Droits de l'Homme: La Flandre veut préparer son image
La Belgique fera l'objet en 2011 d'une évaluation de la part du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, un organe dont elle fait partie depuis trois ans. Dans cette perspective, le "Strategische Adviesraad Internationaal Vlaanderen" (SARiV-"Conseil consultatif stratégique Flandre internationale"), un organe officiel d'avis du gouvernement flamand, estime dans son rapport annuel du 15 mai 2009 que la Flandre, présentée comme une Nation à part entière, doit mieux préparer l'image qu'elle devra donner d'elle-même aux instances internationales (La Libre Belgique: "Droits de l'Homme: La Flandre soigne son image"). Le Conseil flamand constate en effet que les affaires du code du logement flamand, de la non ratification du Traité du Conseil de l'Europe sur la protection des minorités, ou de non nomination des trois bourgmestres francophones de communes de la périphérie bruxelloise, ont considérablement flétri l'image de la Flandre à l'étranger. L'enjeu est de taille parce que le Conseil des droits de l'Homme se renseignera aussi auprès d'organisations comme le Conseil de l'Europe, qui a épinglé la Flandre pour ses graves violations des droits fondamentaux des francophones de Belgique.
Ce n'est pas la première initiative flamande qui vise à influencer l'image de la Flandre à l'étranger. En avril 2008, le ministre flamand des affaires extérieures, Geert Bourgeois (N-VA, droite séparatiste) avait décidé de lancer une revue de presse électronique quotidienne en anglais à destination des étrangers. L'objectif est de "mieux" informer les faiseurs d’opinion (journalistes, ambassades, etc.) de ce qui se passe en Flandre (La Flandre veut influencer les faiseurs d'opinion). En février 2009, le Ministre-Président de la Région Flamande (Kris Peeters, CD&V) avait inauguré une "Maison de Flandre" à New York, "un bureau de promotion de la culture, de l’histoire, de l’économie et de la société flamande qui rattache la marque «Bruxelles» à la «Flandre»" (La Flandre inaugure un bureau de propagande à New York). En mars 2009, le gouvernement Flamand a mis sur pieds une équipe exclusivement chargée de l'image et de la réputation de la Flandre à l'étranger. Cette équipe, qui sera dirigée par un "manager de l'image", doit diffuser auprès des médias internationaux l'image que la Flandre souhaite avoir.
Pour l'instant, les médias internationaux restent insensibles à ces multiples tentatives de falsification ou de minimisation des violations des droits et des libertés fondamentaux des francophones de Belgique, pourtant avérés et condamnés par les plus hautes instances internationales (Réactions internationales; Vu de l'Etranger). A titre d'exemple, la BBC a consacré un article sur les décisions des autorités flamandes d'interdire l'affichage des partis francophones dans la périphérie bruxelloise pour les élections régionales et européennes du 7 juin prochain, en signe de protestation contre l'absence de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Il convient de préciser que ces interdictions sont totalement illégales même si elles sont cautionnées par le gouvernement flamand, à l'unanimité (lire aussi: Epuration politique et linguistique dans la périphérie bruxelloise). L'article de la BBC a été publié le 5 mai 2009 (Rupture linguistique dans les élections belges, BBC: "Language rift in Belgian election").
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
8 commentaires:


Cette démarche est fort tardive car le mal est fait et laissera des traces.
De toutes manières, c'est à nous, francophones, de garder en mémoire toutes les forfanteries et autres vexations flamandes.
Rappel: nous sommes nombreux et majoritaires à Bruxelles et pouvons, par notre vote, faire opposition aux flamands afin qu'ils sachent est beaucoup trop tard pour se refaire une virginité...
Anonyme dit
rappel: 30 % de bxl n'est pas belge, 10 % est flamand. il vous reste 60 %. cela implique la parite, car au nivo national c' est exactement la meme chose (60% de flamands versus 40% de franco).
desole, mais si on joue le jeu de la majorite, il faut savoir compter et le jouer a chaque echelle.
Anonyme dit
Olivier
tu fait trop d'honneur aux politiciens flamands. vraiment. penser qu'il y a un ''Masterplan'' suppose une intelligence que moi je ne vois pas. En ik ben Vlaams he!
Non menneke: toute la politique de notre pays peut s'expliquer par une seule strategie: la volonte du CDV et du PS pour obtenir une majorite. Longtemps ils ont essaye de faire cela au nivo national, cela n`a jamais marche, et hop, on commence a creer 2 communautes ou la ils peuvent etre le chef.
si simple que cela! pourquoi notre bxl tant aime est si mal gere? parce que c'est le parking ideal pour les mandataires rates au nivo regional/national pour avoir un boulot. que ferai Mangain dans une bxl a la parisienne? rien, nikse. idem pour tout les ministres bxlois, les bourgemestres etc...c'est pour cela que tu n'aurais jamais ton reve realite: trop d'interet locaux a perdre.
neanmoins, bonne chance - au moins tu es claire, mais un peux partiel (comme certains partis flamandes le sont aussi ;-))
ps - je viens de regarder les listes de ton parti: cela me frappe qu'il sont surtout originaire de communes de bxl-west, c'est a dire les plus pauvre de bxl...does it ring a bell?
melodius dit
J'adore l'hypocrisie flamoutche; en Flandre, on prône l'assimilation pure et simple, on refuse toute expression dans une langue autre que le flamoutche, mais à Bruxelles, là tout d'un coup on se fait le chantre de la multiculturalité la plus débridée. Je tiens quand même à signaler à nos copains flamoutches que personne n'est dupe: "flamani", en marocain de Bruxelles, ce n'est pas un compliment. Et ce ne sont pas les machins flamoutcho-marocains de Bertje qui vont y changer quoi que ce soit. Bruxelles sera de langue française Messieurs, et c'est principalement de votre propre faute.
Anonyme dit
@ melodius
t' ennerve pas! partout en flandre tu peux achter tes pistolets en francais et en 90% des cas tu les recevra aussi. on essaye la meme chose chez les boulangers francophone?
et parlant de hypocrisie: si les flamands disent: 1 taal en Flandre (et je suis contre hein!) ils sont des insuportables non-democrates, si les francoph disent: 1 langue a bxl, ils sont des heros de la democratie...un peu gemakkelijk non?
comme disait l'autre: les extremes se touchent non?
Jaio dit
Olé olé olé, rien à voir avec le match de foot de demain mais avec les élections de juin, ça oui.
La campagne vient de commencer, comme pour confirmer tout ces dires, je n'ai pas encore rien reçu de la part des partis francophones bruxellois (Dorment-ils?), par contre, en une semaine j'ai déjà reçus deux fois du Belang. Dans la première on y allait assez molo en piquant sur Piqué et en nous suggerant de dire oui à une gestion forte,une alternative claire,un bon climat "entrepreneurial", une gestion policière coordonnée et ...Un respect des deux groupes linguistiques. Ce qui voudrait sûrement dire, 50/50 pour une communauté de 90/10!
Dans la deuxième on vous dit carrément de choisir la langue flamande et la liste des candidats flamands! Cela, en nous incitant à la haine raciale envers les marocains qui pour eux sont tous des extrémistes musulmans. A bon entendeur...
Anonyme dit
Bizarre, bizarre, depuis 62 ans j'ai toujours entendu dire que le recensement linguistique était banni dans notre beau pays.
Et qu'entend-t-on depuis que Bruxelles-Capitale est en jeu? "Il y a tant de francophones à Bruxelles, mais les 2/3 sont des immigrés"... etc...etc...
Faudrait savoir. Ces chiffres ont été bannis et maintenant ils auraient valeur de statistique? Tout cela parce que les flamingants les mettent sur table?
Allons, Messieurs nos ministres francophones, que diable, bougez-vous!
Il est où le pouvoir? Là où se trouve la désinformation? Nooooooooooooon!
Anonyme dit
@ Anonyme
"que ferai Mangain dans une bxl a la parisienne?" ou plutôt
Que ferait Maingain dans un Bruxelles à la parisienne?
Awel, Anonyme, d'abord ça veut dire quoi à la parisienne? Zegedis, nog 'n ouwe... mythe de flamand? Ou l'amalgame de tous les francophones avec les amateurs du rassemblement à la France?
Un peu de sérieux, astemblief!
Maingain, laissez-le tranquille, il n'en a rien à faire de Paris et... Bruxelles sera toujours Bruxelles. Même si cela dérange les nationalistes flamands.
Maintenant, nous avons tous voté, nous avons répété les mêmes idioties ou presque, tant pis, nous avons les politiciens que nous méritons d'avoir.
En zelfs als het vlaams volk zijn nationalistische meerderheid heeft versterkt zullen de brusselse franstaligen nooit opgeven. In 't nederlands zodat iedereen het goed kan verstaan en ook omdat we het beu zijn van alle "tweetalige vlamingen" die onze taal hakkelen.