Strombeek: Les sportifs francophones devront s'entraîner en flamand

Une pétition signée par plus de mille personnes, exige qu'on ne parle plus français pendant les entraînements du club de football de Strombeek, une commune flamande de la périphérie bruxelloise, alors que l'entraineur, ainsi que 80 % des joueurs parlent le français (Le Monde: "Belgique: Une équipe de foot francophone mise en demeure de s'entraîner en flamand"). Cette pétition émane d'un groupuscule local le « Werkgroep Vlaamse Actie Grimbergen » activement soutenu par le parti d’extrême droite flamand "Vlaams Belang" (Lien). La scène se déroule à quelques dizaines de mètres de l'Atomium, située à Bruxelles.

La bourgmestre de Grimbergen, Marleen Mertens (CD&V) déclare: "Je savais que la pétition me serait remise et je suis un peu étonnée du grand nombre de réactions qui sont arrivées, mais je suis assez contente parce que nous savons que Grimbergen est une commune flamande." Elle ajoute: "Nous ne pouvons pas officiellement interdire que le français soit parlé pendant les entraînements des jeunes. C’est un peu similaire au fameux règlement pour le marché de Merchtem, où la commune a dû faire marche arrière parce qu’on ne peut pas interdire à une personne de parler sa langue. C’est très sensible, et nous essayons de convaincre le club d’attirer des entraîneurs néerlandophones" (Het Nieuwsblad, 13 août 2010).

La bourgmestre poursuit: "Le règlement interne du conseil sportif dit que les entraînements doivent se dérouler uniquement en néerlandais, mais personne n’ose contrôler parce que c’est précisément si sensible. Les terrains sont la propriété de la commune, mais nous ne pouvons tout de même pas mettre les joueurs à la rue." L’échevin des sports Jaak Cauwenberghs (CD&V) entend bien intensifier la chasse du français: “Nous avons déjà envoyé une lettre au club, avec des résultats. Ainsi trois entraîneurs néerlandophones ont été engagés. La semaine prochaine une nouvelle réunion est prévue entre le club et la commune. Nous poursuivrons nos discussions".

La commune pourrait aller jusqu'à interdire au club d'accéder aux installations sportives si les entraînements des jeunes continuaient en français.

Reportage de la RTBF:


14 commentaires:

  1. John dit

    En fait mes amis unilingues francophonnes ne se rendent pas compte que c'est ce qui les attend à Bruxelles aussi: l'etat flamand qui s'invite dans la vie privée des gens pour leur imposer par la force de changer d'identité culturelle.
    Le billinguisme et la francophonie sont une réalité dans le Brabant depuis plus de 1000 ans.

    Mais en 40 ans les Flamands auront bientôt réussi le génocide culturelle le moins violent. (Qu'une disaine de mort direct, mais tout autant d'exclusion, de stygmatisation et d'intolérance)


    Anonyme dit

    Il faut réagir et ne pas laisser faire!!!


    Anonyme dit

    Tout à fait d'accord !
    Je suggére qu'on oblige également tous les maraichers et clients du marché de la batte à Liège à parler wallon !
    Avec interdiction, bien sûr, de parler flamand pour l'accèder aux lieux touristiques de Wallonie.


    Anonyme dit

    Etonnant! Ces jeunes francophones bruxellois qui ont déjà plusieurs années de néerlandais derrière le dos (à partir de la troisième primaire et même parfois à partir de la première) ne maîtrisent pas assez le néerlandais pour comprendre les quelques instructions récurrentes en néerlandais? Et puis, quelle belle opportunité de combiner leur activité parascolaire avec le perfectionnement de cette deuxième langue qu'ils apprennent à l'école!


    Anonyme dit

    En Wallonie il n'y a aucun problème. Les Flamands qui jouent dans les clubs wallons ont des entraîneurs wallons qui parlent français et les Flamands les comprennent et leur répondent en français.


    francophonedebruxelles dit

    Les instructions ne sont pas donnees en flamand puisque tout le monde parle francais. Complique a comprendre?
    Et depuis quand une autorite s'ingere dans les communications privees? La wallonie impose-t-elle aux flamands de parler le francais entre eux dans les campings ardennais? Vous controlez ce qui est dit dans les tentes?
    Une difference de taille: les bruxellois sont chez eux a bruxelles. On a toujours habite ici et personne n'a le droit d'eradiquer notre langue et notre culture francaise chez nous. C'est bien cela l objectif de ces flamands. Vous ne l aviez pas compris? Au bout de 50 ans l information n'a pas encore ete decryptee par votre cerveau?


    Anonyme dit

    Il me semble qu'il s'agit de terrains communaux situés en Flandre et non à Bruxelles. Selon le reportage, les instructions doivent être données en néerlandais, c'est tout. Pour le reste, ils peuvent parler ce qu'ils veulent entre eux.


    francophonedebruxelles dit

    Les entraineurs et les joueurs sont francophones. Logiquement ils parlent francais entre eux dans leur quartier ou les francophones ont toujours habite.
    Cela n'a jamais pose de probleme. Aujourd hui c'est devenu insupportable pour l extreme droite flamande et quelques petainistes wallons.
    Dans quel autre pays au monde on interdit aux jeunes de parler leur langue maternelle entre eux et chez eux? Quelle langue est menacee par ses mesures d'exclusion, il ne s agit plus d apartheid, decretees par le Terreblanche local? Le flamand? Ou le francais?


    Anonyme dit

    Dernièrement, je suis allé me promener dans un des plus beau villages de Wallonie. I s'agissait de "La Forêt", province de Namur, entre Gedine (Belgique) et Sedan (France). Je ne fus aucunement étonné de constater qu'aucun des très nombreux passant croisés dans les rues de ce magnifique village ne s'exprimait en français (vraiment AUCUN)...

    Normal, Wallonie terre d'accueil, région magnifique pour passer d'inoubliables vacances! Je suis Wallon et fier de l'être. Fier de ma région et heureux de constater que d'autres l'apprécient à sa juste valeur. Nous avons le sens de l'hospitalité et une certaines ouverture d'esprit qui semble manquer à bien d'autres...

    Ici, la plupart des panneaux d'interdiction installés par les particuliers sont rédigés en flamand (et exclusivement dans cette langue). On n'y compte plus les "Privaat eigendom" et "Verboden toegang". Les noms affichés sur certaines demeures sont éloquents. Fini les buciliques "Chez Nous", "Le petit moulin", "Ca m'suffit", etc... Tout cela a été traduit dans la langue de Vondel. Et alors, en quoi cela est-il dérangeant???

    Allez vous balader dans les nouveaux complexes des barrages de l'Eau d'Heure, à Durbuy ou à La Roche en Ardenne. Dans MA région, on s'adapte, on accepte, on fait des efforts pour que nos AMIS du Nord s'y sentent bien... Qui peut encore prétendre que la Wallonie est repliée sur elle? Qui peut encore parler d'arrogance francophone?

    Messieurs les flamands, ouvrez les yeux... Ca ne se passe plus du tout comme cela chez vous. La Flandre se referme chaque jour d'avantage sur elle même, telle un serpent qui se mange la queue. Réagissez, il est temps! Acceptez l'autre, acceptez la différence, faites un effort... Souvenez-vous qu'AUCUN NATIONALISME ne passe l'épreuve du temps...


    Anonyme dit

    @ l'anonyme wallon :
    Le problème, ce sont les Flamands francophones et leurs alter egos néerlandophones.


    Anonyme dit

    Et avec cela, je ne sais pas si vous avez vu le verso du Courrier International Belgique? Cette chère publicité : "la Flandre brille par l'Europe, l'Europe brille par la Flandre"!!!! Apparemment cela renvoie au site //laflandrebrille.eu. Je suis également surpris par la totalité des articles qui sont issus de quotidiens flamands. Etonnant!
    H. Brissac


    gerdami dit

    Article 30 de la Constitution: L'emploi des langues usitées en Belgique est facultatif; il ne peut être réglé que par la loi, et seulement pour les actes de l'autorité publique et pour les affaires judiciaires.


    Jaio Furlanâr dit

    Je pense que les francophones sont trop couillons ou bien trop apathiques. Si le 80% sont des francophones, ils n'ont qu'a faire la même pétition et les mille flamands en auront pour leur pipe. Je ne vois pas pourquoi au lieu de dire je t'aime à sa voisine francophone, on dirait ça en flamand.Elle pourrait croire que c'est un gros mot:-)


    Anonyme dit

    Il faut le voir de l'autre côté. J'habite Grimbergen. Mon gosse voulait jouer à Strombeek ma a du changé de club parce qu'il ne comprennait pas le traineur. bon Si vous touver normal que qqn ne sait plus jouer dans sa propre commune ...

    et oui, bien sur j'ai signé la petition.