Bruxelles: Large et Libre

Les conseils communaux de Crainhem, Linkebeek, Wezembeek-Oppem et Rhode-Saint-Genèse ont voté ces dernières semaines une motion en faveur de leur rattachement à la Région bruxelloise en cas de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (Lien). Ces communes "à facilités", dont les majorités des habitants sont Francophones, refusent leur annexion pure et simple à un Etat (fédéré) flamand qui ne respecte pas les Francophones.

La Flandre s'est toujours opposée à la consultation des populations locales, l'essence même de la démocratie. Au moins six communes de la périphérie bruxelloise n'avaient pas été rattachées à Bruxelles, lors de la fixation arbitraire de la frontière linguistique en 1963 (Explications). Ces communes ont été désignées flamandes. En échange des "facilités" linguistiques avaient été accordées aux Francophones de ces territoires.

Ces "facilités" ont été progressivement fragilisées bien qu'elles soient "bétonnées" dans la Constitution belge: mise sous tutelle flamande de l'enseignement de la communauté française, non-nomination de bourgmestres démocratiquement élus, éradication de la langue et de la culture française, etc. La scission unilatérale de l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde, exigée par la Flandre, supprimerait aussi des droits politiques et judiciaires des Francophones.

Aujourd'hui, une certaine Flandre, soutenue selon les sondages par près de 45% des électeurs flamands, confirme son objectif final: l'annexion pure et simple de Bruxelles à un Etat Flamand indépendant. En clair, environ un million de Bruxellois francophones deviendrait une minorité non-reconnue dans un Etat hostile à tout ce qui n'est pas flamand. Les Bruxellois doivent se libérer de cette insupportable ingérence flamande. Plus que jamais, c'est à nous de choisir l'avenir que nous voulons pour notre Région!

7 commentaires:

  1. Jaio Furlanâr dit

    Ce qui est étonnant c'est que personne, dans le milieu francophone , n'ose rejeter carrement cette prétention flamande en prétendant le contraire ou tout simplement en faisant savoir aux flamands que l'on ne se laissera pas annexer, bien au contraire, puisque ils sont demandeurs, acceptons d'annexer la Flandre à Bruxelles sous contrainte que le financement de Bruxelles soit fait par la Flandre et que tous les flamands qui travaillent à Bruxelles parlent francais sous peine de perdre leur enploi-


    dubiois charles dit

    Je crois que vous ne connaissez pas bien Bruxelles et Bruxellois, nous ne retorquons rien car ils savent très bien, autant les Flamants que les Francophones que nous ne nous laisserons jamais ni annèxé ni rattaché à la France. Il y a déja bonne lurette qu'ils essayent de nous annèxé sans jamais y arrivé. Econommiquement ils jalousent Bruxelles et quelques illuminés wallon eux croyent a ce rattachement et ca c'est jouer le jeu des flamants mais aucun des deux arriverons, il n'y a qu'a regarder les résultats du RWF, ils ont du commander des tonnes et des tonnes de klinex


    Stephen HOGAN dit

    Pourquoi ne pas créer un lieu de rencontre qui est interculturelle et multilingue, pour toutes les personnes qui vivent à Bruxelles et dans sa banlieue qui croient en une "Large & Libre" région? Un tel forum pourrait être utilisé pour organiser proactive et positive l'action politique de tous les habitants de Bruxelles - d'expression française, néerlandophones et anglophones. Dans des endroits comme Overijse ce n'est pas seulement la communauté française qui est l'objet de discrimination, mais aussi d'autres expatriés européens et non européens. Le temps est venu d'agir. Vous pourriez créer un groupe sur Facebook et le lier à plusieurs groupes de Bruxelles, y compris les "Brussels Expats" (près de 6000 membres expatriés vivant à Bruxelles).


    René Vande Maele dit

    Nouvelle approche.

    Les discussions en cours en matière communautaire prennent de plus en plus d'ampleur. Et on s'oriente vers de grandes modifications sur lesquelles on ne reviendra pas avant longtemps. Il est donc essentiel que les choix opérés soient les meilleurs.

    Cela concerne avant tout le statut de Bruxelles.

    Comme toutes les autres grandes villes, Bruxelles est sociologiquement en extension. Il y a par conséquent une distance de plus en plus grande entre cette réalité et les limites territoriales administratives de 1963.

    L’erreur des négociateurs francophones est d’exiger une extension dans la seule périphérie flamande. Pour les négociateurs flamands, il s’agit d’une exigence unilatérale symboliquement mal ressentie, même si les communes à facilités concernées sont déjà à plus de deux tiers francophones et si, en devenant bilingues, aucun droit n’est enlevé aux néerlandophones.

    Une approche toute autre serait de proposer une extension tant dans la périphérie flamande que francophone, et d’intégrer dans la région de Bruxelles - capitale, les 6 communes flamandes à facilités mais aussi 6 communes aujourd’hui francophones mais qui deviendraient bilingues.

    Plus concrètement, ces communes francophones seraient : Braine – le - château, Braine l’Alleud, Waterloo, La Hulpe, Lasne et Rixensart, soit 6 communes en dehors de l’axe Wavre - Nivelles (l’épine dorsale de la province de Brabant wallon), constituant un ensemble homogène devenu limitrophe de la région de Bruxelles – capitale, étendue notamment à la commune de Rhode – Saint - Genèse.

    Cette évolution ne se ferait pas au détriment de la région wallonne mais accentuerait bien au contraire ses liens avec Bruxelles, si cette dernière n’était plus enclavée en région flamande.

    René Vande Maele


    Anonyme dit

    En fait, si le problème de soi-disant inconstitutionalité de BHV est lié aux élections (depuis l'alignement avec les provinces), pourquoi ne pas proposer de scinder ... la province du brabant en deux (Louvain et Bruxelles). Alors, le problème est résolu. En plus, çà bétonnerait pour les flamands le maintien de la langue de Vondel à Bruxelles, car le pourcentage de flamands dans cette entité redépasserait le pourcentage d'étrangers. Le néerlandais redeviendrait alors la seconde langue de la région de Bruxelles


    Anonyme dit

    et vandermaele, vous allez pas bien ou quoi ? pour faire plaisir aux flamands il faudrait etendre bruxelles a des communes wallonnes alors que ca n'a aucun sens. bruxelles est entoure de communes flamandes car la frontiere linguistique a ete une concession a la flandre en compensation de faiclites qui ne sont pas respectees. demandons seulement le respect de la volonte des habitants des communes que ce soit en flandre ou wallonie. tout le reste c'est des conneries. si des communes wallones veulent rejoindre bruxelles c'est different mais il ne me semble pas avoir vu ca.
    il faut faire tres attention aussi aux partages arbitraires de frontieres et echanges de territoires (cfr fourons)


    Anonyme dit

    Misschien eerst proberen respect te tonen voor de Vlamingen?