Citations de la presse anglo-saxonne

The Telegraph (Angleterre), dans "The Problem with Belgium" ("Le problème avec la Belgique"), 31 juillet 2007, "Il y a quelque chose de pourri dans le cœur de la Belgique. Ce sont les nationalistes flamands «modérés» qui reproduisent aujourd’hui les anciennes intolérances et injustices de l'ancien Etat belge francophone mais avec leurs propres demandes. La problématique Bruxelles-Hal-Vilvorde relève de cet apartheid linguistique sponsorisé par l’Etat belge"Belgian state-sponsored linguistic apartheid»).

The New York Times (Etats-Unis), dans "Seams of Belgium's quilt threaten to burst" ("Les coutures de l'édredon Belgique menacent d'éclater"), 14 mai 2008, "Liedekerke, Belgique - Cette combinaison de fierté nationale, de politique de droite, de pureté linguistique et d'opposition de nature raciale à l'immigration est une formule classique ces derniers temps dans l'Europe moderne, ce que les critiques appellent une forme non-violente de fascisme" ("a kind of nonviolent fascism").

The Guardian (Angleterre), dans "Brussels, the key in battle for Belgium" ("Bruxelles, la clef de la bataille en Belgique"), 20 juillet 2008, "Les relations entre les habitants de la Flandre, qui parlent le néerlandais, et ceux de la Wallonie française apparaissent proches d'une cassure irrévocable et une modificiation de la Constitution qui donnerait plus de pouvoirs aux régions - dans ce qui est déjà la nation la plus fédérale dans l'Union européenne - a exacerbé ces tensions. Le sort de Bruxelles, la riche capitale, reste l'obstacle dans tout scénarion de séparation. Alors qu'elle est située juste dans la partie flamande du pays, la population de la ville est seulement 11% flamande et la Flandre a peur de la perdre pour le Sud."

International Herald Tribune (Etats-Unis), dans "With Flemish nationalism on the rise, Belgium teeters on the edge" ("Avec la montée du nationalisme flamand, la Belgique vacille"), 4 août 2008, “La haine est partout. L'autre matin Eugene Messemakers était dans la rue à Vilvorde, une ville flamande non loin de Bruxelles. Mr Messemakers montre l'hôtel de ville, derrière lui. L'entrée a été déplacée vers l'arrière du bâtiment. La pierre devant portait des anciennes inscriptions ciselées en français. Il y a un drapeau flamand à l'extérieur, et un drapeau de l'Union européenne. Pas de drapeau belge."

Financial Times (Angleterre), dans "Dark, and very bitter" ("Sombre, et très âpre"), 23 février 2008, "Avec les années, la haine s'est amplifiée, et les Flamands - en particulier - sont devenus plus intransigeants. Je suis tombé sur une manchette effrayante dans un journal de langue française «Francophone, vous n'avez pas compris». J'ai pensé qu'il s'agissait d'une citation venant d'un extrémiste de droite ("right-wing extremist"). Ellle venait de Karel De Gucht, le ministre des affaires étrangères, l'homme qui déclare chercher «le profil bas»."

The Independent (Angleterre), dans "Belgium: a nation divided" ("La Belgique, une nation divisée"), 18 décembre 2007, "Hoeilaart, au sud de Bruxelles - Il y a l'école primaire catholique sur-peuplée qui a commencé à refuser d'accueillir des enfants qui parlent français à la maison. Il y a l'école publique, qui accueille tous les enfants, comme elle en est légalement obligée. La directrice a été accusée par des flamands d'être une «traître». Il y a le club de tennis qui refuse les francophones, même s'ils parlent le néerlandais. Il y a le restaurant, maintenant fermé, autrefois tenu par une francophone qui insistait pour maintenir des publicités en français. Une campagne de graffitis l'a mise en faillite."

The Economist (Angleterre): dans "The BHV question" ("La question BHV"), 8 novembre 2007, "Pour les Flamands, il est anormal que des francophones vivent dans la périphérie immaculée néerlandophone mais continuent de bénéficier des droits (politiques et judiciaires) qu'ils auraient s'ils vivaient à Bruxelles. Pour leurs opposants, les Flamands sont résolus à une forme polie de nettoyage ethnique, créant une Flandre linguistiquement "pure" où le français est interdit. Une laide vérité a été exposée: la majorité flamande veut donner un nouvel ordre à la Belgique pour avoir moins à faire avec leurs compatriotes francophones, que cela leur plaise ou pas."

Los Angeles Times (Etats-Unis), dans "The death of Belgium?" ("La mort de la Belgique?"), 29 juillet 2008, "Une raison du ressentiment des belges flamands à soutenir les wallons avec l'argent de leurs taxes est qu'ils les considèrent presque comme des étrangers. C'est troublant quand les gens choisissent d'éclater les Etats-nations parce qu'ils refusent de partager leur richesse pour des raisons linguistiques ou ethniques. Si les citoyens flamands ne veulent pas que leurs taxes partent aux wallons, pourquoi devraient-ils aider les immigrés chômeurs d'Afrique, que les belges ont autrefois possédée en large partie et exploitée comme une source importante de leur prospérité? Ce n'est donc pas une surprise que le parti nationaliste flamand, Vlaams Belang, est aussi hostile aux immigrés. Il est difficile de maintenir un système démocratique, que ce soit à l'échelle nationale ou européenne, sans un sens de la solidarité."

BBC News (Angleterre), dans "Nation or State?" ("Nation ou Etat"), 7 décembre 2007, "Quand mes étudiants universitaires changent de trains à Bruxelles sur notre trajet annuel vers le Musée Plantin-Moretus à Anvers, ils sont habituellement soulagés de découvrir que Bruxelles est francophone. Quand nous prenons le train pour Anvers je dois les prévenir de ne pas essayer de communiquer en français une fois que nous arrivons sur place. Il est de loin préférable de parler anglais que de risquer une tirade de colère nationaliste en accostant un néerlandophone dans la langue qu'il associe aux Wallons."

The Economist (Angleterre), dans "Sometimes it is right for a country to recognise that its job is done" ("Parfois il est juste pour un pays de reconnaître que son boulot est fini"), 6 septembre 2007, "Si la Belgique n'existait pas, quelqu'un prendrait-il le risque aujourd'hui de l'inventer? Davantage de bonnes choses peuvent sortir de cette étendue de territoire autrefois occupée par une tribu connue par les Romains comme les Belgae. Pour cela, cependant, elles n'ont pas besoin de la Belgique: elles peuvent émerger aussi facilement à partir de deux ou trois nouveaux micro-Etats, ou peut-être d'une France élargie et de Pays-bas élargis ... La Belgique a rempli sa mission. Un divorce de praline est en règle".

Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

15 commentaires:

  1. Veritas dit

    Si les journalistes internationaux continueraient à lire uniquement la presse francophone (qui a été critiquée par le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme), on reçoit un image pareille.

    Heureusement ils commencent à apprendre que 'the claim of French speaking immigrants to use French in Flanders - a region suppressed by a French speaking minority for more than a century - and the stubborn refusal of the usage of the Dutch language in the public sphere in Flanders runs against one of the territorial foundations of the federal Belgian state.' (The Times, Angletterre)


    Anonyme dit

    Les Francophones sont énormément attachés à l' Etat Belgique mais quand vont-ils enfin fournir ce tout petit effort qui semble tellement évident pour tout qui visite notre beau pays: apprendre ce minimum de néerlandais qui leur permettrait de communiquer avec la majorité - ceci n'étant pas une raison suffisante en soi mais ne fait que renforcer l' évidence d'une certaine attitude - de leurs compatriotes? Je sais, je sais, vous me direz qu'un certain nombre de Francophones fournissent de sérieux efforts, immersion et tutti quanti mais ... mais ... on est encore très loin du compte (en communauté française , le néerlandais n'est pas obligatoire comme deuxième langue, sauf à Bruxelles évidemment, par exemple).


    Anonyme dit

    D'abord, je ne suis pas Flamand et deuxio ... pourquoi tout de suite parler d'unilinguisme - rêve longtemps caressé par l' intelligentsia francophone (la fameuse Belgique latine, la Belgique de Papa ... défunte, snif)) alors que je vous parle simplement de bilinguisme voire de multilinguisme, d'ouverture aux autres cultures quoi!
    Quand au mot "arbitrairement", prenez-vous en aux hommes politiques francophones qui ont approuvé toutes les réformes de l' Etat - non pas majorité flamande contre minorité francophone mais toujours en tenant compte de majorités "spéciales" afin justement de contrecarrer cet effet pernicieux; système sans lequel la Belgique tout court aurait cessé d'exister depuis belle lurette!


    Anonyme dit

    Est-il encore nécessaire de rappeler ici, une fois de plus, que c'est la Wallonie (1932) qui était demanderesse de l'homogénéité linguistique et territoriale alors que la Flandre - qui s'était battue pour que sa langue et sa culture soient reconnues en ... Flandre! - avait proposé le bilinguisme généralisé pour tout le territoire belge (proposition réitérée bien des années plus tard et ... à nouveau refusée par la Wallonie!) ? D'ailleurs, les lois linguistiques ont également été signées et contresignées par les deux parties en présence en suivant à nouveau le principe de majorités "spéciales".


    Anonyme dit

    toute les statistiques montrent que les jeunes flamands connaisent de moins en moins le français, et les wallons de plus en plus le néerlandais...de plus il est évident qu'il est plus attrayant d'apprendre une langue pratiquée par plus de 300 millions de locuteur sur les 6 continents, plutôt qu'une langue pratiquée par tout au plus 20 milions dans une région géographique bien définie(sans parler des disparité holandais-tussentaal flamand et l'importance accordée aux dialectes flamands)


    Anonyme dit

    Tout à fait, ce sont les francophones (dont je fais partie) qui ont commencé à exiger l'homogénéité linguistique, et nous poussons des cris d'orfraie aujourd'hui lorsque les flamands appliquent la même politique qui ne nous convient plus! Hypocrisie...


    Anonyme dit

    +1...il faudrait instauré un loi permettant au juifs de gazer les allemands? aux africains de pratiquer l'esclavagisme sur les européens? aux "anciens gaulois" de colonisé l'italie?...l'argument historique est le plus stupide avancé par les flamnigants...


    Veritas dit

    Stupide ?

    Pendant plus d'un siècle, à partir de la fondation de l'état belge (une belgique uniquement francophone en fait) les Flamands ont eu se battre pour leur droits culturels et linguistiques. Enfin la Constitution de la Belgique a été traduit en néerlandais en 1967, il y a 40 ans.

    La Flandre demande aux immigrants francophones de Bruxelles d'utliser le néerlandais dans le domaine public, comme c'est le cas pour tous les immigrants dans le monde, comme en France, comme en Québec ou ailleurs.

    Pourquoi est-il si difficile pour une partie des francophones ? Ils sont un group supérieur qui réfuse d'apprendre la language locale ?


    Anonyme dit

    En ce temps de crise économique et sociétale, la Flandre politique (celle du mouvement flamand) ne veut pas seulement qu'on respecte sa langue, elle veut que vous deveniez flamand et que vous vous comportiez comme un bon flamand. Ca vaut aussi pour les américains de l'OTAN qui habitent en brabant flamand.

    On perd beaucoup d'énergie, je trouve. Considérons déjà la Flandre comme un état à part.

    Pour les connaissances des langues, le néerlandais est et restera prioritaire dans toute la Belgique par rapport à l'anglais. Pour un francophone, cela impose au minimum des cours intensifs et un vocabulaire très fourni ainsi qu'une maitrise parfaite des différents accents.

    Que la Flandre devienne indépendante à terme, ça me parait clair. La crise ne fera qu'augmenter cette volonté. On a déjà de fait un sentiment de protectionnisme vis-à-vis de l'emploi en Flandre, il ne fera que s'accentuer. Dès lors les francophones sauf à être français n'ont aucun intérêt à aller travailler en Flandre. On ne sait pas du tout pour l'avenir ce qu'ils auront comme retraite si entretemps le pays éclate.

    Pour gagner sa vie en Wallonie comme à Bruxelles, le néerlandais est plus important que l'anglais. C'est un constat.


    Jan dit

    Je trouve que les francophones méritent un titre de champions du monde : Celui de trouver des excuses pour évincer le fait qu'ils ne parlent pas ou peu le néerlandais.

    Vous croyez vraiment que c'est normal qu'un tas de néerlandophones parlent le français et que si peu de francophones parlent le néerlandais?
    Je suis d'accord que en dehors de la belgique il y a peu d'interêt de maîtriser la langue de Vondel mais vous habiter en Belgique et on parle les 2.
    Quand je vais acheter mon journal à Wavre ou à Waterloo je parle français.
    Par contre quand vous venez à Zaventem ou à Halle, commander le en néerlandais svp, c'est quand même pas trop demandé?


    Anonyme dit

    Vous croyez vraiment que c'est normal qu'un tas de francophones parlent anglais et que si peu d'anglophones parlent le français?

    Quand comprendrez-vous, vous les Flamands, que votre langue et votre culture, ce n'est pas le centre du monde.

    Pourquoi pratiquer la même mauvaise loi du talion? Moi, Flamand, je parle (très mal) français, alors toi, francophone, tu te dois de me parler (impeccablement)
    néerlandais?

    C'est une mentalité puérile, de gosses attardés, que vous avez.

    Quand est-ce qu'un Flamand comprendra que pour un francophone apprendre le néerlandais n'est pas un plus, mais plutôt un moins et une perte de temps et d'énergie.

    Vous les Flamands vous vous croyez si importants?

    Les Allemands, les Espagnols, et même les Polonais sont plus importants que vous, Flamands.

    Sans parler de laideur de la langue flamande qui laisse comme un goût de vomi en bouche.

    Ce que vous Flamands, êtes bien incapables de faire, c'est d'envisager l'emploi des langues dans l'optique de la liberté et pas dans celle de l'obligation.

    La médiocrité de votre mentalité signe celle de votre langue.


    Jan dit

    Encore une fois des excuse, l'anglais ou l'italien dont vous parler n'a pas un peuple parlant une autre langue dans son pays.
    En belgique il y à 3 langues nationales donc je pars du principe que je dois les pratiquer toutes les 3 suffisament ( vous remarquerer que je ne parle pas "d'impeccable" comme vous) pour pouvoir communiquer avec l'autre dans sa langue maternelle, c'est tout.


    Van Uffelen dit

    A l'auteur anonyme du 7 mars 2009 00:35

    Heureusement que pas tout le monde pense comme vous!

    Vous baignez toujours dans la politique résolument francophone de la première moitié (et plus) du 20ème siècle... Vous ne comprenez pas qu'apprendre une langue n'est pas une obligation, n'est pas pour juger si elle est belle ou pas, c'est pour découvrir un nouveau monde, une nouvelle culture.

    La raison pour laquelle vous êtes tellement énervé, c'est probablement parce qu'un jour quelqu'un vous a fait la remarque, que vous ne maîtrisez pas un flamand de base... Ou bien parce que vous croyez trop à la politique. Vous ne remarquez pas la distance entre la politique et le citoyen, surtout ici en Belgique.

    J'ai appris le français, mais ne croyez pas que c'est parce que je trouve que c'est une belle langue. En suivant votre logique, je pourrais prétendre que le français a un vocabulaire "fait" par une élite avec laquelle vos ancètres n'avaient rien à voir dans le temps, votre grammaire vient directement du latin et votre arrogance se reconnaît dans la conolisation que vous exigez.

    Si je dois apprendre une langue pour la beauté, c'est l'italien. Pour l'utilité, l'anglais. Pour la culture, l'espagnol. Mais pas le français.

    Prenez-le d'un Flamand. Au Luxembourg, on parle le luxembourgeois, non?

    PS: je ne pense pas ce que j'ai écrit ici, je voulais simplement vous démontrer comment c'est facile et triste de penser d'une telle façon.


    Anonyme dit

    Les luxembourgeois sont généralement triligues ... exception faite des francophones (des wallons immigrés en fait) qui, surprise, semblent peiner à s'adapter et à obtenir des emplois qualifiés


    Apprendre Parler Anglais Facile dit

    Triste triste situation... Où le facteur langue semble tellement peser que ça en devient inconcevable. On en revient, au final, à voir des voisins se quereller parce qu'ils ne parviennent pas à se comprendre et ne *veulent* pas se comprendre, pour la raison qu'ils ne savent pas se mettre d'accord déjà sur le terrain d'entente de la langue.

    Ca me fait énormément penser à la situation actuelle de Montréal...

    Quand les langues séparent au lieu d'enrichir et d'attiser la curiosité...