Jan Peumans met en scène son "agression"

Le quotidien flamand « Gazet van Antwerpen » a annoncé aujourd’hui que le président du parlement flamand Jan Peumans (N-VA, parti national-ethnique) et son épouse avaient été agressés dimanche 12 septembre à Visé (Wallonie) par un « Wallon excité » (Lien). Les médias francophones ont rapidement traduit l’article en français, sans vérifier l’information. On peut lire dans « Le Soir »: « Le Wallon excité qui a agressé Jan Peumans et son épouse estimait que le président du parlement flamand n’avait rien à faire en Wallonie … Le président du parlement a reçu des coups alors qu’il essayait de monter en voiture. Il a souffert de saignement à la tempe, d’une mâchoire décrochée et d’un mal de tête fulgurant. Jan Peumans a eu la chance de voir arriver une voiture de police » (Lien). Le président du parti socialiste (PS) Elio Di Rupo et le ministre-président wallon Rudy Demotte (PS) ont condamné fermement cette "agression", et la présidente du parlement wallon, Emily Hoyos (Ecolo), a dit jeudi son indignation.

Il s'est rapidement avéré que cette "agression" n'en était pas une (La Meuse: "Jan Peumans agressé: de la pure invention!"). Le soi-disant agresseur, Robert Liebens, membre de l'Action Fouronnaise, des "résistants" wallons à l'occupation flamande des Fourons, a en réalité été insulté (en flamand) par Jan Peumans: « C'est une organisation de ces connards de l'Action fouronnaise ! ». Il y a eu une altercation verbale, sans aucune violence. A ce moment est arrivée par hasard une patrouille de police.. Elle était prête à laisser les protagonistes s’en aller mais M. Peumans a insisté pour que les policiers prennent sa déposition. Un témoin, photographe amateur, déclare "Je n'ai pas entendu ce qui se disait, mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas eu d'échange de coups...On voit d'ailleurs sur ma photo que M. Peumans n'est absolument pas blessé comme il le prétend. C'est pour ça que la police n'a pas voulu prendre sa plainte: elle a bien vu qu'il n'y avait eu que des échanges verbaux!". Un autre témoin confirme cette version des faits.

Peumans en pleine forme, après "l'agression"

peumans

Rappel: Jan Peumans fait l'éloge de sa famille nazie

Jan Peumans (N-VA), Président du Parlement flamand, a accordé un entretien au quotidien francophone "Le Soir". Il traite les résistants de la Seconde Guerre mondiale de "lâches": "Jules, un autre frère de mon père, était, lui, instituteur. Un flamingant pur et dur, lui aussi, membre du VNV ... Il a été tué sous les yeux de ses élèves, au milieu de la cour de récréation de son école à Riemst, par des lâches." (Lien). Jan Peumans avait déjà traité dans le magazine flamand "Humo", daté du 15 décembre 2009, les résistants de "crapules de rue". Un an plus tôt, dans "Het Laatste Nieuws", il avait utilisé les termes "assassins" et "lâches" (Lien). Au moment des faits, son oncle Jules était "gewestleider" (chef de région) du VNV. Il a été abbatu alors qu’il était armé et après avoir lui-même blessé le résistant flamand avant que ce dernier ne le tue.

Pour mémoire, le VNV était un parti nationaliste d'extrême droite qui prit pour slogan en 1938 "Dehors les juifs !" - cette imprécation resservira sous la forme de "Walen buiten !" ("Les Wallons dehors !"), dans les années 60. Le VNV s'est établie comme une succursale de la Gestapo qui envoyait les SS flamands sur le front de l’Est. Elle organisait la délation et la déportation de milliers de juifs et de résistants. Dès 1941, le leader du VNV prônait "l’extirpation du Juif du corps populaire sain flamand". Et en 1942, le supérieur de l’oncle de Jan Peumans, écrivait (selon Humo, cfr supra) un long article sur "La figure du Juif", qui se terminait par: "Nous allons préparer au Juif une fin, une catastrophe, plus épouvantable que tout ce qu’une génération ou un peuple eût connu. La Judéité s’effondrera comme un dragon, râlant, crachouillant, dans son sang baveux."

Humo: "La Résistance parle"


Cet article est inspiré par: Un Blog de Sel: "Le président du parlement flamand traite les résistants de « crapules »"

2 commentaires:

  1. Bruxellois dit

    Ce coup monté intervient au moment où les pseudo-négociations sont dans l'impasse en raison de l'intransigeance de la N-VA du même Peumans.

    J'en arrive à me demander si Peumans ne préparerait pas le terrain pour "justifier" les violences à Wezembeek ce dimanche 19 septembre, à l'occasion de la marche des flamingants et autres néo-nazis ...


    charly dit

    Rendez vous compte ce sont des gens comme Peumans qui sont appelé a décider du sort d'une contrée, d'une région et si tout va en pis, d'un pays!, ou allons nous? des gens qui mentent dupent inventent des situations, qui, soulignons le,si il n'y aurait pas eu un journaliste présent pour infirmer les dires de ce piètre monsieur, aurait pu attirer des ennuis a M Liebens.
    Les gens qui sont appelé a nous diriger doivent être sans reproche quand a leur parole, c'est sont tout un pays qui dépend de l'intégrité de ces gens et doivent avoir confiance dans leur dire, pour ma part la n-va et tout ce qui touche de près ou de loin a leur idéologie et façon de réagir en tant qu'homme, me donne froid dans le dos "le nationale-socialisme" a encore de beau jours avec de tel messieurs! pauvre Flandre un arrière gout de "dinaso" se précise de jours en jours.