Il n'y aura pas de paix communautaire
Deux choses sont de plus en plus probables, écrit Guy Tegenbos dans le journal flamand De Standaard de ce mardi 4 janvier 2011 (Lien). Premièrement, le PS Elio Di Rupo ne sera pas premier ministre fédéral. Deuxièmement, la septième réforme de l'Etat sera mise à l'agenda immédiatement après un accord sur la sixième réforme de l'Etat. Est-ce certain? Non. Mais de plus en plus probable.
N'existe-t-il aucune vision qui puisse réunir les sept partis et les mettre sur une voie positive? Telle est la question. Mais apparemment, elle est aujourd'hui difficile à trouver. Cette vision était là peu après les élections: Elio Di Rupo devient premier ministre et il réalise une réforme de l'Etat radicale - telle que les partis flamands le veulent - puis le pays devient une structure stable pour au moins vingt ans avec une importante "solidarité fédérale", comme les partis d'expression française le souhaitent.
Les choses ont mal tourné dans la conception. Les partis de langue française ont grignoté sur la grande réforme d'Etat, de sorte qu'ils sont en dessous du minimum des partis flamands, qui ont alors formulé des exigences supplémentaires comme la loi de financement.
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L'attente du système était aussi que la livraison de la note Johan Vande Lanotte hier soit l'occasion pour le futur premier ministre Di Rupo au teint blafard de prendre la barre et de régler les dernières questions, comme il se doit pour le dirigeant du prochain gouvernement qui devra naviguer dans des eaux difficiles. Mais il ne le fait pas. Pas encore, dit-il. Il espère que Vande Lanotte démine davantage le terrain. Il ne veut pas prendre le risque d'un deuxième échec.
Mais ce risque sera présent en permanence. Pour deux raisons. Il n'y aura pas de paix communautaire pour les vingt prochaines années. Il s'agit d'une trêve temporaire. La sixième réforme de l'Etat contient trop d'exigences insatisfaites pour les partis flamands; immédiatement après un accord sur la sixième réforme de l'Etat, ils commenceront à préparer la septième. La "stabilité" espérée par Di Rupo ne viendra pas.
Et le reste de l'accord gouvernemental contiendra de nombreuses sources de conflits et de risques. Et Di Rupo n'aime pas le risque. Il évite le risque. Et il ne veut pas incarner un tel gouvernement. Mais qui doit alors diriger la prochaine coalition?
3 commentaires:


Il n'y aura jamais de paix communautaire et les francophones seront de plus en plus maltraités dans ce pays. Pourquoi font-ils semblant de croire le contraire ?
Anonyme dit
De paix communautaire il n'y en a jamais eu puisque le sens profond de la création de la Belgique était le rejet du et des néerlandais par des francophones assujettis. Et il faut être aveugle et sourd pour ne pas voir et entendre que depuis toujours les flamands rejettent les francophones (exemple : bien lire entre les lignes le livre "le chagrin des belges", être flamand c'est par définition être anti-francophone, c'est être francophobe; il n'y a pas d'autre identité flamande que la francophobie).
Quant à Bruxelles, les francophones devraient se désillusionner. La stratégie flamande, faite d'attentisme, est de faire de Bruxelles une sorte de poubelle sociale dont le droit est absent. Ce n'est pas neutre qu'il y ait tant d'impunité pour la délinquance à Bruxelles, que les tribunaux et la police soient si inefficaces, c'est la stratégie flamande, sur base de discriminations linguistiques fallacieuses et injustifiées, pour pourrir le climat social. De sorte que si d'aventure Bruxelles échappe aux flamands, ils auront tout fait pour qu'elle échappe aussi aux francophones : par exemple l'indépendance de Bruxelles ne ferait que reporter son pourrissement conflictuel de l'antagonisme flamand/francophone à l'antagonisme allochtones/non-allochtones. Si bien que les non-allocthones seront obligés de quitter Bruxelles (tout comme ils ont été déjà été chassés des quartiers allochtones). Les wallons ou les francophones auraient donc bien tort de s'accrocher à Bruxelles. Ils investiraient leurs capacités et leur excellence loin des flamands avec bien plus de reconnaissance.
Les flamands ont fait le choix de la médiocrité intellectuelle inhérente à leur langue, une médiocrité qu'ils compensent par un activisme matérialiste forcené. Cette médiocrité intellectuelle se manifeste parfaitement dans ce en quoi ils placent leur excellence intellectuelle, par exemple dans certaines émissions télévisées décervelantes ou certains poèmes débiles. Pour le francophone le contact avec le flamand constitue toujours une régression intellectuelle. C'est ce qui explique l'attrait du français pour les flamands évolués : grâce au français ils accèdent enfin à une certaine élévation de l'esprit à laquelle ils n'auraient jamais eu accès avec le seul flamand. Toutes les langues ne se valent pas et l'évolution humaine est liée aux capacités linguistiques de cet héritage civilisationnel qu'est une langue. D'où l'allergie justifiée à l'égard d'une langue flamande, qui ne peut qu'être vectrice de philistinisme.
sylvain dit
@anonyme :
Franchement, je suis francophone bruxellois et je refuse que Bruxelles ne soit enfermée dans le territoire flamand. Je constate de même avec répulsion la dérive nationaliste (voire fascisante) de l'électorat flamand.
Mais quand je lis ce genre de commentaires qui est le votre, cette longue suite de préjugés racistes, de remarques ridicules sur la langue "médiocre" des flamands, sur leur "médiocrité intellectuelle", j'ai honte d'être francophone et que des gens comme vous osent s'exprimer en mon nom.
"Pour le francophone le contact avec le flamand constitue toujours une régression intellectuelle", mais bien sûr..!
Ce qui est sûr, c'est que pour tous la fréquentation de gens comme vous constitue toujours une bonne raison de rendre son repas.
Vous êtes répugnant et seriez mieux à votre place au milieu de néo-nazis de n'importe quelle nationalité qu'ici.
J'aimerais croire que vous êtes un troll qui joue à jeter de l'huile sur le feu communautaire, mais je n'en suis même pas convaincu.
Vous devriez avoir honte.