Le scandale "Luc Van den Brande"
L’ancien Ministre-Président flamand et Président du Comité des Régions de l’Union européenne depuis le 6 février 2008, Luc Van den Brande (CD&V), a été auditionné à huis clos, ce mercredi 15 avril 2009, par les ambassadeurs des 47 pays membres du Conseil de l’Europe, une organisation intergouvernementale qui s’occupe principalement des droits de l’homme et de la démocratie et dont le siège est à Strasbourg. La candidature de Luc Van den Brande avait été officiellement présentée par le gouvernement belge du temps du Premier Ministre flamand Yves Leterme et elle est activement soutenue par le gouvernement d’Herman Van Rompuy (La Libre Belgique: "Luc Van den Brande se défend"; lire aussi Luc Van den Brande et les idéaux du Conseil de l'Europe).
Luc Van den Brande s'est opposé aux recommandations répétées du Conseil de l’Europe invitant la Belgique à reconnaître ses minorités et à ratifier la convention-cadre censée les protéger. Luc Van den Brande se justifie en évoquant "la complexité institionnelle du pays" et la "subtilité" de nos lois qui échapperaient à l’intelligence des autres Européens. Il a également fait adopter un plan flamand pour la périphérie bruxelloise par lequel le Gouvernement flamand a énoncé une série de mesures visant à éradiquer la langue et la culture française. Enfin, il ne reconnaît pas Bruxelles comme une Région à part entière. Il se prononce ouvertement pour la "co-gestion" de la région bruxelloise par un Etat-fédéré unilingue flamand aux frontières devenues intangibles par la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV.
Six parlementaires ou ex-parlementaires - André Flahaut (PS), Daniel Ducarme (MR), Georges Clerfayt (FDF), Philippe Monfils (MR), François Roelants du Vivier (MR) et Francis Delpérée (CDH) - ont écrit aux 47 ambassadeurs permanents auprès du Conseil de l'Europe pour leur transmettre ce "vrai CV" de Luc Van den Brande (La Libre Belgique: "six ex-parlementaires contre Luc Van den Brande). Le FDF ajoute à cela que 87% des bourgmestres de Hal-Vilvorde qui ont annoncé le boycottage du scrutin européen du 7 juin appartiennent au même parti que Luc Van den Brande (BHV: 21 communes flamandes refusent d'orgniser les élections européennes. C'est exact. Mais le FDF "oublie" de dire que c'est le Ministre Keulen (Open VLD) qui refuse de nommer des bourgmestres francophones démocratiquement élus au motif qu'ils ont envoyé des convocations électorales dans la langue des électeurs.
Luc Van den Brande se défend en déclarant "Ma candidature a été présentée par le gouvernement et soutenue par tous les partis, y inclus les partis francophones." L'honnêteté intellectuelle me recommande de confirmer qu'il s'agit de la stricte vérité. Le MR-FDF est présent au gouvernement fédéral - Bernard Clerfayt est secrétaire d'Etat - ainsi que le PS et le CDH - et ils ont tous soutenu sans réserves la candidature de Luc Van den Brande au poste de secrétaire générale du Conseil de l'Europe. Le fait que le retraité Georges Clerfayt (FDF) se soit exprimé à titre personnel contre cette candidature n'infirme en rien la position officielle du FDF. Quand à Ecolo, dans l'opposition, Isabelle Durant a répondu - après un long plaidoyer pour sauver les abeilles - que "C'est un peu dommage". Sans plus (Liens: Le Grand Barnum; RTBF: "Matin Première").
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
2 commentaires:



C'est tout de même incroyable de la part du CDH, PS, MR et FDF d'avoir ainsi donné leur accord ... sans même analyser !
Anonyme dit
LVDB n'est pas mon copain, mais le fait qu'il a eté nommé unanimement, démontre 2 choses:
- que le communautaire est seulement important pour nos politiques, quand il y rien d' autre a faire
- en Belgique tout ce peux regler.
Et c' est exactement ce que j'en pense aussi.