La Flandre veut empêcher des Francophones de voter

Le gouvernement flamand et la province de Brabant flamand ne respectent pas les lois sur l’emploi des langues en refusant, dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise, l'inscription en français d'électeurs belges résidant à l'étranger. Le quotidien francophone "Le Soir" explique le cas d'un Belge, vivant au Luxembourg, qui souhaite s’inscrire dans sa langue pour les élections législatives du 13 juin, dans la commune à facilités de Rhode-Saint-Genèse (Lien). Les autorités flamandes ont refusé en prétextant que les Belges à l'étranger ne peuvent jouir des facilités. Le Ministre fédéral des Affaires étrangères Steven Vanackere, un flamand du CD&V, estime qu’il ne dispose pas de base légale pour intervenir (Lien). Le journal "Le Soir" rappelle qu’en 2007 déjà, le gouverneur de la province de Brabant flamand, se fondant sur les instructions du ministre flamand des Affaires étrangères, avait radié de la liste des électeurs les Belges de l'étranger inscrits en français.

Selon Christian Behrendt, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Liège, le refus de l'inscription en français d'électeurs belges résidant à l'étranger est une "violation flagrante des lois sur les facilités linguistiques", qui empêche un citoyen d’exercer son droit démocratique. Il affirme: "imposer à un Belge vivant à l’étranger l’emploi du néerlandais dans une commune à facilités serait une violation de la législation sur l’emploi des langues". Par ailleurs, un arrêt de la cour d'appel de Bruxelles de mai 2003 a donné raison à un citoyen belge résidant à l'étranger, qui avait été refusé sur la liste d'électeurs de Rhode-Saint-Genèse car il avait fait sa demande en français. La cour avait précisé que les lois linguistiques devaient s'appliquer en tout état de cause. A Rhode-Saint-Genèse, le conseil communal du 25 mai votera la proposition d'Eric Libert (FDF) d'utiliser ses prérogatives d'échevin pour inscrire d'office les demandeurs francophones sur la liste des électeurs.

Telle est aujourd'hui la conception flamande de la démocratie: empêcher des Francophones de voter dans les communes, majoritairement francophones, de la périphérie bruxelloise. Un pas de plus dans leur stratégie politique d’annexion par la force et l'illégalité de territoires bruxellois.

6 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Steven Vanackere! Il est pas du CD&V celui-là?


    Anonyme dit

    Rhode-Saint-Genèse est territoire bruxellois??
    Blague Happart ... faut le faire (en France)


    francophonedebruxelles dit

    @anonyme (1): vous avez raison évidemment. J'ai corrigé. Merci.


    Anonyme dit

    Thanks for the correction besides this, your statement is completely right:
    There is no democratic country in this world where anyone cannot vote for any candidate independent of the languages. If this would be allowed in Belgium, this might be the beginning of a better understanding between French and Flemish speaking people.


    Anonyme dit

    @Anonyme:

    The question is not here to be allowed or not to vote for any candidate. Worse: in violation of the belgian constitution and belgian laws, this voter is banned from the right of voting because of its supposed ethnicity: he's likely not "flemish" (undefined notion), as the "minority" (56%) of belgian inhabitants of this city.

    Details about all this story (from its beginning in 2002) is available on "http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Actualite/vers-belgique-sujet_60496_1.htm". The concerned voter writes under the pseudo "bphenix".


    Jaio Furlanâr dit

    Pourquoi dans ce cas n'empêcherait-t-on pas les neerlandophones de Bruxelles de voter, juste pour faire pareil?