Le "Vlaams Leeuw" à la Chambre des députés

Le premier ministre de la Belgique, le flamand Yves Leterme (CD&V), s'est rendu cet après midi chez le roi Albert II afin de présenter la démission de son gouvernement. Le roi s'est toutefois donné le temps de la réflexion avant d'accepter ou pas cette démission. Plus tôt dans la journée, le parti libéral flamand Open VLD) avait décidé de quitter le gouvernement fédéral en raison de l'échec de négociations sur le dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV (AFP: "Belgique: démission du gouvernement à deux mois de la présidence de l'UE").

La Belgique, sans gouvernement, s'enfonce dans une crise de régime qui pourrait lui être fatale. En effet, la dissolution des Chambres et des élections anticipées devrait s'ensuivre. Cependant, la Cour Constitutionnelle a estimé qu'il ne pourrait y avoir d'élections législatives fédérales sans qu'ait été trouvée une solution s'agissant de BHV. Cela pourrait donc signifier l’impossibilité politique et juridique de former un nouveau gouvernement fédéral et, par conséquent, la fin de la Belgique.

Pour l'homme politique le plus populaire de Flandre, le séparatiste Bart De Wever (N-VA, parti national-ethnique) la nouvelle crise fédérale contraste avec le fonctionnement efficace du gouvernement flamand. Dans ce contexte, il juge que le statu quo actuel mène au chaos total. Il appelle les partis flamands à se réunir autour d’un modèle confédéral, dans le cadre duquel toutes les compétences socio-économiques reviendraient aux autorités régionales (Le Soir: "La N-VA appelle la Flandre à choisir le confédéralisme).

Le parti d'extrême droite flamand, le Vlaams Belang, a installé à la Chambre des députés belges, une banderole réclamant l’indépendance de la Flandre. Une trentaine de personnes ont alors entonné le chant national flamand, le "Vlaamse Leeuw". Le personnel de la Chambre et le service de sécurité n'ont pas réagi. Préoccupant. D'autres nationalistes flamand, devant le siège du Premier ministre, ont manifesté aux cris "Belgie Barst" ("Belgique Crève") avant d'être repoussés par la police fédérale.

Les Bruxellois francophones s'opposent à la scission de BHV exigée par la Flandre parce qu'elle supprimerait des droits politiques et judiciaires à plus de 150 mille Francophones de la périphérie bruxelloise, dont une partie a été placée en Flandre lors de la fixation arbitraire de la frontière linguistique en 1962. Mais ils refusent aussi l'enclavement de la Région bruxelloise, à 93% francophone, dans un Etat flamand qui leur est hostile. Les Bruxellois n'accepteront jamais un accord politique qui porterait atteinte à leurs droits et libertés fondamentaux.

Chambre des Députés: L'extrême droite flamande chante le Vlaams Leeuw

6 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Ils font trop pitié ^^


    bernardo dit

    Ce me rappelle un certain 3 mai 2009 :
    Copie pour information adressée à M. le Président de la République.

    Objet : une lettre de protestation adressée par un francophone à m. le Bourgmestre de Bruxelles.


    88888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888


    François Lepelletier Le 15 mai 2009
    5 avenue du Président Wilson
    75116 PARIS
    France.

    Objet:
    LA.R. adressé à monsieur le bourgmestre de la ville de Bruxelles,
    Hôtel de ville Grand Place, 1000 Bruxelles,
    Belgique.

    Monsieur le Bourgmestre,

    Le 3 mai de passage dans votre capitale j'ai assisté , en plein cœur de votre ville , à un spectacle de rue bien surprenant.
    Deux mille "étudiants catholiques " flamands, avec crânes rasés, tambours, drapeaux régionaux et médiévaux mais aussi enfants en bas âge, vieillards et femmes enceintes ont défilé en hurlant ceci: "du cyanure pour les francophones, du cyanure pour le FDF, Rats Français foutez le camp", j'en passe et des meilleures !


    En tant que francophone je me sens menacé dans ma vie et dans ma dignité comme tous ceux témoins de cette odieuse manifestation de haine raciste.
    Je ne savais pas que dans la capitale de l'Europe des flamands en appelaient au meurtre de masse en compagnie de leurs enfants et sous l'œil bonasse de la police locale comme fédérale!
    Tout cela était visiblement autorisé, puisque la police locale (flamande) et fédérale ouvraient la procession et l'escortaient ! Le tout au nom d'un prétendu droit d'expression. De plus cette manifestation avait été annoncé plusieurs semaines à l'avance sur Internet.



    A l'automne de ma vie je ne me souviens pas de policiers français escortant aux Champs Elysées d'un air bonasse, des individus hurlant en famille " du cyanure pour les Flamands, sales Flamands foutez le camp" . Heureusement cela n'arrivera jamais ! En France, chaque fois qu'un mouvement politique profère publiquement de telles horreurs, la sanction judiciaire tombe. Et les amendes pleuvent.

    Faut-il rappeler que dans aucun pays démocratique, l'appel au meurtre et à la haine raciale ne saurait être assimilé au droit de manifester et à la liberté d'expression ?
    Faut-t-il rappeler l'Article 20 paragraphe 2 du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques, signé par la Belgique ?
    Lequel stipule que " Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l'hostilité ou à la violence est interdit par la loi."

    Or aucune suite judiciaire n'a été prise contre ces "étudiants" pour incitation à la haine raciale et au meurtre de masse.

    La conclusion qui s'impose est donc que votre autorisation a été donnée en pleine connaissance de cause .
    Les francophones, de part et d'autre de la frontière, savent désormais à quoi s'en tenir concernant leur sécurité, leurs droits, et leur dignité dans une capitale pourtant à 90% de francophone.

    Je vous prie monsieur le Bourgmestre d'agréer l'expression de mes sentiments distingués.




    Nota Bene:

    Copie de la présente sera adressée à tous les journaux français et européens, à mon ambassade ainsi qu'aux ambassades européennes et américaines avec les enregistrements sonores et vidéo disponibles sur Internet.


    http://francophonedebruxelles.blogspot.com/2009/05/des-etudiants-nationalistes-flamands.html


    melodius dit

    Qu'ils chantent. Bientôt on va les faire danser. Un belle gigue !;-)

    Mon Dieu que je suis soulagé que cette sinistre comédie se termine.


    Anonyme dit

    Certains flamands reprennent les mêmes méthodes fascistes que celles adoptées lors de la montée du nazisme en Allemagne. Intimidations dans la rue, réduction des droits de ceux qui sont différents et tout cela dans une légalité bourgeoise et bon enfant.
    La peste brune revient, elle n'est pas loin de la France.
    Il s'écoulera peu de temps avant que des slogans ils ne passent aux actes. C'est étonnant comme les plats d'antan repassent.


    Jean Simon dit

    Cette prise de contrôle du Parlement est bien une tentative de déstabilisation politique chère aux fascistes de tout temps.
    "La déstabilisation en sport d’opposition est un ensemble d’actions visant à amoindrir l’équilibre mental de l’adversaire. Elle pour effet de perturber l’organisation du jeu adverse dans le but de prendre le dessus. Elle correspond à un principe tactique majeur de tout combat : « empêcher le développement de l’attaque adverse et fragiliser sa capacité à défendre ».
    Plusieurs moyens existent pour déstabiliser un opposant. Ils sont d’ordre physique ou mentaux et appartiennent aux techniques de manœuvre : intimidation (menace…), provocation, manipulation mentale, tromperie, etc. Ils ont pour conséquence de :- créer un rapport de force favorable qui passe l’établissement d’un contrôle adverse et par l’initiative d’action.
    - mieux construire son jeu personnel et d’utiliser le comportement adverse à son propre avantage. Source Wiképédia.C'est intolérable en démocratie!


    Anonyme dit

    Dans un autre Etat souverain, de tels agitateurs auraient été immédiatement cernés par les forces de l'ordre. Comment, au sein d'une Insitution nationale démocratique, un autre drapeau que le drapeau national peut-il être exhibé ? Comment, au sein de cette même institution un chant autre que l'hymne national peut-il être aussi fièrement repris par des dizaines de personnes ?
    Ailleurs, cela serait assimilé à de la haute trahison et à une atteinte à la sûreté de l'Etat.
    En tant que bruxellois, je n'en puis plus de voir les services publics locaux tenus par des Flamands. La plus grosse erreur de la classe politique francophone est d'avoir accepté de donner ce statut bilingue à Bruxelles. Le Néerlandais n'est que la troisième langue à Bxl (l'Anglais y est davantage parlé). Mais ce sont bien eux qui détiennent le pouvoir économique (plus fort encore que le pouvoir politique). Ca me rappelle un certain pays d'Afrique du Sud !