Le symptôme belge au Vatican
Ce dimanche 11 octobre 2009, le pape a proclamé 5 nouveaux saints en la basilique Saint-Pierre de Rome, dont le Père Damien (Jozef de Veuster), né à Ninde, dans le Brabant Flamand, en Belgique. Le Roi et la Reine, ainsi qu'une importante délégation politique, dont les Présidents du Sénat et de la Chambre et le Premier Ministre, étaient présents. L’homélie prononcée par Benoît XVI était constituée d’un passage en néerlandais, ensuite en allemand, et enfin en français (Lien).
Dans le texte en néerlandais, le pape a déclaré que le pays natal du Père Damien était la Flandre. Il s’est donc projeté dans l’esprit des Flamands qui considèrent la Flandre comme leur véritable pays, bien plus que la Belgique, terme qu’il n’a d’ailleurs jamais utilisé dans son discours en néerlandais: "Jozef De Veuster, qui reçut le nom de Damiaan dans la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, quitta la Flandre, son pays natal, en 1863, à l'âge de 23 ans, pour annoncer l'Evangile à l'autre bout du monde, sur les îles Hawaï.".
Par contre, dans le texte en français, le pape parle de "L'Eglise en Belgique"; mais il ne présente pas la Belgique comme le « pays » du Père Damien, ce qui aurait pu froisser, dit-on, les Flamands, alors que de nombreux Francophones considèrent naturellement la Belgique, toute la Belgique, comme « leur » pays. « En ce 20ème anniversaire de la canonisation d’un autre saint belge, le Frère Mutien-Marie, l’Eglise en Belgique est unie une nouvelle fois pour rendre grâce à Dieu pour l’un de ses fils reconnu comme un authentique serviteur de Dieu. »
Ensuite, le pape prononce la petite phrase suivante: "saint Damien nous entraîne à choisir les bons combats (cf. 1 Tim 1, 18), non pas ceux qui portent la division, mais ceux qui rassemblent". Le détail croustillant est que cette phrase n’apparaît pas dans le texte en néerlandais. Le pape pense-t-il donc qu’il revient aux « Belges francophones », et non aux Flamands, d’enterrer la hache de guerre communautaire? Un comble quand on a pris connaissance de la multiplication des incidents suscités par les autorités flamandes.
Selon une bonne source, le choix des mots dans l’homélie du pape, et le reproche ciblé sur les Francophones de Belgique sont le résultat d’un intense lobbying exercé par les diplomates belgo-flamands présents à Rome.
Dans le texte en néerlandais, le pape a déclaré que le pays natal du Père Damien était la Flandre. Il s’est donc projeté dans l’esprit des Flamands qui considèrent la Flandre comme leur véritable pays, bien plus que la Belgique, terme qu’il n’a d’ailleurs jamais utilisé dans son discours en néerlandais: "Jozef De Veuster, qui reçut le nom de Damiaan dans la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, quitta la Flandre, son pays natal, en 1863, à l'âge de 23 ans, pour annoncer l'Evangile à l'autre bout du monde, sur les îles Hawaï.".
Par contre, dans le texte en français, le pape parle de "L'Eglise en Belgique"; mais il ne présente pas la Belgique comme le « pays » du Père Damien, ce qui aurait pu froisser, dit-on, les Flamands, alors que de nombreux Francophones considèrent naturellement la Belgique, toute la Belgique, comme « leur » pays. « En ce 20ème anniversaire de la canonisation d’un autre saint belge, le Frère Mutien-Marie, l’Eglise en Belgique est unie une nouvelle fois pour rendre grâce à Dieu pour l’un de ses fils reconnu comme un authentique serviteur de Dieu. »
Ensuite, le pape prononce la petite phrase suivante: "saint Damien nous entraîne à choisir les bons combats (cf. 1 Tim 1, 18), non pas ceux qui portent la division, mais ceux qui rassemblent". Le détail croustillant est que cette phrase n’apparaît pas dans le texte en néerlandais. Le pape pense-t-il donc qu’il revient aux « Belges francophones », et non aux Flamands, d’enterrer la hache de guerre communautaire? Un comble quand on a pris connaissance de la multiplication des incidents suscités par les autorités flamandes.
Selon une bonne source, le choix des mots dans l’homélie du pape, et le reproche ciblé sur les Francophones de Belgique sont le résultat d’un intense lobbying exercé par les diplomates belgo-flamands présents à Rome.
Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.
6 commentaires:



donc si je comprend bien les francophones n'osent pas froisser les flamands en ne osant pas exprimé ce qui est une vérité (il était belge), par contre les flamands se soucient guère des francophones quand ils nient l'existance de la belgique. C'est bien dans l'esprit des belgicains qui ont peur de salir les chaussures avec lequelles les flamands marchent sur leurs plattes bandes
wanda dit
Ça y est, le pape est avec nous, vous êtes chocolat :)
Anonyme dit
et vous savez pq le pape est avec les flamoush? pcque c'est un vieux nazi lui-meme!
ah non peut-etre!
je trouve que ton blog est en train de derailler completement....
symptomes dit
Très bon article !
Gael
francophonedebruxelles dit
@anonyme: pourquoi il déraille? Que suggérez-vous? Merci.
Anonyme dit
Nazi, on a osé l'écrire... enfin!
En bon francophones, ajoutons "qui se ressemble s'assemble".
Je pense effectivement que la 'sensibilité' papale teintée de nationalisme allemand trouve un écho cohérent dans l'idéologie indépendantiste de la Flandre.
Tout cela est bien beau.
Ce qui l'est moins, c'est que la stratégie habituelle de lobbying a porté ses fruits en tronquant la réalité au détriment des francophones.
Rien de bien nouveau. Mais c'est encore une bonne raison pour ne pas hésiter à les virer rapidement.
Enfin! Ils ne pourront plus que se nuire à eux-même.