Mise à jour de la carte interactive des discriminations
Vous trouverez ci-dessous la mise à jour de la carte interactive des discriminations dans l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Cette mise à jour s'accompagne de nouveaux billets et de quelques nouveautés:
1. Les discriminations transversales, qui sont d'application dans l'ensemble de l'arrondissement de BHV:
- La scission de BHV
- Le décret "terrains et bâtiments"
- Enseignement, culture et langue
- La police et la justice flamande
- Le code flamand du logement ("Wooncode")
- Le régime d'assurance soins
- L'image de la Flandre
- Le Gordel
2. Les discriminations spécifiques, qui sont d'application dans certaines communes de l'arrondissement de BHV.
1. Les discriminations transversales, qui sont d'application dans l'ensemble de l'arrondissement de BHV:
- La scission de BHV
- Le décret "terrains et bâtiments"
- Enseignement, culture et langue
- La police et la justice flamande
- Le code flamand du logement ("Wooncode")
- Le régime d'assurance soins
- L'image de la Flandre
- Le Gordel
2. Les discriminations spécifiques, qui sont d'application dans certaines communes de l'arrondissement de BHV.
Face à ces discriminations, indignes d'un Etat de Droit, des citoyens ont interpellé les quatre partis officiels afin de connaître leur point de vue (ndlr: merci à "Kawa" et Agathe Nastasi). Aucun parti francophone officiel ne souhaite remettre en question l'Etat fédéral belge, à majorité flamande, qui précisément ne protège plus les Wallons et Bruxellois, du fait de l'utilisation de la "loi du nombre" de la majorité flamande au parlement fédéral.
MR
MR
J’ai bien reçu votre courrier électronique du 5 juillet dernier; merci de m’avoir fait part de votre opinion.
Je reste un partisan du fédéralisme. Un fédéralisme dans lequel existe un objectif commun, un respect de chaque Région, chaque identité et surtout chaque citoyen.
Je continuerai de mener le dialogue, car il s’agit de la seule attitude responsable, à mes yeux. Je refuse les postures médiatiques, certes plus faciles. La raison d’être d’un « front francophone », pour moi, est claire: protéger les droits essentiels de nos concitoyens et faire en sorte qu’aucune atteinte ne puisse y être portée. Mais aussi, porter clairement un socle commun de demandes et de revendications institutionnelles. C’est dans cet esprit que, en tant que président de la première formation politique francophone, je continuerai de réunir l’ensemble des partis démocratiques francophones.
Restant à votre écoute, et vous remerciant pour votre regard critique et citoyen, je vous prie de recevoir, Madame, mes salutations distinguées.
Didier REYNDERS
2 septembre 2008
PS
Je vous remercie pour les courriels que vous m’avez envoyés et qui ont retenu mon attention.
Il est en effet peu fréquent que je reçoive des missives de citoyens qui prennent la mesure de certaines questions communautaires comme c’est le cas pour la scission éventuelle, pure et simple, de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. En effet, loin d’être une question uniquement symbolique dont on pourrait sans crainte faire l’économie, une telle scission pourrait s’avérer lourde de conséquence dès lors qu’elle aurait pour effet de réaménager les frontières administratives entre la Wallonie, Bruxelles et la Flandre. Conscients de cet enjeu, nous refusons, en tant que Francophones et membres du gouvernement, de ployer sous le poids des exigences unilatérales de certains partis nationalistes flamands.
2 septembre 2008
PS
Je vous remercie pour les courriels que vous m’avez envoyés et qui ont retenu mon attention.
Il est en effet peu fréquent que je reçoive des missives de citoyens qui prennent la mesure de certaines questions communautaires comme c’est le cas pour la scission éventuelle, pure et simple, de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. En effet, loin d’être une question uniquement symbolique dont on pourrait sans crainte faire l’économie, une telle scission pourrait s’avérer lourde de conséquence dès lors qu’elle aurait pour effet de réaménager les frontières administratives entre la Wallonie, Bruxelles et la Flandre. Conscients de cet enjeu, nous refusons, en tant que Francophones et membres du gouvernement, de ployer sous le poids des exigences unilatérales de certains partis nationalistes flamands.
Pour autant, nous pensons qu’il faut conserver au maximum un climat respectueux et serein entre les différentes Communautés de notre pays, cela notamment pour éviter les dérives que vous évoquez. C’est également dans ce cadre-là qu’il sera possible de construire le futur de nos institutions : le relèvement de la Wallonie, qui progresse chaque jour, l’assise croissante de Bruxelles en tant qu’important centre urbain, sont autant de signes qui doivent nous conduire à envisager positivement et avec confiance l’avenir des Francophones. Je vous prie d’agréer, chère Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Laurette ONKELINX
1 août 2008
CDH
Pour le cdH, le fédéralisme coopératif actuellement en place constitue le meilleur mode de gouvernement de la Belgique. Il permet de combiner l’autonomie des différentes Communautés et Régions et le fonctionnement adéquat de l’Etat fédéral. La séparation de la Belgique et le rattachement à la France ne sont donc pas des pistes que nous jugeons pertinentes actuellement.
Bien entendu, la Wallonie pourrait survivre sans la Flandre. Le séparatisme engendrerait toutefois une perte de bien-être pour l’ensemble des citoyens. En effet, la situation de ceux-ci, flamands, wallons ou bruxellois, se dégraderait, tant au niveau économique que social et culturel.
Par conséquent, pour l’heure, nous continuons de plaider en faveur d’une solution qui, dans le cadre de l’Etat fédéral, soit un gage de respect des droits des citoyens et qui renforce le fonctionnement et la cohérence de nos institutions.
Sachez en outre que nous continuerons à travailler avec la même détermination afin de rechercher des solutions institutionnelles équilibrées et respectueuses des droits des francophones.
Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Chère Madame ..., l’expression de ma meilleure considération.
Joëlle MILQUET
10 décembre 2008
Ecolo
J’ai bien reçu votre courriel du 9 juin dernier qui a retenu ma meilleure attention. La situation institutionnelle est très délicate et plus personne ne pense sérieusement que l’échéance du 15 juillet pour aboutir sur le 2e paquet des réformes institutionnelles (qui comprend la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde) pourra être tenue.
Néanmoins, Ecolo et Groen! poursuivent leur travail pour qu’une solution équilibrée soit trouvée entre la volonté des partis flamands d’obtenir pour leur région une plus grande autonomie, l’intérêt des francophones et l’intérêt de la Nation.
Un récent sondage démontre que si une majorité des citoyens flamands souhaitent plus d’autonomie, seuls 9% veulent une région flamande indépendante. En tant que parti politique, nous préparons bien entendu les différents scénarios possibles mais ce n’est pas celui de «l’après Belgique» qui mobilise notre énergie pour l’instant.
Pour découvrir en détails notre programme politique institutionnel, je vous invite à consulter liens suivants: ...
Cordialement
Jean-Michel JAVAUX
16 juin 2008
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
2 commentaires:



Très bien, cette mise à jour !
Combien y en aura-t-il par an ?
Sont-elles incluses d'office dans mon abonnement ?
Marc dit
Mon frère est politologue. Je fréquente par ailleurs l'un ou l'autre porte-parole de parti, etc. bien que je ne sois en rien impliqué moi-même politiquement.
Tous ces gens sont écœurés par la classe politique à laquelle il ne font plus confiance. Le commentaire de Javaux est pure langue de bois. Et l'élégance apparente de "la recherche d'une solution équilibrée"… est en fait de la langue de bois primaire. En clair: "on s'en fout". Les Flamands savent aussi utiliser ce ton patelin qui fleure bon le bon sens et la modération pour expliquer qu'il fallait voter las scission BHV par simple respect de la recommandation du Conseil Constitutionnel (ce qui n'était pas une injonction!). Je ne crois plus rien des Flamands mais ma déception est encore plus grande de voir la candeur absente et mollassonne des francophones…