La N-VA partisane d'une Europe des ethnies

L’Alliance Libre Européenne (ALE) est un parti politique européen fondé par des députés du parti nationaliste flamand Volkunie. Il rassemble 33 partis autonomistes représentés dans 13 Etats membres de l’Union Européenne. Parmi ceux-ci, les séparatistes flamands de la N-VA (issue de la Volkunie), des partis indépendantistes basques, écossais, gallois, catalans, corses, etc. Son Président est Eric Defoort (N-VA), qui a dirigé le Mouvement nationaliste Flamand (VVB) de 2007 à 2009. Au parlement européen l’ALE forme un groupe commun avec les "Verts", et donc aussi les partis écologistes belges « Ecolo » (francophone) et « Groen » (flamand).

LA N-VA précise sur le site web de l'ALE: “Sur le plan politique, la N-VA milite en faveur d’une République flamande, Etat membre d'une Confédération européenne démocratique ... Par rapport au droit international, la Flandre répond déjà à tous les critères auxquels doit satisfaire un Etat, à savoir: disposer d’une population permanente; d’un territoire aux frontières extérieures claires; d’un parlement élu directement et qui désigne son gouvernement, et de la reconnaissance en tant qu’Etat (membre) par le biais de traités conclus avec d'autres pays.” (ALE).

L'ALE montre une carte qui prévoit un remodelage complet de l’Europe, fragmenté en une kyrielle d’entités ethniques. On constate que l’Allemagne sortirait seule renforcée de cette redistribution, compte tenu de l’importance des populations germanophones. On distingue aussi un nouvel Etat "Vlaanderen" constitué de la Région flamande et de deux territoires annexés: la Région bruxelloise, à 93% francophone, et le département français du Nord dans la Région Nord-Pas-de-Calais. La France serait dépecée, tout comme l'Espagne et le Royaume-Uni.

La carte de l'Europe affichée sur la page d'accueil de l'ALE, parti européen présidé par la N-VA. Cliquez sur l'image pour obtenir une large résolution puis "zoom".

9 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Voici la réponse d'un CHTILILLOIS, qu'ils crèvent tous, et je modère mes propos. Bientôt ils goutteront notre vengeance, tue depuis trop longtemps !
    à part ça, une bonne journée !!:]


    guibbs dit

    Un détail : la Suisse ne fait pas partie de l'UE, pourtant elle est dépecée sans vergogne...On est en plein délire !


    Anonyme dit

    Intéressant de voir à quelle point ces gens sont fous !
    Amis Wallons, plus d'hésitation, laissez les dans leur Flandre.
    Vous avez été Français, vous l'êtes toujours par votre culture et la langue que vous parlez, choisissez de rejoindre la mère patrie, nous vous accueillerons avec joie.


    Yves dit

    Délire, délire : ce genre de projet plaira aux industriels européens, malheureusement pour dikke Bart, la francisation continue même en Flandre et le néerlandais à un avenir plus que faiblard selon les Hollandais eux-mêmes. Quant aux ethnies c'est ce qu'il y a de mieux pour désintégrer l'Europe et y foutre un bordel total.


    Pierre dit

    Et pendant ce temps-là, le bon Elio Di Rupo prend langue avec son nouvel ami Bart de Wever.
    Deux possibilités:
    -ou Di Rupo est lui-même convaincu de la fin du pays;
    -ou il est d'une naïveté belgicaine un peu crasse doublée d'un arrivisme géant (que ne ferait-on pas pour être Premier ministre).

    J'ai peur que la deuxième solution soit la vraie à considérer avec tous les inconvénients majeurs à venir pour les Francophones wallons et bruxellois.


    Anonyme dit

    Dans 10 ans l'armée française sera un puissant barbiturique pour calmer leur delirium tremens, et dans 20 ans on parlera français de Liège à Anvers, comme de Metz à Strasbourg 20 ans après Hitler.


    Torsade de Pointes dit

    Dans 10 ans l'armée française sera un puissant barbiturique

    Oui, mais pour le moment, c’est à l’armée française qu’on vient d’administrer un gros barbiturique, sous forme d’intégration à l’OTAN, où elle reçoit ses ordres en anglais et où son rôle se cantonne à jouer les supplétifs dans les guerres d’agression états-unienne. Je n’ose même pas rêver à ce que sera l’armée française dans dix ans.

    Quant à cette carte de l’Europe, je me demande s’il ne s’agit pas d’un canular, tant tout cela est grotesque et outrancier, avec cette nébuleuse de micro-États et une Mächtiges Deutschland qui trône intacte au milieu. Étonnant, au demeurant, que les auteurs de cette carte n’aient pas rattaché l’Alsace-Lorraine et le Tirol du Sud au Quatrième Reich ― petit restant de pudeur? Et puis on apprend des choses : ainsi, les habitants de la Silésie ne seraient pas des Polonais comme les autres, et les Aragonais seraient des Espagnols distincts, ou pas des Espagnols du tout.

    Je propose d’appliquer, par jeu, les mêmes hauts-principes de charcutage à l’Allemagne elle-même, si miraculeusement préservée. N’y a-t-il pas, dans une région située au sud-est de Berlin, appelée Spreewald, une petit peuple, les Sorbes (ou Sorabes), qui parlent une langue slave particulière? N’y a-t-il pas, dans le nord-ouest de l’Allemagne, quelques petits îlots de frison, qui aspirent certainement aussi à se constituer en État indépendant? Et puis, il y a ces grands oubliés de toujours, les éternels délaissés de ces manœuvres charcutières: les Allemands du Nord, locuteurs du bas-allemand ou Niederdeutsch. Bah, un dialecte allemand, dites-vous? Que nenni, le bas-allemand est une langue distincte du haut-allemand; les aires linguistiques de l’une et l’autre sont séparées par une ligne de démarcation très nette, dite Benrather Linie, qui court d’Aix-la-Chapelle à Frankfurt/Oder en passant par Düsseldorf (Benrath est un faubourg sud de cette ville), Kassel et Magdebourg. L’aire du bas-allemand représente donc, au bas mot, un tiers du territoire de l’Allemagne actuelle. Il faut du reste se garder de donner une valeur morale au termes de bas- et haut-allemand ; bas et haut ne se réfèrent pas aux qualités hautes ou viles des langues en question, mais à l’altitude des régions dans lesquelles elles se sont implantées, c'est-à-dire dans les basses plaines d’Allemagne du Nord pour le Niederdeutsch, et les zones plus montueuses du sud pour le haut-allemand. Si on se souvient que le bas-allemand avait une littérature au moyen-âge et qu’elle fut la langue de communication commerciale de la Hanse jusqu’au seizième siècle (les marchands de Bruges, Londres, Amsterdam, Hambourg, Lübeck, Rostock, Danzig etc. correspondaient entre eux en bas-allemand), la conclusion s’impose que l’Allemagne du Nord a, tout à fait à l’égal de l’Occitanie p.ex., titre à devenir un État indépendant ― à moins que les Allemands du Nord ne préfèrent s’unir avec les Hollandais, compte tenu que leurs langues respectives sont étroitement apparentées (alors qu’il n’y a qu’une parenté lointaine avec le haut-allemand). Bref, je verrais bien pour ma part une Grand Néerlande s’étendant de l’Oder jusqu’à Knokke-le-Zoute.

    Une remarque encore : ce projet dément des illuminés du NV-A et de leurs petits copains n’en est qu’un parmi beaucoup d’autres. Voyez p.ex. le découpage proposé par un autre groupe occulte:
    http://www.solidariteetprogres.org/article3467.html

    Manifestement, les tireurs de plans sur la comète se bousculent au portillon. Faut-il avoir froid dans le dos ou faut-il en rire?

    Torsade de Pointes


    guibbs dit

    @ Torsade de Pointes

    Le vivant de l'intérieur, je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait qu'au niveau conventionnel l'Armée Française fait pâle figure...comme toutes les autres d'Europe d'ailleurs !

    Néanmoins, l'opposition de Sarko à Barack Obama sur l'option zéro nuke montre que l'inféodation des Français a ses limites et que la ligne jaune, bien visible sous l'ère Bush, subsiste.

    Pour ma part, je crains davantage les risques d'embrasement liés aux conséquences mal gérées de l'immigration, que ces revendications d'un autre âge !


    Anonyme dit

    Cheese eating surrender monkeys!