Le CD&V veut communautariser les allocations familiales
La Présidente du CD&V ("Chrétiens Démocrates et Flamands"), Marianne Thyssen, a plaidé ce dimanche 10 mai 2009 pour l'instauration, par le gouvernement flamand, d'une allocation pour les familles flamandes, complémentaire aux allocations familiales, en s’inspirant de l’assurance dépendance mise en place en Flandre, et condamnée par la Cour de justice des Communautés européennes (La Flandre condamnée par la Justice Européenne). Les allocations familiales sont toujours une compétence fédérale que le CD&V voudrait d’ailleurs transférer aux Régions. En attendant, tous les Flamands, y compris ceux de Bruxelles, pourraient bénéficier de cette allocation flamande complémentaire (De Morgen: "CD&V wil aanvullende, Vlaamse gezinstoeslag").
Le Président du parti de droite nationaliste flamand N-VA ("Nouvelle Alliance Flamande"), Bart De Wever, s’est déclaré satisfait de la proposition du CD&V, qu’il avait d’ailleurs lancé lui-même lors du congrès électoral de son parti en février dernier. Il s’agit d’un des points les plus importants dans le programme électoral de la N-VA pour les élections régionales du 7 juin 2009. Ce parti plaide pour une allocation complémentaire de 500 Euro par an pour chaque enfant flamand. Cette mesure coûterait environ 100 millions d’Euro. Bart De Wever souligne cependant qu’il préfère une scission totale des allocations familiales entre les enfants francophones et flamands.
Le CDH ("Centre Démocrate Humaniste") dénonce une "stratégie communautariste"qui vide le principe "un enfant = un enfant", tend à faire "deux poids, deux mesures" au sein des familles belges et annonce le retour des velléités régionalistes. Ce parti indique dans un communiqué "La proposition du CD&V met en danger le principe de la préservation de la solidarité interpersonnelle au sein de l'État fédéral et notamment de la sécurité sociale". Le CDH observe également qu'il serait particulièrement difficile de déterminer, à Bruxelles, quelle famille appartient au groupe linguistique flamand (La Libre Belgique: "Le CDH fustige la proposition d'une allocation complémentaire").
Pour le président du FDF ("Front Démocratique des Francophones"), Olivier Maingain "Le CD&V revient avec une de ses vieilles obsessions, celle d'entamer le caractère fédéral de la sécurité sociale dans une matière qui serait à l'avantage de la Communauté flamande. La communautarisation des allocations familiales est inacceptable car elle créerait à Bruxelles une discrimination entre habitants et conduirait tôt ou tard au principe de la sous-nationalité, tant voulue par les partis nationalistes flamands" (La Libre Belgique: "FDF: le CD&V ne vise pas le bien-être des familles").
Il convient de rappeler que depuis le 1er février 2009, le gouvernement flamand accorde une réduction de précompte professionnel uniquement aux travailleurs qui sont domicilés en Région Flamande. Il s'agit d'une réduction forfaitaire annuelle de 250 ou 300 Euro selon la tranche de revenus annuels imposable (La campagne publicitaire des libéraux flamands insulte les Wallons). En pratique, cela signifie que, pour un salaire brut identique, les salariés des entreprises bruxelloises qui habitent la Région Flamande reçoivent un salaire net plus élevé que leurs collègues qui habitent en Wallonie ou à Bruxelles. La nouvelle proposition flamande relative aux allocations familiales va plus loin puisque la discrimination se baserait sur la langue utilisée et non pas le lieu de domicile.
Le Président du parti de droite nationaliste flamand N-VA ("Nouvelle Alliance Flamande"), Bart De Wever, s’est déclaré satisfait de la proposition du CD&V, qu’il avait d’ailleurs lancé lui-même lors du congrès électoral de son parti en février dernier. Il s’agit d’un des points les plus importants dans le programme électoral de la N-VA pour les élections régionales du 7 juin 2009. Ce parti plaide pour une allocation complémentaire de 500 Euro par an pour chaque enfant flamand. Cette mesure coûterait environ 100 millions d’Euro. Bart De Wever souligne cependant qu’il préfère une scission totale des allocations familiales entre les enfants francophones et flamands.
Le CDH ("Centre Démocrate Humaniste") dénonce une "stratégie communautariste"qui vide le principe "un enfant = un enfant", tend à faire "deux poids, deux mesures" au sein des familles belges et annonce le retour des velléités régionalistes. Ce parti indique dans un communiqué "La proposition du CD&V met en danger le principe de la préservation de la solidarité interpersonnelle au sein de l'État fédéral et notamment de la sécurité sociale". Le CDH observe également qu'il serait particulièrement difficile de déterminer, à Bruxelles, quelle famille appartient au groupe linguistique flamand (La Libre Belgique: "Le CDH fustige la proposition d'une allocation complémentaire").
Pour le président du FDF ("Front Démocratique des Francophones"), Olivier Maingain "Le CD&V revient avec une de ses vieilles obsessions, celle d'entamer le caractère fédéral de la sécurité sociale dans une matière qui serait à l'avantage de la Communauté flamande. La communautarisation des allocations familiales est inacceptable car elle créerait à Bruxelles une discrimination entre habitants et conduirait tôt ou tard au principe de la sous-nationalité, tant voulue par les partis nationalistes flamands" (La Libre Belgique: "FDF: le CD&V ne vise pas le bien-être des familles").
Il convient de rappeler que depuis le 1er février 2009, le gouvernement flamand accorde une réduction de précompte professionnel uniquement aux travailleurs qui sont domicilés en Région Flamande. Il s'agit d'une réduction forfaitaire annuelle de 250 ou 300 Euro selon la tranche de revenus annuels imposable (La campagne publicitaire des libéraux flamands insulte les Wallons). En pratique, cela signifie que, pour un salaire brut identique, les salariés des entreprises bruxelloises qui habitent la Région Flamande reçoivent un salaire net plus élevé que leurs collègues qui habitent en Wallonie ou à Bruxelles. La nouvelle proposition flamande relative aux allocations familiales va plus loin puisque la discrimination se baserait sur la langue utilisée et non pas le lieu de domicile.
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
4 commentaires:


"La communautarisation des allocations familiales est inacceptable car elle créerait à Bruxelles une discrimination entre habitants "
Desolé, cette remarque et fausse: la région flamande n'a pas de pouvoir à Bruxelles, ses habitants seraient donc pas concernés.
Idem pour les cadeaux de 300€ de la VLD: est-ce vous avez déjà entendu un FDF ou autre Bruxellois se plaindre que les habinats de la France qui travaillent en Belgique ont, à salaire brut égale, un salaire net plus élévé que nos habitants?
Anonyme dit
tu te trompes olivier. les flamands de bxl ne touchent pas les 300 euro du VLD et ne sont pas en mesure de toucher ce que le CDV propose non plus.
Anonyme dit
Et c'est là qu'avec "5 minutes de courage politique" on referme le piège sur ces flamingants > taxons le travail sur son lieu de prestation : le financement de Bruxelles sera perennisé et son rôle de capitale ne devra plus faire l'objet de la mendicité !
Fred dit
Du point de vue de la régionalisation des Allocations Familiales, ce qui est drôle, c'est que dans les années 60, ce sont les Wallons qui l'ont demandés, car les Flamands avaient une démographie plus élevée. Demande, bien entendu (et heureusement) refusé car basée sur le principe de solidarité par ces même Flamands. Comme quoi on retient toujours ce que l'on veut de l'histoire !!! De mon point de vue (et du point de vue de tous les sociologues), sabrer dans la solidarité est une connerie, car Messieurs les Flamands, regardez cette Wallonie qui vous a nourri pendant 130 années et la nécessité de solidarité de votre part dont elle a eu besoin ces 25 - 30 dernières années et demandez-vous dans 10, 20 ou 30 ans si ce n'est pas vous qui seraient demandeur !!!