Le martyrologe de la Commission communautaire flamande
Bruselo.info est un projet de l’Assemblée de la Commission communautaire flamande (VGC) qui est compétente pour une série de services réservés aux Flamands de Bruxelles: écoles et bibliothèques, clubs de sport et plaines de jeux, accueil de la petite enfance et soins aux personnes âgées, théâtres et concerts. La VGC déclare, sans rire, que "Bruxelles était autrefois une ville néerlandophone qui a pris au fil du temps des allures cosmopolites" (ndlr: 92% des Belges bruxellois appartiennent au groupe linguistique français, 96% des Bruxellois parlent le français). Je vous invite à lire les différents documents publiés par la VGC, un véritable festival de martyrologe flamingante, de révisionnisme historique, et de négation de la réalité sociologique et linguistique de Bruxelles.
Bruxelles, une ville flamande devenue cosmopolite.
Bruxelles, une ville néerlandaise dominée par une Cour et des autorités françaises.
Bruxelles, une ville flamande francisée devenue bilingue et multiculturelle.
La Flandre et Bruxelles, du mur des lamentations à Avignon.
Quelques extraits publiés par l'autorité flamande:
"L'origine néerlandophone de Bruxelles est indéniable … Bruxelles a d'ailleurs été longtemps plus flamande que la Flandre ... Chacun devrait savoir que géographiquement, Bruxelles n'est pas une ville frontalière mais est entourée de toutes parts par le territoire flamand; qu'historiquement, Bruxelles est une ville flamande, aussi flamande qu'Anvers et Gand, et que son illustre patrimoine culturel est flamand." (ndlr: Bruxelles n'a jamais été une ville flamande. Bruxelles est une ville brabançonne, située dans la province du Brabant, séparée des Flandres).
"Vers la fin du dix-neuvième siècle, Bruxelles fut l'objet d'une francisation massive sous la pression de l'élite francophone de la Belgique unitaire. La connaissance du français devient une condition sine qua non pour obtenir un poste ou une promotion. En face, le néerlandais est affaibli comme autre langue de référence. Le déclin économique de la Flandre au milieu du 19e siècle contribue encore à ce qu’on identifie le flamand avec la pauvreté, l’arriération et la rusticité. La langue, comme la tenue vestimentaire, trahit la position sociale et le degré de civilisation."
"Il faut aussi tenir compte de la manière dont l’enseignement primaire sert de machine de guerre à la francisation ... En violation de la loi linguistique votée par le Parlement en 1914, qui introduisait aussi l’enseignement primaire obligatoire, la francophonie bruxelloise impose la liberté totale des parents dans le choix des langues, cachant sa manœuvre de francisation derrière le voile pudique de la liberté intellectuelle."
"La Seconde Guerre mondiale menaça de porter un coup fatal à la langue néerlandaise à Bruxelles. A la Libération, la population bruxelloise paya lourdement la collaboration des nationalistes flamands avec l'occupant nazi. Tout ce qui était flamand à Bruxelles était systématiquement associé à la trahison et la collaboration ... Le recensement linguistique de 1947 le reflétait déjà, la manière dont les manifestants pendant les marches flamandes sur Bruxelles en 1961 et 1962 sont accueillis comme un défilé de nazis le dit plus clairement encore."
"La première décennie qui suivit la Seconde Guerre mondiale, les années cinquante et soixante du siècle dernier, peuvent être décrites comme les années 'de catacombes' pour les Flamands bruxellois. Une période pendant laquelle ils devaient compter sur leurs propres forces pour défendre la survie de leur langue, de leur culture, de leur enseignement. Il fallait alors du courage et du dévouement pour se profiler comme Flamand à Bruxelles. Je suis moi-même d'une génération d'enfants qui devaient essuyer des injures, se faisaient traiter de 'sale flamin' ou jeter des pierres à la tête pendant la récréation tout simplement parce qu'ils étaient flamands."
"Alors que la Flandre se néerlandise, Bruxelles se francise, aussi bien verticalement génération après génération, qu’horizontalement via le nombre croissant de communes qui tombent sous ce statut linguistique: de neuf à treize, puis seize, puis dix-neuf. L’urbanisation et la sub-urbanisation vont donc de pair avec la francisation, le niveau national et le niveau communal de prise de décision se renforçant mutuellement. Jusque dans les années 60, quand le Mouvement Flamand devient assez puissant pour s’attaquer à la situation linguistique à Bruxelles, ses dix-neuf communes sont dominées par le français."
"La communauté flamande a réalisé un véritable exploit à Bruxelles. Une communauté affaiblie et opprimée est devenue en dix ans florissante, dynamique et sûre d'elle. Marqués par leur position d'infériorité et leur lutte pour la survie de leur culture pendant les années de catacombes, les Flamands bruxellois ont appris plus vite que les autres à faire cause commune. .. La communauté flamande tout entière peut contribuer à l'avenir de la seule capitale que nous ayons; il y a là un défi à relever pour nous tous. Ne serait-ce que pour cette seule raison, la Flandre ne doit jamais lâcher Bruxelles, doit chérir Bruxelles."
"Le fait que les Flamands ne veulent pas reconquérir entièrement cette ville (ndlr: à 92% francophone), qu'ils tiennent compte de la population francophone est la preuve de leur grande modération, de leur bon sens et de leur réalisme. Cette concession est une grande constante ... Le statut et la viabilité du néerlandais dépendent toutefois en première instance du nombre de Néerlandophones à Bruxelles. Ce nombre est lui-même fortement dépendant de l’afflux de Néerlandophones de Flandre. Ainsi, la moitié des Bruxellois qui grandissent dans une famille néerlandophone sont nés hors de Bruxelles. Il est donc important que les Flamands qui travaillent à Bruxelles choisissent aussi d’y habiter."
"Vers la fin du dix-neuvième siècle, Bruxelles fut l'objet d'une francisation massive sous la pression de l'élite francophone de la Belgique unitaire. La connaissance du français devient une condition sine qua non pour obtenir un poste ou une promotion. En face, le néerlandais est affaibli comme autre langue de référence. Le déclin économique de la Flandre au milieu du 19e siècle contribue encore à ce qu’on identifie le flamand avec la pauvreté, l’arriération et la rusticité. La langue, comme la tenue vestimentaire, trahit la position sociale et le degré de civilisation."
"Il faut aussi tenir compte de la manière dont l’enseignement primaire sert de machine de guerre à la francisation ... En violation de la loi linguistique votée par le Parlement en 1914, qui introduisait aussi l’enseignement primaire obligatoire, la francophonie bruxelloise impose la liberté totale des parents dans le choix des langues, cachant sa manœuvre de francisation derrière le voile pudique de la liberté intellectuelle."
"La Seconde Guerre mondiale menaça de porter un coup fatal à la langue néerlandaise à Bruxelles. A la Libération, la population bruxelloise paya lourdement la collaboration des nationalistes flamands avec l'occupant nazi. Tout ce qui était flamand à Bruxelles était systématiquement associé à la trahison et la collaboration ... Le recensement linguistique de 1947 le reflétait déjà, la manière dont les manifestants pendant les marches flamandes sur Bruxelles en 1961 et 1962 sont accueillis comme un défilé de nazis le dit plus clairement encore."
"La première décennie qui suivit la Seconde Guerre mondiale, les années cinquante et soixante du siècle dernier, peuvent être décrites comme les années 'de catacombes' pour les Flamands bruxellois. Une période pendant laquelle ils devaient compter sur leurs propres forces pour défendre la survie de leur langue, de leur culture, de leur enseignement. Il fallait alors du courage et du dévouement pour se profiler comme Flamand à Bruxelles. Je suis moi-même d'une génération d'enfants qui devaient essuyer des injures, se faisaient traiter de 'sale flamin' ou jeter des pierres à la tête pendant la récréation tout simplement parce qu'ils étaient flamands."
"Alors que la Flandre se néerlandise, Bruxelles se francise, aussi bien verticalement génération après génération, qu’horizontalement via le nombre croissant de communes qui tombent sous ce statut linguistique: de neuf à treize, puis seize, puis dix-neuf. L’urbanisation et la sub-urbanisation vont donc de pair avec la francisation, le niveau national et le niveau communal de prise de décision se renforçant mutuellement. Jusque dans les années 60, quand le Mouvement Flamand devient assez puissant pour s’attaquer à la situation linguistique à Bruxelles, ses dix-neuf communes sont dominées par le français."
"La communauté flamande a réalisé un véritable exploit à Bruxelles. Une communauté affaiblie et opprimée est devenue en dix ans florissante, dynamique et sûre d'elle. Marqués par leur position d'infériorité et leur lutte pour la survie de leur culture pendant les années de catacombes, les Flamands bruxellois ont appris plus vite que les autres à faire cause commune. .. La communauté flamande tout entière peut contribuer à l'avenir de la seule capitale que nous ayons; il y a là un défi à relever pour nous tous. Ne serait-ce que pour cette seule raison, la Flandre ne doit jamais lâcher Bruxelles, doit chérir Bruxelles."
"Le fait que les Flamands ne veulent pas reconquérir entièrement cette ville (ndlr: à 92% francophone), qu'ils tiennent compte de la population francophone est la preuve de leur grande modération, de leur bon sens et de leur réalisme. Cette concession est une grande constante ... Le statut et la viabilité du néerlandais dépendent toutefois en première instance du nombre de Néerlandophones à Bruxelles. Ce nombre est lui-même fortement dépendant de l’afflux de Néerlandophones de Flandre. Ainsi, la moitié des Bruxellois qui grandissent dans une famille néerlandophone sont nés hors de Bruxelles. Il est donc important que les Flamands qui travaillent à Bruxelles choisissent aussi d’y habiter."
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
8 commentaires:



Vous dites que Bruxelles n’a jamais été une ville flamande, car elle était une ville brabançonne. Pour une définition restrictive du mot « flamand », vous avez raison. D’ailleurs, dans cette même définition restrictive, Anvers n’est pas flamand non plus. En tout cas, Anvers et Bruxelles étaient néerlandophones, c’est-à-dire le patois brabançon parlé à Bruxelles à l’époque était une variation du néerlandais.
L’histoire de la francisation de Bruxelles est bien décrite dans cet extrait cité. À l’exception de l’usage au sens large du mot « flamand », je ne vois aucune instance de révisionnisme historique.
Vous dites que les autorités flamandes nient la réalité sociologique et linguistique de Bruxelles. Mais vous niez la réalité vous-même quand vous dites que Bruxelles est à 92 % francophone et 8 % néerlandophone. C’est vrai que les Bruxellois, quand ils doivent choisir entres les langues officiels sur leur territoire (ou bien le néerlandais, ou bien le français) choisissent à 92 % le français. Mais c’est faux d’y déduire que 92 % des Bruxellois est francophone.
(Dans ce même point de vue, la périphérie flamande autour de Bruxelles serait à 100 % néerlandophone, car le choix entre les langues officielles y est limité à une seule option !)
Officiellement, Bruxelles est bilingue, mais la réalité est qu’elle est une métropole multiculturelle. On n’y parle pas seulement le français et le néerlandais, mais aussi l’anglais, l’arabe, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le turc, le berbère, le portugais, le grecque moderne, … Peur tout ceux, pas de facilités ! À peine la moitié des bruxellois ne parle que le français à la maison. La réalité linguistique y est beaucoup plus complexe que vous le dites.
francophonedebruxelles dit
Adhémar,
Voilà votre retour!
Effectivement, dans la périphérie francophone de Bruxelles, annexée et occupée politiquemen par les autorités flamandes depuis 1963, il n'y a qu'une seule langue officielle, imposée au mépris de la population locale, le flamand.
A Bruxelles, bilingue, deux langues sont officielles. Les dernières statistiques offcielles (7 juin 2009)indiquent que 92% des Belges bruxellois appartiennent au groupe linguistique français. Si l'on élargit aux non-belges, ce taux s'élève à 96%.
96%. Que faut-il ajouter? C'est clair et net. Bruxelles est aussi français que Paris ou Lyon, ne vous en déplaise. Suggestion: occupez-vous de vos territoires, Anvers, Gand et autres, villes multiculurelles. Moi, je ne mêle pas des territoires flamands. Merci de nous respecter.
Anonyme dit
Oui evidemment, cacher derriere le cosmopolitisme la realite qui effraye cest une tentation, car si Bruxelles n'appartient à personne, la flandre peut y pretendre comme une terre sur la Lune. Les jeunes gens d'origine maghrébines le plus souvent parlent entre eux le francais, il ne reste plus que leurs parents pour parler leur langue d'origine et encore maitrisent ils toujours le francais. Le passage sur la tolerance des flamands envers les francophones de Bruxelles tres drole ou effrayant à choisir selon l'humeur du temps.
Brent.M.Frere dit
@ Adhemar
Erreur: la langue néerlandaise n'a jamais eu droit de cité à Bruxelles ! Ce n'est en effet qu'entre 1815 et 1830 que l'occupant néerlandais a tenté d'imposer la langue néerlandaise en Belgique, et il n'y est jamais arrivé, que ce soit dans la partie Nord ou Sud du pays, au point que (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Révolution_belge#L.E2.80.99union_des_oppositions)
[i]"Le souverain [néerlandais] [b]assouplit la réglementation en matière d'emploi des langues le 28 août 1829[/b]. [...] [b]Au début de 1830, le souverain[/b] [...] [b]rétablit la liberté linguistique (4 juin)[/b][/i]
La vérité historique à ses droits. On n'a [u]jamais[/u] accepté de se faire impose l'emploi du néerlandais (langue d'importation et de l'occupant) à Bruxelles !
Anonyme dit
"La vérité historique à ses droits. On n'a [u]jamais[/u] accepté de se faire impose l'emploi du néerlandais (langue d'importation et de l'occupant) à Bruxelles !"
ll serait surtout utile que cette vérité historique soit répétée, diffusée et même enseignée dans la Communauté Française.
Qu'attendons-nous? Et que de temps perdu!
Une société d'assurance bien connue à Liège s'adresse encore aujourd'hui à un de ses assurés en néerlandais en mentionnant le nom de rue en français (la Poste serait bien en peine de s'y retrouver autrement) et 4000 - Luik... Manifestement, à part ses affaires, cette entreprise se croit exister sur une autre planète.
Que le FDF s'étende en Wallonie, qu'il entreprenne enfin la communication que la "Communauté Française" n'a pas su ou n'a pas voulu assumer. Mais qu'il le fasse surtout efficacement et rapidement car le temps presse, s'il n'est déjà trop tard.
Keops dit
Bruxelles, fondée par Charles de France
Le "coeur" de la ville et certains rituels d sa fondation son inspirés de Paris, dixit les livres de l'historien Paul de Saint-Hilaire.
melodius dit
J'adore "l'oppression", version flamande, qui consiste en "l'imposition" de la liberté de choisir sa langue.
Cette simple phrase suffit à discréditer tout le reste. Le fait premier est que Bruxelles est une ville massivement et volontairement francophone qui tolère - à tort - les misérables stratégies de flamandisation d'une minorité qui se comporte en cinquième colonne d'un pays étranger.
Anonyme dit
"En tout cas, Anvers et Bruxelles étaient néerlandophones, c’est-à-dire le patois brabançon parlé à Bruxelles à l’époque était une variation du néerlandais."
Qu'Anvers ait été et soit néerlandophone, personne de sensé ne le conteste et certainement pas les francophones.
L'importance du nombre de personnes parlant le néerlandais et l'anversois est cependant prioritaire tout autant que majoritaire...
Que Bruxelles ait été flamande (c'est-à-dire qu'on y parlait le patois brabançon) est une réalité.
Qu'elle ait été néerlandaise sous l'occupation hollandaise pendant 15 ans l'est est une réalité historique, sachant qu'ils n'ont jamais réussi à imposer le néerlandais comme langue officielle dans la capitale (fait déjà prémonitoire de ce qui se passe aujourd'hui), en dépit de leur présence qui va de 1815 à 1830.
Qu'aujourd'hui, VANDAAG, Bruxelles soit composée d'une population francophone à 92% et néerlandophone à 8% (constat fait sans consultation populaire ou referendum, ces moyens n'étant pas "admis" par la Constitution et surtout par la Flandre afin ne pas officialiser une situation qui va à l'encontre de ses intérêts) est une réalité. Personne d'autre de sensé que les Flamands ne le conteste.
L'importance du nombre de personnes parlant le français et le brabançon à Bruxelles doit tout aussi qu'à Anvers être prioritaire autant que majoritaire.
Si la réalité bruxelloise est beaucoup plus complexe qu'on le dit, à nos politiciens de tous bords de modifier la Constitution.
Vous dites? Comment? Je n'entends pas! Articulez! Les-Fla-mands-ne-sont-pas-d'ac-cord?