous sortir de la domination du puissant voisin flamand. Par ailleurs, les Francophones, Wallons et Bruxellois, devront un jour se donner les moyens de négocier équitablement la partition de la Belgique, seuls ou s’ils le souhaitent avec un allié (la France) capable d'inverser le rapport de force.
9. L’enclavement de Bruxelles, est-ce risqué?
Dans une configuration post-Belgique, Bruxelles, telle qu'actuellement délimitée, serait enclavée dans le territoire flamand, sans pouvoir contrôler ses accès routiers, fluviaux, aériens ou ferroviaires. Cette configuration est vouée à l’échec si l’on en croit les précédents dans l’histoire. Il conviendra donc de placer sous souveraineté bruxelloise, en sus du corridor constitué de Rhode-Saint-Genèse, trop étroit, les axes de transport majeurs qui relient Bruxelles à la Wallonie.
10. Etes-vous prêt à tout concéder pour rester Belge ?
Quel que soit le destin alternatif choisi, il nous permettrait de nous débarrasser définitivement du conflit communautaire et de nous concentrer enfin sur les vrais problèmes des gens: défis environnementaux, sociétaux, économiques. Mais au-delà de ça, choisir une alternative à la situation de blocage et de flamandisation actuelle, c’est le meilleur moyen de rester ce que l’on est.
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38 commentaires:



Excellente initiative ! Bravo !
Anonyme dit
Bravo! Merci! Tout est dit! Osons notre liberté!
Anonyme dit
En tant que Français vivant à Bruxelles, je me sens concerné par la problématique énoncée. Je partage tout à fait l'avis exposé : les flamands ont le droit de vouloir bétonner leur culture, mais pas au détriment des francophones. Et Bruxelles est francophone depuis bien avant la création de la Belgique. La scission est la seule garantie pour les francophones de Belgique : ne laissons pas les flamands grignoter Bruxelles.
M-C B. dit
Très juste, mais nos politiques francophones ne nous écoutent pas. Comment faire ? Déjà pour les motiver à empêcher Belgocontrol d'envoyer les survols d'avions de l'entreprise Zaventem sur l'autre communauté au lieu de continuer à les faire survoler au-dessus des zones non constructibles à cet effet. Nos politiques francophones s'assoient à côté du secrétaire de la mobilité qui est un hors-la-loi puisqu'il fait fi des décisions de justice. Ceci alors qu'ils ont tout en mains pour le faire démissionner. Nos politiques francophones se rendent ainsi complices d'un délinquant qui devrait faire de la prison comme tout citoyen qui ne respecte pas la Justice. Ils ne font qu'écrire des lettres gentilles et proprettes d'une lamentable mollesse. Et en attendant 600 mille personnes souffrent des nuisances aériennes. Cette torture qu'on nous inflige serait sans doute encore en vue d'un marchandage ? Avez-vous déjà étudié ce sujet ? Vivement la séparation !
anti1150 dit
Que les votes flamands se concentrent dans l'option 6, quoi de plus normal dans cet état belgo-flamand ?
Yves dit
Bien que très francophone, respectueux du choix démocratique, par ex les 3 bourgmestres non-nommés, je pense que la situation (linguistique) actuelle ne changera guère et que ce pays, devenu une sorte de boulet, existera encore durant des décennies car l'existence de l'Union Européenne n'est pas propice à sa liquéfaction.
Rappelons-nous que depuis des années on annonce la disparition du pays (cfr Outers dans les années '70). Dès lors pour un bout de temps et cahin-caha, la Belgique restera la Belgique où certains politiciens continueront leurs jeux absurdes tandis que Flamands et Wallons cohabiteront tant bien que mal, chaque pays porte sa croix et subit ses problèmes
Quant à flamandiser Bruxelles (puis la Wallonie) cela est scientifiquement impossible car le français est, en linguistique, une langue à statut international (même si d'autres langues, bien sûr, le dépassent), ce que n'est pas le néerlandais et a fortiori, le flamand.
Une langue ayant ce statut a deux caractéristiques principales : être parlée sur les 5 continents et être parlée tant par des pays riches que des pays pauvres. La "tâche d'huile" prouve bien cette théorie, à savoir que les nouveaux venus à BXL sont d'abord intéressés par la connaissance d'un vecteur linguistique connu, répandu et utile : le français; par ailleurs, pour la germanophonie, le néerlandais reste du "niederdeutsch", reconnu avec condescendance par les locuteurs de l'allemand classique et dont la musicalité n'est pas des plus plaisantes.
La flamandisation de Bruxelles serait donc au pire comparable à la flamandisation de Lille, donc devenir des Flamands de Bruxelles...francophones tandis que mondialisation aidant, l'utilisation du néerlandais se fera de plus en plus confidentielle.
Un Bruxellois dit
@M-C-B: entièrement d'accord, la problématique de l'aéroport est fondamentale. J'ai étudié la possibilité d'écrire un billet à ce sujet mais la problématique est compliquée. Jy réfléchis. Si vous le souhaitez, vous pouvez me communiquer des documents à mon adresse email: bruxellois@francophonedebruxelles.com
Je crains que cette problématique ne puisse être résolue dans le cadre de l'Etat belge. Par contre, dans la configuration post-Belgique d'un Bruxelles, ville autonome et libre, encadrée par la France, nous pourrons interdire le survol de notre ville par un pays étranger, la Flandre, ou en fixer les modalités. Nous serons en position de force pour négocier une solution équitable.
@Yves: le danger ne vient pas tant de la flamandisation forcée de Bruxelles que de notre statut: celui d'une sous-nationalité, une "minorité" de 16% dans un Etat Flamand avec son cortège de discriminations: accès à l'emploi, accès la justice en français, représentation politique, ségrégation sociale. Ce n'est pas l'avenir que je veux pour mes enfants.
L'animateur du site.
Yves dit
@ L'animateur du site : oui mais j'ai reçu un courrier de Maingain en août où il précise l'existence d'astreintes financières par l'UE contre la Région flamande qui pourraient être appliquées si elle continue ces discriminations...
Anonyme dit
Je suis convaincu que les différentes solutions évoquées ont toutes quelque chose de bien et juste pour les francophones. Mais le problème est que nous n'avons rien à dire et qu'aucun politicien ne nous écoute, surtout celui qui préside la région et qui va en quelque sorte décider du sort de Bruxelles durant son mandat en cours. C'est effrayant de penser qu'en 2009, dans la Capitale de l'Europe, donc de la démocratie, les propres habitants de la Capitale n'ont pas leur mot à dire sur leur sort. Le référendum est une absolue nécessité pour prendre ce genre de décision. Pour Bruxelles et les communes à facilités. Il faut forcer l'obtention d'un référendum.
Anonyme dit
mais malheureusement ces nouvelles entités ne seraient pas viables économiquement ...
Que vous dites.
Le PIB par tête d'habitant est plus important pour Bruxelles et la Wallonie réunies que pour la flandre. Et encore, ce sont des calculs faits par les conseillers flamands du service public fédéral des affaires économiques.
L'union avec la France est une étape très éloignée. Autant nous sortir par nous-mêmes de notre situation économique difficile. Pour cela nous avons un très bel atout : Bruxelles. De plus la Wallonie ne manque pas de place et ses richesses naturelles ne sont pas négligeables.
Bruxellois dit
"Il faut forcer l'obtention d'un référendum".
Referendum, consultation populaire des habitants des communes concernées ...
Vous devez vous rendre compte de ce que les francophones de ce pays, en raison de leur minorité ou plutôt de leur minorisation voulue (cf. absence de recensement linguistique depuis 1947), n'obtiendront plus rien : la Belgique sera dès lors flamande ou ne sera pas.
Personnellement, j'ai tranché cette question !
melodius dit
Je suis globalement d'accord avec ton analyse même si l'union avec la France me semble nettement moins évidente qu'à toi. Le score du RWF après une crise qui a validé bon nombre de ses analyses démontre bien à mon avis que les francophones de Belgique ne se voient pas Français. Ceci étant, peu importe. Les Bruxellois (en ce compris la périphérie), les Wallons et les germanos décideront de leur sort de manière démocratique, tout le monde s'accorde sur ce point. Il me semble qu'en effet le grand défi auquel nous devons faire face est une classe politique francophone incapable et qui recherche en fait un financement flamand pour assurer la pérennité des réseaux clientélistes dont elle dépend. Notre vrai problème ce n'est pas la Flandre; notre vrai problème, c'est notre particratie et tout particulièrement le rôle du PS, toujours prêt à trahir les intérêts francophones. La Flandre profite de cette faiblesse, si elle venait à disparaître, le rapport de force serait différent et nous pourrions mieux nous défendre que ce n'est le cas actuellement.
Un Bruxellois dit
@Melodius. Je partage ton avis. Je doute cependant que cette particratie francophone disparaisse dans la configuration actuelle de la Belgique. Elle fera tout pour se maintenir au pouvoir. On a d'ailleurs pu le constater lors des dernières élections. Par contre, une union avec la France (dont il faudra fixer les modalités) donnera le coup de balai que l'on attend. Par ailleurs, elle inversera le rapport de force, parce que dans ton scénario, nous sommes toujours une minorité soumisse à la loi du nombre. Merci pour ton commentaire qui nourrit ma réflexion.
Un Bruxellois dit
@yves. Qu'a obtenu le FDF? C'est le FDF qui a signé les accords du Lombard qui a placé les communes à facilités sous la tutelle du gouvernement flamand avec la conséquence que l'on connaît: la non-nomination de bourgmestres démocratiquement élus. Autre exemple: le Conseil d'Etat a condamné le cadre linguistique discriminatoire ... au bout de 30 ans.
Tant que l'on raisonne dans un pays où la majorité abuse de la loi du nombre pour faire passer en force ses exigences unilatérales par un vote à la majorité simple au parlement fédéral, nous sommes condamnés à subir ou à retarder les événements. C'est mathématique et le FDF n'y changera rien, je le crains.
Merci pour ton commentaire qui nourrit aussi ma réflexion et celle des nombreux internautes qui visitent ce site.
melodius dit
Je trouve pour ma part extrèmement déplaisant de baisser le pavillon et de compter sur d'autres pour venir résoudre nos problèmes politiques et économiques. Aide-toi et le ciel t'aidera !
Les mois qui viennent seront par ailleurs cruciaux puisqu'il faudra décider de violer ou non la légalité belge si les Flamands décident d'utiliser leur supériorité numérique pour scinder BHV. Or, le maintien de l'arrondissement est un enjeu stratégique capital pour Bruxelles. Pour ma part je n'espère rien d'une classe politique pourrie jusqu'à la moëlle. Peut-être les citoyens vont-ils devoir se manifester.
wanda dit
Dépendance cha-cha-cha?
C'est vraie que les flamands on pris le gout de l'indépendance, pourquoi les francophones ont le besoin de s'attacher à la France? L'oppression c'est une addiction?
Un Bruxellois dit
On a besoin de la France pour différentes raisons. Tout d'abord, c'est notre allié. La Flandre a aussi ses alliés: Pays-Bas et indépendantistes catalans, Ligue du nord, etc. La problématique est internationalisée.
Nous avons d'autant plus besoin d'un allié puissant que nous sommes une minorité soumise à la loi du nombre. Dans la configuration actuelle de la Belgique, nous sommes donc toujours perdants.
J'ajoute qu'un Bruxelles indépendant n'est tout simplement pas viable. Il s'agirait d'un Etat enclavé dans un autre Etat, sans aucun contrôle sur ses voies de communication. Une situation unique au monde. A part Gaza, dans un autre registre.
Yves dit
@ Un Bruxellois - moi je pense qu'il vaut mieux se demander que se serait-il passé sans le FDF ? Ce parti représente une composante non négligeable à preuve les attaques constantes de Bart De Wever contre Maingain et les critiques de Luc Van der Kelen dans la presse flamande que je lis chaque jour...
Un Bruxellois dit
Oui, heureusement et je me félicite que le FDF représente près de la moitié des élus MR au parlement bruxellois. Mais le FDF n'obtient aucune avancée puisqu'il est lié par la configuration institutionnelle actuelle. Il faut une solution plus audacieuse, une parade aux assauts flamands: notre auto-détermination populaire sous l'égide de l'Europe. Osons sortir de cette Belgique agonisante qui nous fait tellement de tort et dans laquelle nous serons toujours perdants. Je vois venir ce qui va se passer en 2010. Nos représentants politiques vont accepter la scission dee BHV en échange d'un engagement de la Flandre à ne pas bloquer le budget fédéral par une procédure en conflit d'intérêts. A nouveau des droits définitifs contre de l'argent temporaire. Et les partis francophones nous diront "On ne va pas mettre en péril notre sécurité sociale pour un symbole. Grâce à nous, nous avons sauvé la Belgique". En réalité, ils nous auront mis la corde au coup.
Anonyme dit
Un referendum? On peut rêver, mais il est banni et a toujours été banni parce que de ses résultats doit être créée une loi!
Plutôt une concertation populaire (cas unique, mais précédent de poids: la "question royale" alors que la tension populaire était à son comble), qui, elle, n'a pas d'obligation de résultats légaux à fournir...
Simplement... on écoute la voix du peuple... mais, est-ce encore conçevable dans notre Etat surréaliste, animé par tant d'ennemis de la Démocratie?
Ou alors, devons-nous en arriver à des troubles importants pour nous faire entendre? On finirait par se le demander.
Anonyme dit
Alerte! (enième alerte, plutôt!)
Le port de Bruxelles vient d'être "jumelé" avec le port de Bruges.
Si vous vous demandiez pourquoi les flamands n'ont toujours pas pris leur indépendance... sans parler de toutes les autres prises de terrain qui se font en douce, vous devriez comprendre maintenant!
Les francophones sont-ils si naïfs ou trop occupés par leurs gros et petits soucis pour se rendre compte qu'ils sont asphyxiés jour après jours par une flamandisation passive qui sera bien réelle pour leurs enfants et futures générations?
Il n'y a plus de choix.
Ecrit sans haine, sans appel à la révolte, mais dans un appel à la conceration francophone et à l'action nette et concise qui consiste à les virer, vite et bien.
Anonyme dit
Alerte! (enième alerte, plutôt!)
Le port de Bruxelles vient d'être "jumelé" avec le port de Bruges.
Si vous vous demandiez pourquoi les flamands n'ont toujours pas pris leur indépendance... sans parler de toutes les autres prises de terrain qui se font en douce, vous devriez comprendre maintenant!
Les francophones sont-ils si naïfs ou trop occupés par leurs gros et petits soucis pour se rendre compte qu'ils sont asphyxiés jour après jours par une flamandisation passive qui sera bien réelle pour leurs enfants et futures générations?
Il n'y a plus de choix.
Ecrit sans haine, sans appel à la violence, mais dans un mouvement unanime de la concertation francophone et l'action nette et concise qui consiste à les virer, vite et bien.
melodius dit
Bruxelles ne sera pas enclavée, pour la bonne et simple raison qu'il est impensable de renoncer à la périphérie. Ensuite, Les micro-états s'en tirent plutôt bien, songeons à Monaco, Andorre ou le Liechtenstein. Que la France pourrait être notre alliée ne signifie pas pour autant que nous devions l'intégrer. Je crois par ailleurs que tu te trompes en prêtant à la Flandre des soutiens internationaux importants. Les Pays-Bas se moquent éperdument de la Flandre et les partis sécessionnistes de tout genre n'ont que peu de pouvoir hors de leurs frontières. Nous n'avons aucune raison de craindre le grand large, et je crois que c'est une sérieuse erreur psychologique d'encourager le manque d'indépendance de nos compatriotes en leur disant qu'ils ne s'en tireraient pas seuls. La plupart en tireront en effet la conclusion qu'il n'y pas de salut hors de la "Belgique" puisqu'ils ne voient pas leur avenir avec la France.
René G. Thirion dit
Je ne suis absolument pas d'accord avec la conclusion. 1° Je ne suis pas francophone mais Wallon
2°Je ne désire pas garder les institutions d'une belgique qui ne fonctionne plus correctement
3° je ne veux pas faire partie d'une communauté belge sous protectorat français
4° Je veux être un Français à part entière d'un Etat nation où les sensibilités départementales sont respectées dans des Régions sous la protection nationale.
5° Ces discussions sont stériles car si la belgique craque et que la Wallonie quémande une solidarité à la République, ce sera elle qui mettra ses conditions à la réunion.
6° Tout cela sent une certaine volonté de garder la Wallonie à la dépendance de la capitale belge au cas où la Flandre accepterait de perdre cette région comme le suggèrent certains nationalistes flamands.
Alleï Fieu, ami ? Oui... mais pas con, comme le dirait le Français qui vit en moi !
francophonedebruxelles dit
@Thirion.
Vous n'êtes pas francophone. Mais vous vous exprimez correctement dans notre langue française. Merci de faire cet effort d'écrire dans une langue qui vous est étrangère.
Vous ne voulez pas garder les institutions actuelles de la Belgique. De quelles institutions parlez-vous? Protectorat? Qui a parlé de cela? J'évoque un Bruxelles et une Wallonie libre.
La Flandre prête à perdre Bruxelles? D'où vient cette information? Vous n'avez pas lu mon dernier billet? Discussion stérile? Merci de m'éclaircir. Je suis à votre écoute. Vous pouvez évidemment écrire dans mon langue maternelle à mon adresse privée. Je ferai un effort de traduction.
Bien à vous.
Jaio Furlanâr dit
L'unique parade efficace, serait que les Bruxellois se mettent à vouloir l'indépendance eux aussi.
Dans ce cas, il faudrait voir qui arriverait le premier à l'avoir et s'il n'y aurait pas un revirement de la Flandre...Mais il faudrait trouver un autre leader francophone que les couilles molles actuelles.
Anonyme dit
entierement d'accord pour les couilles molles
Anonyme dit
"Vouloir l'indépendance aussi?"
Rien que le départ de la Flandre marquera nos régions (Bruxelles-Capitale et Wallonie) d'un immense changement qui ne pourra lui être que bénéfique, au lieu de traîner ce boulet de politique négative.
Cependant...
... s'il devait en être ainsi, dépêchons-nous de mettre la mainmise sur ce qu'il reste à s'approprier car si la Flandre n'est pas encore indépendante, c'est uniquement parce qu'elle parachève le pillage des derniers piliers de notre économie lui paraissant dignes d'intérêt, afin de les placer dans sa corbeille.
Comme toujours, les deux autres Régions regardent faire, mais ne voient rien, et finiront par pleurer des larmes de sang alors qu'il sera trop tard: elles se retrouveront encore plus pauvres qu'auparavant.
Fervent militant de la cause francophone, je ne peux que constater l'inertie de nos politiciens francophones.
Le communautaire sera discuté lorsque la Flandre en aura donné le signal? Eh bien, Messieurs, si vous arrivez alors à obtenir quelque chose de plus que ce qui est en place à ce jour, vous aurez peut-être gain de cause au niveau des libertés mais ce sera dans une coquille totalement vide et vous en porterez la très lourde responsabilité.
Anonyme dit
je suis de Drogenbos un petit couin de paradis ou flamands et francophones n'ont pas de problème d'entente avec un bouguemestre bilingue et une parfaite connaisance de c'est habitant. le seul point négatif c'est BHV nous dépendont de cela pour certaine démarche et étant professionnel tous est en néerlandais j'aime mon village et j'aimerais que cela finisse avec c'est bètise politique !!
de drogenbos dit
Je suis de Drogenbos,
Les rapports entre habitants sont conviviaux, le problème se pose dès que l'on se frotte à l'administration et que l'on a besoin de quelque chose de plus important que la carte d'identité en français!
J'ai 22 ans et je fais connaissance avec le vdab et honnêtement j'en veux à mort à mes parents d'être venu habiter dans une commune à facilités sans facilités mais des discriminations.
Les extrémistes flamand ont eu ma peau: je déménage!
Ce qui me choque particulièrement c'est l'indifférence des wallons par rapport aux sort des francophones des communes à facilités!
Jeepie dit
Ce site est aussi stupide que les propos des nationalistes Flamands. Je suis un Belge Néerlandophone et aussi longtemps qu'il y aura des extrèmes dans les 2 groupes linguistiques, notre pays restera condamné.
Denis Griesmar dit
Bruxelles ne pourra obtenir un élargissement (et donc la fin de l'enclavement mortifère - souvenez-vous de Thérouanne, rasée par Charles Quint en 1533 ...) que si les discussions avec les Flamands se font dans un rapport de forces inversé, que si les Flamands font face à une République française de 70 millions d'habitants ... et donc que si la réunion est acquise dans son principe, le détail des frontières étant déterminé par référendum.
Beaucoup de Bruxellois ont encore une mentalité "bourguignonne" : ça leur passera ; Charles le Téméraire est mort depuis un certain temps ...
Les Anglais eux-mêmes admettent et disent aujourd'hui que la Belgique n'a été créée que pour emm...er la France ... et les instituteurs belges répétaient que "la Belgique est le rempart de l'Europe contre la France" ... Mais tout cela est fini. J'ai écrit quelques articles sur le sujet : voir sur le site www.forumpourlafrance.org
notamment "La Belgique, ou le canard sans tête".
Noter que cette solution, seule capable de mettre fin aux bisbilles entre voisins, permettrait de mieux respecter les libertés locales (bourgmestres ...), contrairement à une légende tenace...
Anonyme dit
Le sentiment "national" n'a qu'un seul but, créé des étrangers.
Connaît toi, tu n'auras pas de difficulté a re-connaitre les autres et de les appréciés comme des frères
JM dit
Afin de mieux réagir à votre billet, j'ai créé une pétition contre la politique d'apartheid en Flandre. Elle est disponible à cette adresse : http://9782.lapetition.be/
Anonyme dit
Je suis d'accord avec votre analyse MAIS…je vais être un peu iconoclaste. Ne parlant pas flamand, les trouvant complètement hystériques et régressifs culturellement, je crois que j'aurais intérêt à rester dans ma commune flamande de Sterrebeek et… devenir citoyen flamand! Parce qu' économiquement c'est beaucoup plus intéressant que de me soumettre aux socialistes wallons et à une économie en ruine. Je préfère rester dans la prospérité! Ensuite si les Flamands obtiennent ce qu'ils veulent, ils nous f… la paix! Et la francophonisation de ma commune va continuer! C'est inexorable! Ils peuvent danser sur leur tête!
Oui, je sais que je suis iconoclaste, ici. Mais vous verrez que beaucoup risquent de faire ce calcul! Bon, ça va, tirez pas… c'était juste pour soulever une question qui risque de se poser… ;-)
Persoons dit
Dr.Persoons:
je vous invite à aller méditer devant le gisant d'Everad t'Serklaes situé rue Charles Buls, à la Grand Place de Bruxelles. Regarder la date de l'installation ( 1898) et le texte: en 1456 il lutta pour libérer Bruxelles des "forces étrangères". ces froces étrangères c'était Louis de Maele, comte de Flandre. Bruxelles n'a été flamande que pendant quatre mois, avant 1962 bien entendu.
D.Persoons dit
la situation belge est complexe puisque la Flandre a besoin de l'institution belgique pour la mettre hors d'atteinte de la cour européenne de Strasbourg et des lois de protection des langues minoritaires. donc Elle ne peut pas se séparer. Mais se nazifie d'année en année en fonction de son échec à Bruxelles: le mouvement flamand a passé autant de temps à faire le siège de Bruxelles que pour l'ensemble de ses conquête en Flandre. mais le fédéralisme radical qu'il a mis en place lui offre tous les rouages de l'Etat. seuls deux évènements peuvent débloquer la tétanisation institutionnelle: un évènement intérieur dramatique, ou un évènement extérieur financier. Soit une trahison ou une défection d'élus francophones qui vendront leur âme à la façon d'Arthur Gilson, soit un assassinat politique ou une barbarie nazie. ou alors au niveau européen un schisme "nord vertueux" contre "pigs latinos" qui paserait au travers de la Belgique. Je pense que cette guerre civile européenne est très possible. IL faut donc laisser la Flandre s'identifier au " Nord vertueux". Mais l'Euro ne se scindra pas et les tenants du modèle social l'emporteront sur l'hermétisme financier. Cette défaite-là atteindra l'Allemagne et L'Autriche et les Pays-Bas et le Danemark autant que la Flandre. alors on pourra se remettre autours d'une table et faire les Belgique basée sur la charte universelle des droits de l'homme, et non sur les rêves identitaires établis en doctrine dans le livre Mein Kampf. le National-socialisme c'est la thèse de la Flandre pure, intacte, d'inspiration divine et grandiose peu soucieuse de légalité tant la tâche historique de faire la " Volkscheim" flamande, et le " Volkstum" au sein du " Gemeinschaft" aryen.... même les mots de la circulaire Peeters sortent de Mein Kampf. ON ne sait plus 'il faut en rire ou en pleurer. Mais s'indigner sûrement
D.Persoons dit
la situation belge est complexe puisque la Flandre a besoin de l'institution belgique pour la mettre hors d'atteinte de la cour européenne de Strasbourg et des lois de protection des langues minoritaires. donc Elle ne peut pas se séparer. Mais se nazifie d'année en année en fonction de son échec à Bruxelles: le mouvement flamand a passé autant de temps à faire le siège de Bruxelles que pour l'ensemble de ses conquêtes en Flandre. mais le fédéralisme radical qu'il a mis en place lui offre tous les rouages de l'Etat. seuls deux évènements peuvent débloquer la tétanisation institutionnelle: un évènement intérieur dramatique, ou un évènement extérieur financier. Soit une trahison ou une défection d'élus francophones qui vendront leur âme à la façon d'Arthur Gilson, soit un assassinat politique ou une barbarie nazie. ou alors au niveau européen un schisme "nord vertueux" contre "pigs latinos" qui passerait au travers de la Belgique. Je pense que cette guerre civile européenne est très possible, et légitimise la guerre civile belge actuelle. IL faut donc laisser la Flandre s'identifier au " Nord vertueux". Mais l'Euro ne se scindra pas et les tenants du modèle social l'emporteront sur l'hermétisme financier. Cette défaite-là atteindra l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et le Danemark autant que la Flandre. alors on pourra se remettre autours d'une table et faire la Belgique moderne basée sur la charte universelle des droits de l'homme, et non sur des rêves identitaires fous établis dans le livre "Mein Kampf". le National-socialisme de 1927 c'est la thèse de la Flandre pure, intacte, d'inspiration divine et grandiose peu soucieuse de légalité dans son épopée historique: " Volkscheim" flamande, " Volkstum" au sein de la " Gemeinschaft" aryenne.... même les mots de la circulaire Peeters sortent de Mein Kampf. ON ne sait plus 'il faut en rire ou en pleurer. Mais s'indigner sûrement