jeudi 29 octobre 2009

Pascal Smet menace ouvertement Bruxelles

Le ministre du gouvernement flamand en charge de l’Enseignement, de la jeunesse, de l’égalité des chances et des affaires bruxelloises, Pascal Smet (SP.a, parti socialiste flamand), a fait approuver ce lundi 26 octobre 2009 sa note de politique générale 2009-2014 pour Bruxelles (Lien vers le document en pdf). Virage à 180 degrés pour celui qui n’a cessé de clamer haut et fort son identité bruxelloise alors qu’il était ministre de la mobilité dans le gouvernement Picqué de la Région de Bruxelles de 2004 à 2009.

Il explique son nouvel intérêt pour Bruxelles (p.13): "Bruxelles est la capitale de la Flandre et de l’Europe. Bruxelles est un laboratoire pour la Flandre. Bruxelles est aussi un accès sur le monde pour la Flandre. Bruxelles, en tant que capitale européenne, a une forte dimension mondiale. En soutenant le positionnement de Bruxelles comme cadran d’appel et point central de l’Europe, on renforce le rôle de la Flandre comme région européenne centrale et la Flandre peut se profiler pour la communauté internationale présente."

Les différents chapitres sont éloquents: "Vlaanderen voor Brussel", "Brussel voor Vlaanderen", "Vlaanderen in Brussel", "Brussel in Vlaanderen", "Het Nederlands in Brussel", etc. Il confirme l'offensive flamande dans un entretien donné au journal "Le Soir" ce mercredi 28 octobre (p.4). Question du journaliste: "Objectif flamandisation?". Réponse de Pascal Smet: "La note rompt avec le passé. La philosophie ? La Flandre est là pour Bruxelles et Bruxelles est là pour la Flandre; la Flandre doit être dans Bruxelles et Bruxelles doit être dans la Flandre."

Le nuage de mots-clés, dont la taille reflète la fréquence, généré par le logiciel Wordle.


Pascal détaille les points importants de sa note de politique générale : "On va créer sur la place de la Monnaie le « Muntpunt ». Ce sera notre vitrine, un endroit où on donne de l’info sur la présence flamande à Bruxelles … Muntpunt, ce sera aussi une agence autonome pour développer notre politique, vendre et expliquer Bruxelles d’une autre manière, en Flandre et à Bruxelles, avec les navetteurs ... Je veux faire quelque chose avec eux, les utiliser comme ambassadeurs de Bruxelles en Flandre. Et moi je serai le premier ambassadeur de Bruxelles en Flandre."

En ce qui concerne l'enseignement néerlandophone à Bruxelles, il déclare: "Les limites de l'enseignement néerlandophone sont atteintes. Sa qualité se détériore ... Il y a, dans l'enseignement néerlandophone, trop de gens qui ne maîtrisent pas le néerlandais. Beaucoup d'enfants ne parlent pas le néerlandais à la maison, ne regardent pas la télé en néerlandais, leur maman n'a pas de diplôme, ils vivent dans un quartier défavorisé. Quand cela se passe dans une ville dont la lingua franca est le français, c'est encore pire, parce que l'enfant ne vit même pas dans un environnement néerlandophone".

"Des solutions?" demande le journaliste. Réponse: "Il faut un certain nombre de néerlandophones par classe. Le but n'est pas de flamandiser, hein! ... Si des enfants choisissent le primaire néerlandophone, il faut qu'ils aient accompli leur dernière maternelle dans une école néerlandophone. Ceci entrera en vigueur le 1er septembre 2010. A défaut, il faut un test linguistique pour tester les capacités de suivre. On demande un engagement écrit des parents qui choisissent une école néerlandophone. Il faut que l'enfant regarde Ketnet, fasse des activités socio-culturelles en flamand."

Enfin le Ministre Smet menace ouvertement d'introduire une procédure en conflit d'intérêts par la Région flamande afin de bloquer le budget ... de la Région bruxelloise: "Je reconnais que les ministres bruxellois doivent faire un effort trop dur. Mais ils refusent de repenser la façon dont la Région fonctionne! ... Au fond, est-ce que la Flandre ne devrait pas introduire un conflit d'intérêts contre cette politique? Après tout, c'est quand même la capitale de la Flandre! On doit forcer Bruxelles à auditer la manière dont la Région est organisée. Si les Bruxellois ne sont pas capables de le faire, d'autres devront intervenir."


Cette attitude flamande vous interpelle? L'auteur vous invite à mener une Réflexion identitaire.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Mais quand donc les francophones vont-ils se démarquer de cette région flamande qui fait tout pour se faire détester?

Il y a longtemps que les gouvernements successifs se comportent comme des gosses dans un bac à sable.

Une fois de plus, Smets en l'occurrence, se permet d'em.... un maximum de gens dans leur vie quotidienne.

Et qui, à Bruxelles-Capitale en tous cas, paie cette bande de rigolos au mental de GO (j'ai peu rit autant qu'avec les vrais, heureusement) qui peuvent se gargariser de ce genre d'"innovation", alors qu'ils vivent dans le confort le plus agréable de leur choix payé de nos deniers?

Consultants et autres brainstormeurs ont dû plancher au tarif horaire maximum pour arriver à ce genre de résultat.

Quant à la participation des navetteurs flamands, mon oeil. Ils sont bien trop pressés de rentrer chez eux, fuyant une capitale qu'ils détestent tout en se taillant avec un salaire qu'ils dépensent ou thésaurisent en Flandre.

En attendant, les dossiers aussi fondamentaux que l'ingérence dans les affaires des communes "à facilités" se radicalisent et les décisions vexatoires à l'égard de tout ce qui bouge et qui n'est pas flamand se multiplient.

Que tous les francophones qui désirent l'indépendance immédiate de la Flandre lèvent la main...
eh bien, sans exagérer, j'en compte au moins 2.780.000 (980.000 + 1.800.000 pour être clair).

Il ne nous reste donc plus qu'à convaincre les 2.320.000 autres personnes rapidement (avec ou sans le MR, le MF/FDF ou même les autres...) pour rassembler 51% de francophones réfractaires au pays fédéré tel qu'il existe actuellement.

Et en finir avec les triples saltos de P Smet, le numéro de passe-passe d'H. Van Rompuy et toute la troupe de rigolos qui nous mènent par le bout du nez.

Anonyme a dit…

Pourquoi les flamands sont-ils autant frustrés ? Pourquoi tout ce qu'ils font dans leur vie se résume à combattre leurs voisins du sud et défendre la langue des voisins du nord alors qu'il détestent les hollandais ?

C'est une psychanalyse de toute cette communauté qu'il faudrait leur payer...

Anonyme a dit…

Ah, si c'était vrai!
Au moins, on pourrait alors leur accorder la scission de la Sécurité Sociale!

Anonyme a dit…

BON DEPART