Les pompiers en colère contre les discriminations linguistiques
Les pompiers bruxellois ont manifesté ce jeudi 21 janvier afin que le gouvernement bruxellois modifie les lois linguistiques discriminatoires (La Libre Belgique: "Pompiers mécontents: Faire évoluer la loi linguistique"). Le Gouvernement bruxellois de Charles Picqué (PS, "Parti Socialiste") avait adopté en 2005 un cadre linguistique qui attribue près de 30% des emplois à des Flamands alors que le volume des affaires traitées en néerlandais par le Service de l'incendie et de l'Aide médicale urgente (SIAMU) n’est que de 8% à Bruxelles. Le Conseil d’Etat a donc logiquement annulé cette clef de répartition. Cinq années plus tard, le gouvernement bruxellois n’a toujours pas proposé un cadre linguistique qui respecte la loi. Conséquence: les recrutements, nominations, et promotions des pompiers sont bloqués.
Une délégation des pompiers bruxellois a été reçue par le Ministre-Président Charles Picqué, le Ministre bruxellois des Finances et du Budget Jean-Luc Vanraes (Open VLD, libéraux flamands), et le secrétaire d'Etat en charge du SIAMU Christos Doulkeridis (Ecolo). Pour Charles Picqué, "il faudra dans les mois qui viennent, dans le cadre d'une négociation politique globale, arriver à un accord pour modifier la loi linguistique... Je demanderai également que le point soit repris dans les discussions sur les réformes institutionnelles futures". Cette éventuelle "négociation" est vouée à l’échec. La Flandre rejette en effet "toute modification unilatérale de la législation linguistique à Bruxelles ... en vertu du principe d'homogénéité territoriale et linguistique" (cfr La note Peeters en français).
Une délégation des pompiers bruxellois a été reçue par le Ministre-Président Charles Picqué, le Ministre bruxellois des Finances et du Budget Jean-Luc Vanraes (Open VLD, libéraux flamands), et le secrétaire d'Etat en charge du SIAMU Christos Doulkeridis (Ecolo). Pour Charles Picqué, "il faudra dans les mois qui viennent, dans le cadre d'une négociation politique globale, arriver à un accord pour modifier la loi linguistique... Je demanderai également que le point soit repris dans les discussions sur les réformes institutionnelles futures". Cette éventuelle "négociation" est vouée à l’échec. La Flandre rejette en effet "toute modification unilatérale de la législation linguistique à Bruxelles ... en vertu du principe d'homogénéité territoriale et linguistique" (cfr La note Peeters en français).
8 commentaires:


Pourquoi les pompiers ne vont-ils pas manifester en Flandre ou devant les institutions flamandes en claironnant leurs sirènes au lieu d'emm. les bruxellois ?
Ce que je trouve pas ecologique, pas environemental et pas mental tout-court, c'est leur manie de faire aller les sirènes dès qu'il sortent de la caserne et quand il n'y a pas d'urgence et que les rues sont desertes en réveillant, si besoin,un million d'habitants pour aller "sauver" le chat de la voisine qui ne sait pas descendre de l'arbre où il est monté!
Ce que je trouve mou et plat,soumis mais suffisant, ce sont les boniments de Charles Piquet qui nous raconte qu'il a tout fait pour Bruxelles et il n'en rate pas une pour prouver le contraire.La ville est infestée de travaux inutiles qui sont mal faits et souvent déjà refaits deux ou trois fois depuis son élection et il continue de prétendre que Bruxelles n'a pas assez d'argent en faisant les yeux doux aux flamands pour avoir des clopinettes.Aux détracteurs il dit que Bruxelles est la ville qui, par rapport aux ville wallonnes, gaspille moins.Quelles références!
melodius dit
Je suggère à Doulkeridis la méthode flamande dite "Peeters"; il n'a qu'à pondre une circulaire "interprétative"...
Anonyme dit
La notion de service à la population qu'ont nos responsables politiques est éminemment arbitraire.
Quand la maison brûle, ce n'est ni en français, ni en flamand.
Facile? Oui.
Mais les pompiers sont suffisamment bien drillés que pour savoir ce qu'il faut faire, dans la plupart des cas qui se présentent à eux... on va encore me servir les tués de la 1ère guerre et l'accident ferroviaire de Pécrot?
Ce n'est pas comparable puisque chez les pompiers les chefs de corps et les subordonnés directs sont effectivement bilingues. Les autres ne parlent pas, ils bossent.
A la SNCB, chi tu veux parrrler frrranchais, cha devrrra, euh, pourra che fairrre, mais diffichilement. Cha prrrend du temps, mais ch'est pas grrraaaf, le vigiteurrr n'a qu'à... ch'adapter.
On ne les voit pas manifechter, cheux-là.
Les équipes d'intervention des pompiers sont constituées de personnes qui se connaissent et travaillent en équipe sans aucun souci linguistique.
Et pour ce qui est des usagers, dans un accident de la route avec les passagers d'une voiture venant d'Espagne ou de Lettonie par exemple, pensez-vous que les intervenants, dont eux, souvent, ne puissent pas faire leur boulot pour une question linguistique?
Les pompiers ont raison de manifester. D'ailleurs, si les autres travailleurs des services publics faisaient de même, il y devrait y en avoir du monde dans les rues pour manifester! Mais j'oublie que les personnels assis derrière un bureau sont des navetteurs flamands, pour la plupart, convaincus de connaître et de parler français en nous servant leur baragouin.
Souvent obligé de leur faire répéter, et plusieurs fois même, le public, c'est-à-dire celui qui paie tout ce beau monde, perd son temps mais ne peut surtout pas perdre patience, au risque de se mettre à dos tout un bureau de l'Administration, soi-disant au service de la Population.
Drôle de service, en réalité. Dans le privé, ils seraient déjà virés depuis belle lurette.
Le recrutement des pompiers bruxellois est le seul service public constitué d'habitant de Bruxelles, majoritairement francophone, et des environs immédiats. La règle vaut d'ailleurs également dans les autres Régions. Non seulement, venir de plus loin serait un non-sens, mais les Flamands ne sont pas volontaires pour aller au feu dans la capitale belge... ça vous étonne?
Bien qu'une légère amélioration des comportements ait été amorcée au cours des dernières décennies (c'est vous dire!), il n'est pas surprenant que les autres personnels dont question plus haut ne manifestent pas. Ils sont tellement bien planqués. En flamand... et à vie!
Anonyme dit
Je ne comprends pas le problème. Est-ce que ce qui fâche c'est la loi linguistique des 30% de flamands imposés ? Si oui, le ministre président de la région n'est alors pas en mesure de changer quoi que ce soit, puisque ça se joue au niveau flamand. Et pourtant quand on écoute les médias flamands on a l'impression que ce sont les flamands qui sont lésés dans l'histoire. Quelqu'un peut apporter un peu de lumière sur ce sujet ?
francophonedebruxelles dit
@melodius: excellente suggestion:)
@anonyme2: Le cadre linguistique proposé par le gouvernement bruxellois a été cassé par le Conseil d'Etat parce que la clef de répartition (30% NL et 70 FR) ne reflète pas la réalité du terrain (8% d'interventions en NL et 92% en FR). Une solution consisterait donc à proposer un cadre linguistique adapté aux dossiers traités. Le problème est que la minorité parlementaire flamande à Bruxelles, sur-représenté, a un droit de véto. Donc, Bruxelles est dans l'impasse. A moins que le fédéral décide de changer les lois linguistiques. Mais cela demande un accord ... de la Flandre. Et dans ce cas aussi, elle s'opposera à toute modification.
Il n'y a donc pas de solution et ce tant que Bruxelles ne sera pas une Région réellement à part entière, ce que refuse d'ailleurs la Flandre. En clair, cela passera donc par une autodétermination populaire des Bruxellois sur le statut de Bruxelles. Que cela plaise à la Flandre ou pas.
Anonyme dit
Je reviens avec mon leitmotiv: Pourquoi ne se sont-ils pas encore barrés?
Cette fois, j'aimerais que ceux qui ont des idées nous les communiquent, j'ai bien les miennes, mais je voudrais élargir mon champ de vision!
francophonedebruxelles dit
Je ne comprends pas. Qui devrait se "barrer" et pourquoi?
Anonyme dit
Dans un groupe de travail, quel qu'il soit, les empêcheurs de travailler en rond sont relégués aux dernières places pour laisser la place aux attitudes positives.
Dans le groupe Belgique, la Flandre est systématiquement opposée à toute initiative positive pour l'emploi, la sécurité sociale et toutes autres décisions prises pour le bien-être de la population, sauf... en Flandre.
Et s'ils ne se barrent pas, les Flamands, virons-les. Nous aurons toujours nos pompiers, nous pourrons enfin les rémunérer au salaire qu'ils méritent. Sans plus devoir tenir compte de la minorité congrue des Bruxellois flamands qui nous empêche d'avancer depuis trop de temps.