L'ONU critique les discriminations envers les francophones
Le Comité du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme dénonce les restrictions linguistiques dont font l'objet les francophones habitant dans certaines communes « flamandes » de la périphérie bruxelloise. Les experts internationaux se disent préoccupés par le fait que "l’accès à certains droits prévus par le Pacte (ndlr: le pacte international des membres de l’Onu sur les droits de l’Homme) puisse être entravé du fait de décisions prises par certaines autorités communales en Flandre, notamment en ce qui concerne l’achat de terrains communaux, l’accès à des services et au logement, la jouissance de certaines prestations sociales ainsi que l’exercice du droit d’être élu (ndlr: la non-nomination de trois bourgmestres francophones démocratiquement élus est visée), exigeant la connaissance ou l’apprentissage du néerlandais, et créant ainsi une discrimination à l’égard d’autres catégories de la population" (La Libre: "L’Onu épingle la Flandre").

Rappelons qu’en 2008, les recommandations du Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale avaient déjà pointé le "Wooncode" ("code du logement") de la Région flamande ainsi que certaines restrictions linguistiques à l’achat de propriétés foncières publiques (Les Nations Unies préoccupées par les pratiques flamandes). Le Comité onusien avait aussi rejoint le Conseil de l'Europe dans ses appels répétés à la ratification de la Convention cadre sur la protection des minorités. Cette fois-ci les experts de l'ONU critique également le refus des autorités flamandes de valider l'élection démocratique de trois maires francophones élus dans des communes majoritairement habitées par des francophones. En décembre 2008, le Conseil de l’Europe avait déjà adopté une recommandation à l’adresse des autorités flamandes leur demandant de les nommer "fermement et sans délai" (Le Conseil de l’Europe condamne fermement la Flandre).
Benoît Van der Meerschen, président de la Ligue des droits de l’Homme commente: "Ce qui est à souligner c’est que l’on sort ici du cadre belgo-belge, c’est une organisation internationale indépendante qui indique que lorsqu’on insiste trop sur les exigences linguistiques, on ouvre la voie à des discriminations". Il précise que le Comité a pu travailler sur base d'un rapport remis tant par l'aile francophone que flamande de la Ligue belge. Pour Damien Thiéry (FDF), bourgmestre non-nommé de Linkebeek, ce ne sont là "que des recommandations": "De là à dire qu’on va être nommés, je ne pense pas, mais en tous cas il y a une prise de conscience non seulement en Belgique mais aussi au niveau international. Si l’international s’intéresse à nos soucis, cela veut dire que les discriminations dont on fait l’objet sont flagrantes, et là, il faudra agir à un certain moment" (RTL: "Discrimination: les communes flamandes vont-elles suivre les recommandations de l'ONU?").

Rappelons qu’en 2008, les recommandations du Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale avaient déjà pointé le "Wooncode" ("code du logement") de la Région flamande ainsi que certaines restrictions linguistiques à l’achat de propriétés foncières publiques (Les Nations Unies préoccupées par les pratiques flamandes). Le Comité onusien avait aussi rejoint le Conseil de l'Europe dans ses appels répétés à la ratification de la Convention cadre sur la protection des minorités. Cette fois-ci les experts de l'ONU critique également le refus des autorités flamandes de valider l'élection démocratique de trois maires francophones élus dans des communes majoritairement habitées par des francophones. En décembre 2008, le Conseil de l’Europe avait déjà adopté une recommandation à l’adresse des autorités flamandes leur demandant de les nommer "fermement et sans délai" (Le Conseil de l’Europe condamne fermement la Flandre).
Benoît Van der Meerschen, président de la Ligue des droits de l’Homme commente: "Ce qui est à souligner c’est que l’on sort ici du cadre belgo-belge, c’est une organisation internationale indépendante qui indique que lorsqu’on insiste trop sur les exigences linguistiques, on ouvre la voie à des discriminations". Il précise que le Comité a pu travailler sur base d'un rapport remis tant par l'aile francophone que flamande de la Ligue belge. Pour Damien Thiéry (FDF), bourgmestre non-nommé de Linkebeek, ce ne sont là "que des recommandations": "De là à dire qu’on va être nommés, je ne pense pas, mais en tous cas il y a une prise de conscience non seulement en Belgique mais aussi au niveau international. Si l’international s’intéresse à nos soucis, cela veut dire que les discriminations dont on fait l’objet sont flagrantes, et là, il faudra agir à un certain moment" (RTL: "Discrimination: les communes flamandes vont-elles suivre les recommandations de l'ONU?").
Lire aussi
Le Monde: "Belgique: un comité de l'ONU critique la discrimination envers les francophones"
Périphérie: les atteintes aux droits des francophones
TF1: "Belgique : l'ONU prend la défense des francophones en Flandre"
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