Yves Desmet critique l'intolérance flamande
Ci-dessous la traduction de l'éditorial politique du quotidien flamand, De Morgen, publié le 8 mars 2010 (Yves Desmet: "Vlaams").
La Ministre Freya Van den Bossche interdit à la ville de Vilvorde de soumettre les candidats acheteurs de logements sociaux à des examens linguistiques. A juste titre, car la liberté individuelle et garantie constitutionnellement d’habiter où on le veut existe encore. Même dans un territoire dont on ne parle pas la langue, comme les pensionnés flamands le démontrent à Bénidorme.
Cela aide d’apprendre la langue, et selon la ministre on peut inciter: une obligation relative à l'apprentissage de la langue peut en effet aider à améliorer l’intégration et la vie en communauté. En même temps il s’agit d’une condition préalable à la promotion sociale dans la région pour les groupes socialement défavorisés
Malheureusement, cette exigence linguistique n’est pas dans le chef d’un certain nombre de politiques un outil pour une coexistence plus harmonieuse mais plutôt l’inverse: une tentative d'exclure dès le départ les personnes d’une autre langue. Ainsi on remarque que de nombreuses commissions qui doivent décider qui ne peut pas recevoir un logement dans les anciens et nouveaux quartiers d’expansion appliquent de façon très restrictive le sens de « lien suffisant avec la commune ».
Parfois cette angoisse est de l’intolérance, comme la commune de Hal l’a prouvé récemment, quand les deux – Flamands – participants au progamme Mijn Restaurant ont été moralement obligés de ne surtout pas donner le nom français “Les Deux” à leur établissement.
Il reste étonnant comment une partie de la population flamande - habituellement la partie qui se réfère constamment à la majorité numérique et à la richesse économique plus grande de leur région – considère l’arrivée de quelques personnes d’une autre langue comme une sorte de menace mortelle pour la Flandre. C’est cette partie du Mouvement Flamand qui a commencé à siffler lorsque la Fête du Chant National Flamand a voulu rendre hommage au Flamand de langue française, Jacques Brel.
Les Flamands doivent craindre le plus que cette même Flandre subisse de nouveaux dégâts à son image dans les pays proches et lointains, celle d’une région petite d’esprit, repliée sur elle-même et unilingue et qui décourage donc aussi les investisseurs étrangers. Aussi longtemps que nous sommes parmi nous.
Yves desmet
Commentateur politique
La Ministre Freya Van den Bossche interdit à la ville de Vilvorde de soumettre les candidats acheteurs de logements sociaux à des examens linguistiques. A juste titre, car la liberté individuelle et garantie constitutionnellement d’habiter où on le veut existe encore. Même dans un territoire dont on ne parle pas la langue, comme les pensionnés flamands le démontrent à Bénidorme.
Cela aide d’apprendre la langue, et selon la ministre on peut inciter: une obligation relative à l'apprentissage de la langue peut en effet aider à améliorer l’intégration et la vie en communauté. En même temps il s’agit d’une condition préalable à la promotion sociale dans la région pour les groupes socialement défavorisés
Malheureusement, cette exigence linguistique n’est pas dans le chef d’un certain nombre de politiques un outil pour une coexistence plus harmonieuse mais plutôt l’inverse: une tentative d'exclure dès le départ les personnes d’une autre langue. Ainsi on remarque que de nombreuses commissions qui doivent décider qui ne peut pas recevoir un logement dans les anciens et nouveaux quartiers d’expansion appliquent de façon très restrictive le sens de « lien suffisant avec la commune ».
Parfois cette angoisse est de l’intolérance, comme la commune de Hal l’a prouvé récemment, quand les deux – Flamands – participants au progamme Mijn Restaurant ont été moralement obligés de ne surtout pas donner le nom français “Les Deux” à leur établissement.
Il reste étonnant comment une partie de la population flamande - habituellement la partie qui se réfère constamment à la majorité numérique et à la richesse économique plus grande de leur région – considère l’arrivée de quelques personnes d’une autre langue comme une sorte de menace mortelle pour la Flandre. C’est cette partie du Mouvement Flamand qui a commencé à siffler lorsque la Fête du Chant National Flamand a voulu rendre hommage au Flamand de langue française, Jacques Brel.
Les Flamands doivent craindre le plus que cette même Flandre subisse de nouveaux dégâts à son image dans les pays proches et lointains, celle d’une région petite d’esprit, repliée sur elle-même et unilingue et qui décourage donc aussi les investisseurs étrangers. Aussi longtemps que nous sommes parmi nous.
Yves desmet
Commentateur politique
5 commentaires:



Hmm that's interessting but to be honest i have a hard time seeing it... wonder how others think about this..
Anonyme dit
En Belgique, on n'a pas les mêmes ristournes à la Fnac selon qu'on soit francophone ou néerlandophone
fnac.be
scandaleux
Anonyme dit
un des rares editorialistes flamands que je lis car il se depare de ses pairs quant à la question communautaire, je n'en ai pas entendu dautre que lui dire l'evidence. Il rassure ceux de nous désesperés de n'entendre aucune voix dissonante de l'autre côté. Mes salutations monsieur Desmet.
Anonyme dit
dommage qu'il y a aucune voix francophone denoncant le delire ''nous les victimes des flamands''
(affaire FNAC etant le dernier exemple)
Anonyme dit
En interdisant à la ville de Vilvorde de soumettre les candidats acheteurs de logements sociaux à des examens linguistiques la Ministre Freya Van den Bossche trahit le peuple de Flandre et, surtout, ses électeurs. Si en Belgique, la liberté individuelle d’habiter où on le veut existe, la "toujours bourgeoise" Constitution "d'ancien régime" ne contraint pas le nouvel habitant à l'apprentissage de la langue du peuple au sein duquel il va vivre. Or, cette obligation linguistique (obligation de simple respect citoyen) aiderait à l’intégration rapide du nouvel arrivant dans la communauté dont il ne parle pas la langue. Il est d'ailleurs incompréhensible qu'une telle obligation n'existe pas au niveau européen. La liberté (de ne pas faire) ne peut pas devenir un arme hypocrite d'invasion (cfr. la problématique bruxelloise,les ghettos turcs et nord-africains).
Dès lors,cette exigence linguistique, dans le chef d’un certain nombre de politiques, relève de la légitime défense et non d'un outil d'exclusion des personnes d’une autre langue. Les nombreuses commissions, qui appliquent de façon très restrictive le sens de « lien suffisant avec la commune »,agissent donc en patriotes, en résistants.
Il n'est pas étonnant, en raison de son Histoire,que la population flamande considère l’arrivée des personnes d’une autre langue comme une sorte de menace mortelle pour la Flandre.
Les Flamands ne doivent pas craindre d'affirmer leur image néerlandaise; image que l'on nie depuis le 16e siècle dans les pays proches et lointains.
Cela ne décourage pas les investisseurs étrangers puisque les Flamands comme les Hollandais pratiquent toutes les langues utiles au commerce international depuis des siècles et des siècles.
P. Coche, Uccle