Jean-Luc Dehaene: juge et partie

Jean-Luc Dehaene, ancien premier ministre CD&V, a été chargé le 24 novembre 2009 par le Roi de faire une proposition de fond au Premier Ministre et aux présidents des partis de la majorité qui mèneront la négociation sur les problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde (Le Soir: Dehaene chargé de BHV). Le bon sens aurait voulu qu’une personnalité « neutre » soit choisie. Ce n’est pas le cas.

Jean-Luc Dehaene, tête de liste du CD&V aux élections européennes du 13 juin 2004, et membre de la Conférence des bourgmestres de Hal-Vilvorde (Lien), a exhorté les communes flamandes de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde au boycottage de ce scrutin afin de protester contre la non-scission en deux arrondissements: « Bruxelles » et « Hal-Vilvorde ». Vingt-cinq bourgmestres sur trente-quatre avaient suivi l’appel de Jean-Luc Dehaene à ne pas respecter la loi.

Sur Bruxelles, Jean-Luc Dehaene déclare (Le Soir: "Le problème vient des francophones"): "Bruxelles, dans le système actuel, est un problème … elle va devoir choisir: soit elle veut être une Région à part entière et elle va mourir exsangue. Soit elle veut devenir une Région-capitale, dans laquelle il faut investir. Mais, alors, elle doit accorder un droit de regard à ceux qui investissent". En clair, la Flandre n'arrêtera sa politique d'asphyxie financière de Bruxelles que si les Bruxellois acceptent d’échanger leurs droits contre leur propre argent spolié par la Flandre.

Au niveau local, Jean-Luc Dehaene est aussi mouillé jusqu'au cou. A titre d'exemple, Vilvorde, la commune flamande dont il était mayeur en 2006, a décidé de ne plus vendre de terrains communaux qu'à des flamands (Le Soir: "Vilvorde réserve ses terrains aux seuls néerlandophones"). Une forme de "Wooncode" dans sa version la plus extrémiste. Ce faisant, l'ex-Premier ministre a violé la Convention européenne des droits de l'homme, le Pacte international des droits civils et politiques et la Constitution belge (lire aussi: Les Nations-Unies préoccupées par les pratiques flamandes).

4 commentaires:

  1. adjudentifrice dit

    Les 200 000 navetteurs flamands occupent autant d'emplois à Bruxelles mais paient leurs impôts en Flandre ! Bruxelles est donc spoliée!
    Que dirait-on si deux cent mille Italiens travaillaient à Nice mais payaient leurs impôts en Italie tout en revendiquant Nice comme leur capitale ??? Il est temps que Bruxelles taxe les navetteurs Flamands et que les Bruxellois se réveillent .


    Anonyme dit

    Mouillé jusqu'au cou, oui. Et finalement Albert II lui renvoie la patate chaude qu'il a créé lui même avec son ami Herman VRP.
    Apparemment le dossier n'avance pas et il ne reste plus beaucoup de temps. Les flamands vont-ils courir le risque d'une crise de régime juste avant la présidence européenne de la Belgique alors qu'ils se débattent dans de gros problèmes énconomiques ?????
    Je penche pour un report qui va tomber avec les nouvelles élections fédérales en 2011, et ça risque d'être détonnant.
    A moins que De haene ne sorte encore en dernière minute une tuyauterie qui réexplosera dans quelques temps. Mais je n'y crois pas. Les attaques virulentes à tout propos de la part des flamands contre Bruxelles démontrent qu'il y a un réel problème. Il suffit d'encore entendre Pascal Desmet ce midi. Comme si les problèmes de sécurité dans les quartiers défavorisés étaient propres à Bruxelles !!!!


    Anonyme dit
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    Anonyme dit

    La rupture est consommée entre le Palais et les FDF, désormais républicains et laïques, depuis que Mme Antoinette Spaak, bien que ministre d'état, n'ait pas été consultée par le dit Palais dans sa recherche de "sages".

    Le Palais aurait dû préciser qu'il était à la recherche de sages flamingants du style Martens ou Dehaene ...

    Voilà qui clarifie le paysage : voilà le Palais, avec l'appui de Léonard, disposé à écraser la francophonie belge pour asseoir un état belgo-flamand et d'ainsi préserver l'unité "belge".