Mouvement Flamand: "Crève, France"

La Flandre Française correspond à la majeure partie de la Région du Nord-Pas de Calais. Lille est sa principale ville mais elle compte d’autres villes importantes comme Douai, Dunkerque, Bailleul, Arras, Boulogne, Maubeuge, etc. Cette Région fut arrachée militairement aux Pays-Bas Espagnols par la France de Louis XIV à la fin du 17ième siécle. Certains nationalistes flamands estiment que la France a mené une politique de francisation qui a conduit à la quasi-disparition de leur langue et de leur culture. Ils réclament la reconquête de ce qu'ils appellent un "territoire perdu", comme Bruxelles, et son annexion à un futur Etat flamand ou pan-néerlandais.

Le "mouvement flamand" (Lien) se définit comme une construction anti-française. La fête de la communauté flamande de Belgique célèbre la bataille des "Éperons d'or", qui a opposé les milices flamandes aux troupes françaises le 11 juillet 1302. Les francophones de Belgique, principalement à Bruxelles et dans sa périphérie, subissent régulièrement des manifestations flamandes aux cris "Franse Ratten, Rol uw Matten" ("Rats Français, Faites vos bagages"), une autre référence flamande aux batailles flamandes contre les troupes françaises de Napoléon (littéralement: "Rats Français, Roulez vos nattes"). Exemple: Lien.

Les plus radicaux financent des "Maisons du Néerlandais", installées en France officiellement afin de "promouvoir la langue et la culture néerlandaises dans le département du Nord à travers l’information et la formation", et les tristement célèbres "Maisons flamandes" qui affichent ouvertement leur haine de l'Etat français et leur xénophobie (Lien). La milice flamingante du Voorpost, une émanation du parti d'extrême droite flamand "Vlaams Belang", plaide ouvertement pour la reconstitution de la grande nation néerlandaise, formée des Pays-Bas, de la Région Flamande, de Bruxelles, et de la Flandre Française.

La télévision publique francophone de Belgique, RTBF, a diffusé ce mercredi 6 janvier 2010 un reportage intitulé "Crève France". (Lien). Le personnage central est le premier secrétaire du "Mouvement flamand" en France, Wido Triquet. Il avait adressé deux fois, en décembre 2007 et en mai 2008, des lettres virulentes à l'encontre du Principal du Collège Michel de Swaen, à Petite-Synthe, parce qu'il n'admettait pas que l'on abandonne le nom du poête flamand Michel de Swaen au profit de Lucie Aubrac, une femme de la Résistante, engagée au service des droits de l'homme (Lien).

"CRÈVE, FRANCE ! Tout le monde sait que, parmi les Belges parlant flamand, il y a une proportion non négligeable de nationalistes d'extrême-droite, xénophobes et racistes. Mais qui sait que, en France aussi, on se réclame du Lion de Flandre? Et que certains de ces Flamands de France paient de leur personne devant les tribunaux? Évidemment, si le militant nationaliste trouve que la seule manière d¹avancer c'est de faire comme les Corses qui ne seraient respectés que depuis l¹assassinat du préfet Érignac, ça fait désordre. Pourtant le tribunal aurait pu lui accorder des circonstances atténuantes: il traite bien les Français de gaucho-sodomites, mais lui-même, il ne parle même pas flamand... Réalisateur : Aline Morcillo".

Crève, France - Partie 1


Crève, France - Partie 2


Crève, France - Partie 3

12 commentaires:

  1. Jaio Furlanâr dit

    Cela semble a des besoins folkloriques car la plupart des français flamands ne parle que quelques mots en flamand. Je pense que l'exemple donné par Michel Daerden devrait suffire à comprendre que les flamands n'ont pas intérêt à nous forcer à parler leur langue car leur manque d'humour les enduit à croire que on leur dit des gros mots même quand on essaie d'être poli:-)


    Anonyme dit

    Mort - de - rire ! Cela fait longtemps que je ne me suis pas autant marré. Le reportage atteint un sommet lorsque les 3 flamanskillons de France sont au milieu de pélerinage de l'Yser, en quête de sympathie, mais incapables de parler... le Flamand ! Demander "vous parlez Français" au pied de AVV-VVK, jamais je n'aurais imaginé plus pathétique situation ! Merci encore à l'auteur de ce blog pour ce grandiloquant moment de folklore flamando-flamand ! Une perle !


    Anonyme dit

    Ne faisons pas de publicité outrancière pour ces trois pitres,sans pour autant les laisser libre d'agir comme bon il leur semble.
    Laissons les Ex-RG ( renseignements
    généraux )s'occuper de ces canailles, dont évidemment tout indique qu'ils sacrifient à la mystique nazie. Le fait même q'ils soient très marqués
    sur le plan idéologique, les condamne par avance. Triquet est particulièrement grotesque avec ses philippiques anti-gauchistes et cie. Les quinze acolytes du cimetière se croient déjà Place de Venise en 1938 , lors de l'un des nombreux discours du Duce....

    Renaud Lachamp ( Paris )


    melodius dit

    Je tiens à signaler à l'énergumène dans le deuxième extrait qui prétend que la France serait, hors la Turquie, "le seul pays d'Europe à ne pas reconnaître ses minorités" qu'il peut ajouter à sa liste mère Flandre, qui si elle n'est certes pas encore un pays, a elle aussi choisi cette voie avec un enthousiasme qui ne se dément pas. Elle fait par ailleurs bien moins de concessions à "ses" citoyens francophones que la France n'en fait aux Bretons et aux autres Corses.

    En tout cas, un conseil à nos amis français, la Belgique a cru intelligent de traiter cette engeance flamingante avec mansuétude et on voit aujourd'hui quel est le brillant résultat de cette politique de tolérance...


    melodius dit

    Sinon, je partage l'avis de Wido et j'estime que ce lycée devrait porter un nom lié à l'histoire de sa belle région plutôt que celui d'une communiste juive polonaise. Voilà pourquoi je suggère qu'on baptise ce lycée du nom de Louis XIV, qui avait certes des ascendances espagnoles, mais n'était ni juif, ni encore moins communiste.


    Anonyme dit

    Ce billet est vraiment du "grand n'importe quoi"...
    Ces gens ne représentent rien du tout.


    Anonyme dit

    Pourquoi? Parce qu'ils sont peu nombreux?

    Leurs politiciens extrémistes aussi.

    On connaît le résultat.

    "Parlez, parlez, il en restera toujours quelque chose!" Ne l'oubliez pas.


    Anonyme dit

    Ce serait bien qu'il y ait eu plus de gens comme Melodius dans notre histoire. La crainte d'être flamandisé n'aurait plus de raison d'être puisqu'on serait tous allemands depuis longtemps.


    melodius dit

    J'ai essayé de traduire le commentaire précédent en Vloems pour tâcher de comprendre ce qui est sans nul doute une fine plaisanterie, mais ça n'en devient pas plus compréhensible pour autant. Aille ame flabbeurgastedde.


    Anonyme dit

    Au temps pour moi, Melodius, c'est moi qui t'ai mal compris au départ. D'où mon commentaire nul et non avenu.


    Flamand de France dit

    Combien de fois faudrait-il expliquer que les problématiques linguistiques ne sont pas les mêmes au nord et au sud de la frontière?

    Evidemment qu'on va parler le Français à n'importe qui s'adressera à nous dans cette langue! On n'a pas d'opinion sur les Wallons. Etre flamand en France est une identité régionale. Evidemment ça vient avec la langue de Vondel. Mais personne n'est "rattachiste" pour la Flandre belge.

    Je trouve vos critiques d'autant plus amusantes que la plupart des wallons ou bruxellois qui voudraient être français joueraient exactement ce jeu une fois qu'ils le seraient devenus.

    Sinon, comme toutes les identités fortes, ça vient plus souvent avec l'extrême-droite. Hélas, que faire? Expliquez-moi donc pourquoi le RWF utilise les polices du FN français sur toutes ses affiches? Mystérieusement, c'est génial pour vous à moment.


    fluffy82 dit

    "Je tiens à signaler à l'énergumène dans le deuxième extrait qui prétend que la France serait, hors la Turquie, "le seul pays d'Europe à ne pas reconnaître ses minorités" qu'il peut ajouter à sa liste mère Flandre"

    --> Puis-je vous rappeler que les francophones en Flandre ont autant ou aussi peu de droits que les néerlandophones en Wallonie?
    Même plus, parce que les exceptions de la loi qu'on fait dans les communes à facilités sont très bien respectés en Flandre (pour les francophones) et pas du tout en Wallonie (pour les néerlandophones).
    Parfait exemple de l'hypocrisie francophone...