Aérorport de Zaventem: le profit pour la Flandre, les nuisances pour Wallonie et Bruxelles

L'Union belge contre les nuisances des avions (UBCNA) a affirmé ce vendredi 18 décembre que le secrétaire d'Etat fédéral à la Mobilité, le flamand Etienne Schouppe (CD&V), bloquait l’exécution de l’accord entériné sur les nuisances liées aux activités de l'aéroport national de Zaventem: "préférant un pourrissement de ce dossier totalement favorable à sa propre région du Noordrand, en accentuant la souffrance sur la région de Bruxelles-Capitale, la périphérie francophone de Bruxelles et le Brabant Wallon" (Lien vers le communiqué de l'UBCNA; lire aussi: RTL-Info: "Zaventem: Schouppe ferait barrage à l'accord au profit de la Flandre").

Plus d’un an après l’entérinement de cet accord, seulement un tiers du contenu de cet accord a été appliqué: les utilisations de piste le samedi, dimanche, et pendant les nuits ainsi que la limitation du nombre de vols de nuit par le départ de DHL vers Leipzig (qui n’est pas imputable à Schouppe). Quant au système prévu de diminution des quotas de bruit admis par les avions de jour et de nuit, il "ne produira pas réellement ses effets avant le 25 octobre 2014, puisqu’à l’insu du Gouvernement Fédéral, Schouppe tolère pendant 5 ans de nombreuses exceptions qui permettent aux avions les plus bruyants d’encore opérer pendant 5 ans de jour comme de nuit."

L’UBCNA ajoute: "Etienne Schouppe, ancien mandataire communal de Liedekerke (ndlr: commune située en Flandre), est juge et partie dans ce dossier; puisqu’une importante route de décollage depuis la piste 25 vers la balise de Chièvres (Route du Ring) frôle les limites de sa commune, et qu’il veut tout faire pour dévier ou supprimer ce corridor aérien de Liedekerke en le renvoyant vers le territoire de Bruxelles. Schouppe a clairement montré sa partialité et son manque flagrant d’objectivité dans ce dossier, il est au Gouvernement pour bétonner le plan de dispersion de ses prédécesseurs Anciaux et Landuyt, en développant le trafic aérien au profit de la Flandre mais avec toutes les nuisances pour Bruxelles, la périphérie francophone et maintenant aussi le Brabant Wallon."

Image d'archive. Depuis, rien n'a changé: la Flandre utilise l'Etat fédéral belge pour mener sa politique nationaliste tandis que les gouvernants francophones restent inertes. Ils disposent pourtant d'outils pour protéger la Wallonie et Bruxelles comme l'enclenchement d'une procédure en conflit d'intérêts.

3 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Ik heb enkele jaren in Schaarbeek (Haachtsesteenweg) gewoond en de opstijgende vliegtuigen boven Brussel maken inderdaad een oorverdovend lawaai. Zaventem ligt gewoon in een te dicht bevolkt gebied.

    Bravo dus voor het success van Charleroi(Bruxelles-Sud).
    Niet alleen voor de economische ontwikkeling van onze Waalse broeders mar ook voor de rust van de Brusselse inwoners.


    melodius dit

    Voilà comment mère Flandre traite "sa" capitale. On est ému de se sentir à ce point aimé. Mais rassurez-vous amis flamands, c'est tout à fait réciproque.


    Anonyme dit

    Dank u voor deze objektieve woorden. Graag zouden we hetzelfde van Vlaamse politiekers willen horen. Traduction: Merci pour ces mots objectifs. Nous aimerions en entendre autant des politiciens flamands.

    Zaventem n'est même pas situé à des distances avantageuses pour tous les habitants de la Région Flamande.

    Alors... la volonté de nuire à la Région de Bruxelles-Capitale et de dégoûter ses habitants prévaut. Le but ultime étant son annexion à la Flandre.

    Alors... la chute drastique de la valeur économique de Bruxelles-Capitale permettra l'accès, prioritaire aux Flamands, de l'immobilier tombé à des prix dérisoires... la Flandre devra enfin apprendre à respecter la démocratie sous peine de voir les sociétés multinationales et l'UE se délocaliser... elle paiera enfin ce qu'elle est incapable d'anticiper actuellement.