The Guardian: "La Belgique dans la ligne de feux des marchés financiers"
Le quotidien britannique "The Guardian" (gauche) a publié ce jeudi 25 novembre un article intitulé "Belgium joins financial markets' hit list: Les "traders" ont poussé le coût des primes d'assurance sur la dette de la Belgique à des niveaux records dans une situation aggravée par un système politique brisé". Il semble que le coût de la scission de la Belgique doit être comparé au coût du maintien de la Belgique. Ci-dessous la traduction de cet article:
"Prenez le moules frites: la Belgique a rejoint le Portugal, l'Espagne et l'Italie sur la liste des pays qui peuvent se diriger vers la crise financière.
Dans les bars d'Anvers et les cafés de Bruges, on parle moins des marchés de Noël et du chocolat chaud que de la hausse du coût de financement d'une dette nationale qui s'élève à 100% du revenu national annuel.
Tout comme l'Irlande, qui lutte contre les critiques sur ses mesures d'austérité, il y a des signes que les investisseurs sur les marchés obligataires internationaux commencent à considérer que la Belgique vit sur de l'argent emprunté et du temps emprunté.
Pour aggraver les choses, elle a un système politique cassé et elle est sans gouvernement depuis avril. Les "traders" sur les marchés monétaires internationaux ont poussé aujourd'hui le coût des primes d'assurance sur la dette de la Belgique à des niveaux records. Les paiements d'intérêt restent encore en deçà de ceux pratiqués pour les gouvernements espagnols et portugais, mais les analystes estiment que l'écart s'amenuise rapidement.
Dans les bars d'Anvers et les cafés de Bruges, on parle moins des marchés de Noël et du chocolat chaud que de la hausse du coût de financement d'une dette nationale qui s'élève à 100% du revenu national annuel.
Tout comme l'Irlande, qui lutte contre les critiques sur ses mesures d'austérité, il y a des signes que les investisseurs sur les marchés obligataires internationaux commencent à considérer que la Belgique vit sur de l'argent emprunté et du temps emprunté.
Pour aggraver les choses, elle a un système politique cassé et elle est sans gouvernement depuis avril. Les "traders" sur les marchés monétaires internationaux ont poussé aujourd'hui le coût des primes d'assurance sur la dette de la Belgique à des niveaux records. Les paiements d'intérêt restent encore en deçà de ceux pratiqués pour les gouvernements espagnols et portugais, mais les analystes estiment que l'écart s'amenuise rapidement.
"La Belgique doit payer une prime de risque politique, car elle ne dispose toujours pas d'un gouvernement en place pour prendre des décisions sur la façon de réduire ses dépenses et ses dettes, qui est ce que le marché veut voir", a déclaré un analyste.
Alors que le reste du continent a lutté avec la question de savoir où il faut couper dans les dépenses et quand, avec l'objectif de maîtriser des dépenses publiques, les 10 millions de Belges se sont enfermés dans une dispute de trois ans entre Flamands et les Wallons sur la manière de gouverner une circonscription englobant Bruxelles et sa banlieue, objet d'un différend sur des droits de vote entre les groupes linguistiques.
En avril, le gouvernement du deux fois premier ministre Yves Leterme s'est effondré quand il a échoué à résoudre ce qui était devenu une crise constitutionnelle centrée sur la circonscription linguistique en conflit de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Une élection en juin a divisé le pays. La majorité des électeurs flamands veulent une dose d'austérité de style britannique, une série de partis socialistes des deux parties du pays - qui en tant que groupe ont assez bien réussi lors de l'élection et formant le plus grand groupe - refuse de consentir à ces réductions budgétaires.
Dans l'atmosphère fébrile des marchés sur la dette publique, n'importe quel pays sans un plan cohérent peut être considéré comme irresponsable ou qui a quelque chose à cacher.
En résumé, la Belgique est la prochaine Irlande.
La prime pour assurer les dettes de la Belgique a augmenté de 5% aujourd'hui: il en coûte maintenant 155 000 livres sterling pour assurer 10 millions d'obligations belges contre la possibilité d'un défaut. Le coût pour l'Espagne et le Portugal d'assurer leur dette a également augmenté à nouveau: 312,000 et 510 000 livres sterling, respectivement.
Un porte-parole du gouvernement a nié que la Belgique était en difficulté, en disant que la nature de la dette belge est très différente de celle du Royaume-Uni.
"Nous sommes des épargnants nets. Donc, notre gouvernement n'a pas besoin de refinancer sa dette de la même façon que le Royaume-Uni, qui a plus emprûnté sur les marchés internationaux".
Il reconnaît que la situation politique n'est pas résolue mais il ajoute que la Belgique est stable.
"C'est malheureux de devoir attendre la formation d'un nouveau gouvernement, mais c'est un processus démocratique et nous le résoudrons à temps".
Lire aussi dans le Blog "Economix" du New York Times, un article de l'ancien chef économiste du FMI: "L'Irlande bientôt en faillite? Demander à la Belgique".
1 commentaires:


L'émission à France5 "C dans l'air en référence .
La Belgique n'est pas en tête du peloton en ce qui concerne le dette, pour information la France à une dette de 1600 Milliard €. Dites nous qui sont les pays modèles ayant une balance équilibrée...?
Dites nous les mesures qu'ils vaudraient prendre au niveau Européen pour stopper le dumping Chinois (par une tva plus contraignante... ) et obtenir des fonds afin de renflouer sous contrôle les économies déficientes. Au lieu de faire comme la Grèce se vendre au Chinois