Epuration politique et linguistique dans la périphérie bruxelloise
La commune de Hal, située dans l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) a adopté un règlement selon lequel seuls les partis flamands pourront coller leurs affiches sur les panneaux mis en place par la commune à l'occasion des élections régionales et européennes du 7 juin prochain en Belgique (Le Soir: "Les partis francophones interdits d’affichage"). A Affligem, les autorités ont décidé de surcoller les affiches francophones avec des affiches blanches (Affichage électoral en francais interdit dans la périphérie bruxelloise).
Plusieurs autres communes de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde ont, elles, décidé de ne pas installer de panneaux électoraux pour éviter le collage d’affiches en français. C’est le cas pour Opwijk, Merchtem, Beersel, Kapelle-op-den-Bos, Machelen, Ternat et Meise. Elles distribuent également des dépliants incitant au refus de tracts électoraux en français dans les boîtes aux lettres. Overijse a refusé d'apposer le sceau communal sur des formulaires de "présentation de candidats par des électeurs" pour le scrutin européen du 7 juin (Violence politique à Overijse et Steenokkerzeel).
Les autorités flamandes vont aussi décourager aussi la distribution par la Poste de tracts en français. Enfin, 21 bourgmestres flamands de Hal-Vilvorde (HV) ont annoncé qu'ils refusent d'organiser les élections européennes du 7 juin prochain dans leur commune en signe de protestation contre la non-scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles Hal-Vilvorde (BHV: 21 communes flamandes refusent d'organiser les élections européennes). Les citoyens sont également appelés à refuser leur collaboration à l'organisation de ces élections "afin de rendre ces élections impossibles". Les citoyens flamands qui avait suivi l'appel à la désobéissance civile lors des législatives de 2007 avaient été acquitté par la justice flamande.
L’UF (Union des Francophones), liste commune des quatre partis francophones en Flandre, s’insurge contre la décision prise par la commune de Hal d’interdire l’affichage francophone. Lors d’une question orale posée au parlement flamand par le député au parlement flamand et tête de liste UF pour les élections régionales en Flandre, Christian Van Eyken, le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen (Open VLD), a expliqué qu’il ne pouvait pas s’y opposer car l’affichage est libre et pas soumis aux lois linguistiques. L’UF a répondu qu’elle usera de toutes les voies de recours possible dès qu’elle constatera que les autorités publiques entravent l’affichage électoral des partis francophones.
Plusieurs autres communes de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde ont, elles, décidé de ne pas installer de panneaux électoraux pour éviter le collage d’affiches en français. C’est le cas pour Opwijk, Merchtem, Beersel, Kapelle-op-den-Bos, Machelen, Ternat et Meise. Elles distribuent également des dépliants incitant au refus de tracts électoraux en français dans les boîtes aux lettres. Overijse a refusé d'apposer le sceau communal sur des formulaires de "présentation de candidats par des électeurs" pour le scrutin européen du 7 juin (Violence politique à Overijse et Steenokkerzeel).
Les autorités flamandes vont aussi décourager aussi la distribution par la Poste de tracts en français. Enfin, 21 bourgmestres flamands de Hal-Vilvorde (HV) ont annoncé qu'ils refusent d'organiser les élections européennes du 7 juin prochain dans leur commune en signe de protestation contre la non-scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles Hal-Vilvorde (BHV: 21 communes flamandes refusent d'organiser les élections européennes). Les citoyens sont également appelés à refuser leur collaboration à l'organisation de ces élections "afin de rendre ces élections impossibles". Les citoyens flamands qui avait suivi l'appel à la désobéissance civile lors des législatives de 2007 avaient été acquitté par la justice flamande.
L’UF (Union des Francophones), liste commune des quatre partis francophones en Flandre, s’insurge contre la décision prise par la commune de Hal d’interdire l’affichage francophone. Lors d’une question orale posée au parlement flamand par le député au parlement flamand et tête de liste UF pour les élections régionales en Flandre, Christian Van Eyken, le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen (Open VLD), a expliqué qu’il ne pouvait pas s’y opposer car l’affichage est libre et pas soumis aux lois linguistiques. L’UF a répondu qu’elle usera de toutes les voies de recours possible dès qu’elle constatera que les autorités publiques entravent l’affichage électoral des partis francophones.
Le ministre de l'Intérieur, le flamand Guido De Padt (Open VLD) a demandé ce mercredi 7 mai en Commission de la Chambre au gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, de prendre les mesures adéquates pour que les élections puissent être organisées dans le respect des lois. Le gouverneur a répondu "aucune loi n'impose le placement de tels panneaux. Une circulaire est une recommandation et non un instrument légal. Le non-placement de panneaux n'a donc aucune influence sur la légalité du déroulement des élections" (La Libre Belgique: Panneaux électoraux: le gouverneur De Witte ne bougera pas"). Les autorités flamandes ne prendront donc aucune initiative sur l'absence de panneaux électoraux officiels.
Il faut rappeler que le Ministre des Affaires Intérieures de la Région flamande, Marino Keulen (Open VLD, "Démocrates Libéraux Flamands") avait signé le 24 novembre 2008 l'arrêté refusant la nomination de trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise, démocratiquement élus lors des élections communales du 8 octobre 2006, au motif qu’ils n’auraient pas respecté une circulaire flamande, connue sous le nom de circulaire Peeters, qui interdit le bilinguisme dans les communes dites "à facilités" situées autour de Bruxelles et habitées majoritairement par des francophones (Bourgmestres flamands et francophones: deux poids, deux mesures).
Ce lundi 4 mai, le CDH (Centre Démocrate Humaniste) a lui aussi condamné l'attitude de ces communes. "Alors que le Conseil de l'Europe et l'ONU ont déjà condamné à plusieurs reprises les agissements de la Région flamande en matière de non-respect des minorités, le CDH regrette que ces communes décident de stigmatiser encore une fois les minorités désireuses de vivre en Flandre", a-t-il expliqué dans un communiqué. Le Conseil d'Etat a confirmé par ailleurs dans deux avis du 3 février 2009 que l'interdiction de la propagande électorale faite dans une autre langue de la région est inconstitutionnelle car elle viole le principe de la liberté d'emploi des langues consacrée à l'article 30 de la constitution, a encore indiqué le parti.
Le président la Fédération bruxelloise du PS et vice-président du Parti Socialiste (PS), Philippe Moureaux, a condamné ce mercredi 6 mai "avec la plus grande vigueur les manoeuvres grotesques et par ailleurs totalement illégales visant à proscrire l'affichage de listes francophones" en Brabant flamand. Il a souligné que lors des réunions consacrées à la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, les partis flamands avaient avancé comme argument "que les francophones pourraient, sur un pied de stricte égalité, se présenter sur les listes de Hal-Vilvorde". Selon Philippe Moureaux "Les dernières mesures prises par les bourgmestres flamands de la périphérie pour empêcher les partis et les candidats francophones d'exister dans l'espace public prouvent que cet argument n'a aucune valeur et que les 'bonnes intentions' affichées dans ces discussions ne sont en fin de compte qu'une farce qui masque un véritable processus d'épuration politique et linguistique" (La Libre Belgique: "Moureaux: une épuration politique et linguistique").
Le Rassemblement Wallonie-France Bruxelles-France (RWF-RBF) a rappelé qu'il propose depuis longtemps une consultation des populations de la périphérie bruxelloise sur leur statut dans le cadre d’un référendum sous contrôle international. Selon ce parti, il s'agit de la seule méthode démocratique permettant de fixer pacifiquement et objectivement les nouvelles frontières et de préserver ainsi les droits fondamentaux des francophones qui ont été placés contre leur gré en Flandre lors de la fixation arbitraire de la frontière linguistique en 1962, et en particulier les limites de Bruxelles en 1963 (RWF-RBF: l'appel aux Bruxellois; La frontière linguistique en-belgique).
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
6 commentaires:


Bonjour,
Je trouve votre blog très enrichissant, cela change de tout ce que l’on peut lire habituellement. Bonne continuation et merci.
Anonyme dit
le RWF oublie une chose: bxl est la capitale de Flandre et donc rien est possible sans eux non plus.
et la frontiere linguistiqe a ete voulu par les franco en premier lieu, pour ne pas devoir faire face a la puissance montante des flamands...les derniers auraient sans cela, comme dans chaque democratie, pu controler le pays (car majorite) entier. c'est donc surtout du cote francophone que on gange avec les frontieres.
et en ce qui concerne MOUREAUX.... allez voir la gestion de Molenbeek pour savoir quel model bxlois lui veut.
Anonyme dit
marino keulen qui dit : "Une circulaire est une recommandation et non un instrument légal" m'a fait bondir de ma chaise le parfait exemple du deux poids deux mesures à la flamande ...
Anonyme dit
olivier: faut savoir ce que tu veux: si le conseil d' etat support la scission de BHV, on dit: muertre! si le conseil dis que Bxl ne peux pas etre la capital etc.. c' est un bon conseil d' etat....
d' ailleurs: c'est la premiere fois que je lis que le Conseil d'etat a dis cela.
entre guimet: je suis pour Bxl: trilingue et capital de l' europe.
jc
Anonyme dit
@ Anonyme du 14 mai:
Vriendje, peux-tu me dire une fois pourquoi alors les flamands doivent encore faire une Mars op Brussel?
C'est quoi ce bazar? Faudrait savoir!
Anonyme dit
@ anonyme du 18 mai
aucune idee pourquoi ces cons du KVHV (katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond) veulent faire des manifs a bxl. cela me depasse aussi.
comme cela me depasse pq une cantite casi egale des mes compatriotes franco veulent se rattacher a la France.
(et par cela je ne veux pas insinuer que c'est la meme chose).
je suppose que - des 2 cotes - on a un peu perdu la vue de la realite?