La propagande électorale des partis flamands à Bruxelles
Les élections régionales et européennes se tiendront en Belgique le 7 juin 2009. A moins de deux mois de cette importante échéance, je vous propose de découvrir les premiers tracts et affiches électorales des partis flamands qui se présentent à Bruxelles. Ils sont classés par ordre décroissant d'importance des suffrages obtenus lors des dernières élections régionales bruxelloises de 2004, dans le groupe linguistique flamand:
Vlaams Blok (parti néo-fasciste flamand: 34.07%): "L'argent flamand dans les mains des Flamands. Le Vlaams Belang vous offre une petite tirelire. Une tirelire qui doit servir aux travailleurs flamands et aux épargnants flamands. La réponse à la baisse du pouvoir d'achat, à la crise économique et à l'augmentation du chômage qui en découle, c'est que l'argent des Flamands soient dans les mains des Flamands ! Chaque année, vous payez 2.000 euros par Flamand à la Wallonie. Assez, c'est assez ! Adieu aux Wallons, c'est fini de payer! Pour plus d'infos, surfez sur www.vlaamsgeldinvlaamsehanden.org".
Open VLD (parti libéral flamand: 19.90%): "Ces 500 Euros que les Wallons ne nous prendront plus!" (Lien: La campagne publicitaire des libéraux flamands insulte les Wallons). A travail égal, en Belgique, les employés flamands reçoivent désormais à Bruxelles un salaire supérieur de 500 Euros aux travailleurs "non-flamands".
SPa (socialiste flamand: 17.68%): "Une ville, une ambition, un futur". Lire aussi: L'insidieuse flamandisation de la STIB. Dans trois langues afin de souligner le caractère "multilingue" de Bruxelles, en réalité afin de diluer l'importance de la langue française utilisée par plus de 90% des Bruxellois.
CD&V (démocrates chrétiens et flamands: 16.77%): "Brigitte navigue pour Bruxelles", en référence au poste de présidente du port de Bruxelles de Brigitte Grouwels dont le précédent slogan était "Moins de Français, Plus de Brigitte" (Lien: Brigitte Grouwels: le cheval de troie de la Flandre). Mme Grouwels se présente également sur les listes ... du Parlement Flamand.
N-VA (parti autonomiste flamingant, en cartel avec le CD&V lors des élections de 2004): "Sortie: La Flandre. C'est sortir de la crise. Avec une Flandre plus forte, nous pourrons mieux appréhender la crise".
Lijst Dedecker (ce parti autonomiste flamingant n'existait pas en 2004, il est aujourd'hui crédité d'énviron 10% des suffrages): "Les flamands veulent donner l'exemple et construire le Bruxelles Internationale de demain". Lire aussi: Rudy Aernoudt: le sous-marin flamingant
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
5 commentaires:








Qu'ils prennent leur tirelire cochon, leurs 500 € et qu'ils s'installent dans LEUR Flandre chérie, et surtout qu'ils nous fichent la paix une fois pour toute ! La vie est trop courte que pour la gâcher avec des querelles moyenâgeuses !
Anonyme dit
je trouve dommage que tu critique le spa car, même s'il n'est pas assez important à tes yeux, ils font quand un effort en écrivant le slogan en 3 langues...et en ne dénigrent pas les francophones...je pense que le fait que tu ne le remarque pas te rend pointilleux et obtus comme certains flamands extrémistes peuvent l'être et du coup ça te décridibilise....
melodius dit
Olivier, je suis généralement assez d'accord avec toi en matière communautaire (même si je m'étonne de ton angélisme envers l'état-PS, contrairement à ton président d'ailleurs) mais il y a un point qui me semble assez fondamental et que tu n'abordes pas: quel serait à ton avis la place de Bruxelles dans un ensemble français ? Autant la réunion à la France parait logique dans un contexte wallon, autant elle l'est peu dans le contexte bruxellois. Je cite pêle-mêle les difficultés, à mon avis insurmontables : la fonction de siège de l'UE et de l'OTAN à laquelle il nous faudrait renoncer, la présence d'une minorité flamande suravantagée et qu'on ne pourra assimiler du jour au lendemain (n'oublie pas que "le Français et la langue de la République" et que l'octroi de droits linguistiques même réduits à des non-francophones est sans doute contraire à la constitution française), la laïcité idéologie d'état incompatible avec nos traditions et nos équilibres politiques, l'enseignement, la tradition dirigiste et mercantiliste inadaptée à un pays et/ou région qui vit principalement de l'exportation, notre multiculturalisme beaucoup plus poussé et mieux assumé qu'en France (on peut dire ce qu'on veut au sujet de Molenbeek, mais il n'y a pas de voitures qui flambent tous les jours), le fait que la France est le dernier pays du monde où les communistes existent toujours et influent sur le débat politique et, last but not least, le réflexe pas vraiment anti-français mais à tout le moins "francosceptique" de la plupart des Bruxellois. Sincèrement, je ne vois pas. A la limite je peux imaginer une construction du type Andorre ou Monaco, mais vraiment rien de plus.
Anonyme dit
le fait est que ce n'est pas sur le fond (sur lequel je suis proche de tes idées) mais sur le forme que la critique se posait...et je ne trouvait rien d'irréspectueux dans l'affiche le discourt politique derrière est autre chose...
Peter dit
Allo, excusez, j'ai une question un peu "off-topic". Je suis certain que quelqu'un ici sait la bonne réponse.
Pourquoi est-ce que la "Communauté française" de Belgique (Wallonie/BXL) s'appelle ainsi, plus précisément pourqoui n-est-elle pas nommée la communauté "francophone" de Belgique?
Je vous remercie d'avance pour une réponse.