Flamandisation du Jardin botanique de Meise
Le Jardin botanique de Belgique, l’un des plus importants du monde, est situé à Meise, dans la périphérie flamande de Bruxelles. Il s’agit d’une institution fédérale au patrimoine entièrement belge, financée depuis toujours par l'argent des contribuables des trois Régions. Initialement installée à Bruxelles, elle avait été déménagée, faute de place, à partir de 1939, à Meise, en Flandre, à 3 km de Bruxelles, alors que la Belgique était encore unitaire. A l’époque, aucun Francophone n’imaginait que la Flandre exigerait un jour de faire main basse sur cette institution de renommée mondiale créée par des Francophones.
C’est en 2001, lors de la signature des accords du Lambermont, que les partis flamands ont obtenu le transfert du Jardin botanique à la Région Flamande, à condition qu’un accord de coopération entre les Communautés française et flamande soit conclu. A ce jour, les négociations entre les Communautés n'ont toujours pas abouti. Selon la dernière version du projet, les collections actuelles du Jardin resteraient fédérales et seraient accordées en prêt à durée indéterminée à la Flandre à qui serait transférée l’institution. Les nouvelles acquisitions seraient uniquement flamandes.
Quant aux employés, il est prévu que seul le personnel technique et administratif pourra encore parler français, jusqu’à leur remplacement, par départ naturel, par des Flamands. Les scientifiques francophones seront obligés de ne parler que le néerlandais avec leur hiérarchie directe, qui sera entièrement flamande et réservée à des Flamands. Les chercheurs francophones n’auront donc plus la moindre possibilité de progression dans la carrière. Par ailleurs, tous les moyens matériels des chercheurs francophones dépendront uniquement de la Flandre, sans aucune garantie d’un investissement minimum (Lien).
Lire aussi :
C’est en 2001, lors de la signature des accords du Lambermont, que les partis flamands ont obtenu le transfert du Jardin botanique à la Région Flamande, à condition qu’un accord de coopération entre les Communautés française et flamande soit conclu. A ce jour, les négociations entre les Communautés n'ont toujours pas abouti. Selon la dernière version du projet, les collections actuelles du Jardin resteraient fédérales et seraient accordées en prêt à durée indéterminée à la Flandre à qui serait transférée l’institution. Les nouvelles acquisitions seraient uniquement flamandes.
Quant aux employés, il est prévu que seul le personnel technique et administratif pourra encore parler français, jusqu’à leur remplacement, par départ naturel, par des Flamands. Les scientifiques francophones seront obligés de ne parler que le néerlandais avec leur hiérarchie directe, qui sera entièrement flamande et réservée à des Flamands. Les chercheurs francophones n’auront donc plus la moindre possibilité de progression dans la carrière. Par ailleurs, tous les moyens matériels des chercheurs francophones dépendront uniquement de la Flandre, sans aucune garantie d’un investissement minimum (Lien).
Lire aussi :
La Libre Belgique: "Le jardin de toutes les convoitises"
La Libre Belgique: "Tensions communautaires au jardin botanique"
La Libre Belgique sur le souk communautaire
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
6 commentaires:


Sire! Il n'y a plus de jardins!
Anonyme dit
@ wanda
M: - Sire! Ils ne nous laisseront que des miettes!
A: - Oui mon brave, c'est bien pour cela qu'ils n'ont toujours pas fait sécession. Il y a encore tant de richesses dans notre beau pays! Quand ils auront mis la main sur l'essentiel, nous aurons la paix. Enfin!
P: - Ma, qu'attandent donque les politiciane frrrrrancophones?
M: - On se le demande, malgré leurs beaux discours, ce sont encore et toujours les nationalistes flamands qui mènent la danse et qui décideront du jour et de l'heure pour aborder le sujet des seules questions institutionnelles qui ont de l'intérêt pour eux. Le reste... que les francophones s'en contentent!
melodius dit
Et itou pour le musée de Tervueren semble-t-il. Je doute que l'expropriation de tous les bâtiments bruxellois de la région flamande suffise à compenser cette perte.
Anonyme dit
J’aurais tendance à ne pas faire trop de cas de la langue qu’utiliseront les chercheurs francophones dans leurs contacts avec le personnel administratif, voire avec leur hiérarchie. Le enjeu réel est la langue dans laquelle ils rédigeront leurs communications; or on peut prédire que cette langue de toute façon ne sera pas le français, ni le néerlandais au demeurant. Le vrai drame, ce n’est pas ce que vous indiquez, mais le fait que le français en tant que langue scientifique ait été totalement et méthodiquement détruite ces dernières décennies, et qu’il n’est même plus possible aujourd’hui, attendu que les revues francophones ont été systématiquement liquidées en France même, d’écrire en français un article scientifique de haut niveau dans une revue renommée. Je vois souvent des sites internet d’universités francophones, wallonnes y compris, où l’on chercherait en vain le moindre mot de français. Il me semble que c’est là un enjeu capital pour l’avenir du français, en regard duquel la langue utilisée dans l’administration à Meise me paraît ― pour rester courtois ― assez accessoire.
Torsade de Pointes
Anonyme dit
J’aurais tendance à ne pas faire trop de cas de la langue que devront utiliser les chercheurs francophones dans leurs contacts avec le personnel administratif, voire avec leur hiérarchie. Le enjeu réel est la langue dans laquelle ils rédigeront leurs communications; or on peut prédire que cette langue de toute façon ne sera pas le français, ni le néerlandais au demeurant. Le vrai drame, ce n’est pas ce que vous indiquez, mais le fait que le français en tant que langue scientifique ait été totalement et méthodiquement détruite ces dernières décennies, et qu’il n’est même plus possible aujourd’hui, attendu que les revues francophones ont été systématiquement liquidées en France même, d’écrire en français un article scientifique de haut niveau dans une revue renommée. Je vois souvent des sites internet d’universités francophones, wallonnes y compris, où l’on chercherait en vain le moindre mot de français. Il me semble que c’est là un enjeu capital pour l’avenir du français, en regard duquel la langue utilisée dans l’administration à Meise me paraît ― pour rester courtois ― assez accessoire.
Anonyme dit
un livre vient de sortir qui traite de l'interdiction de la langue francaise en louisiane, et en voici la critique..
'Ces quatre nouvelles remarquables de sensibilité, de charme et de tendresse dans leur dimension tragique trouvent une unité dans le combat universel contre l'oppression sous toutes ses formes. La Louisiane et ses habitants de langue française, les Acadiens, Cadiens, puis Cajuns, deviennent, grâce à l'immense talent d'écrivaine de Marie-Laure de Shazer, le symbole de tous les combats pour la liberté. L'auteure démontre avec une grande maestria et une écriture magnifique qu’aux Etats-Unis, terre d'accueil si l'en fut, où la liberté de parole, de langue et de culture est constitutionnellement défendue avec âpreté, les droits irréprésibles des Cajuns furent cruellement et légalement bafoués en Louisiane et ce, en plein XXème Siècle. Le 'Jardin de la Louisiane' que Marie-Laure de Shazer chante si bien, est appelé à devenir un lieu imaginaire mythique, symbole de dignité et de liberté pour tous. Il représente parfaitement ce que Thomas Jefferson définit dans la Constitution américaine comme ces 'droits inaliénables: la vie, la liberté et la poursuite du bonheur'.' tapez sur google quatre vies dans le jardin de la louisiane ou voir le site www.unprsouth.com