Le TAK viole le domicile d'un bourgmestre francophone
Une quinzaine de membres de la milice flamingante du TAK (Taal Aktie Komitee) ont fait irruption, vendredi soir, au domicile du bourgmestre non-nommé de la commune bruxelloise "à facilités" de Wezembeek-Oppem, François van Hoobrouck (MR), alors qu'il fêtait son 77e anniversaire avec son épouse. Il a déposé plainte auprès de la police pour violation de domicile et menaces.
Il raconte au quotidien Le Soir: "Il était 20 h 30 quand on a sonné. Ma porte ne disposant pas d’œilleton, je l’ai ouverte et me suis retrouvé face à une quinzaine de membres du TAK qui m’ont agressé verbalement: « Vous ne respectez pas les lois linguistiques, vous ne méritez pas votre place de bourgmestre, c’est une honte que vous soyez encore là… »" (Le Soir: "Le domicile du maïeur de Wezembeek-Oppem violé par le TAK).
Le bourgmestre, encore sous le choc, poursuit son récit: "J’ai voulu refermer la porte mais un de ces individus a calé son pied dans l’embrasure pour m’en empêcher. J’ai répondu au groupe vociférant: Je suis bruxellois, je me bats pour que nous soyons rattachés à Bruxelles et votre attitude me conforte dans l’idée qu’il n’y a aucun respect pour les droits des francophones en périphérie. Ils étaient fous de rage et ils ont continué à m’invectiver durant plusieurs minutes…"
Le bourgmestre, encore sous le choc, poursuit son récit: "J’ai voulu refermer la porte mais un de ces individus a calé son pied dans l’embrasure pour m’en empêcher. J’ai répondu au groupe vociférant: Je suis bruxellois, je me bats pour que nous soyons rattachés à Bruxelles et votre attitude me conforte dans l’idée qu’il n’y a aucun respect pour les droits des francophones en périphérie. Ils étaient fous de rage et ils ont continué à m’invectiver durant plusieurs minutes…"
"C’est la première fois qu’une bande organisée débarque ainsi avec violence à mon domicile. D’habitude, ils se contentent de barbouiller la façade de notre maison en notre absence. En périphérie bruxelloise, des groupuscules exercent une pression morale et physique sur des élus locaux qui osent dire tout haut qu’ils souhaitent que leur commune rejoigne la Région bruxelloise. Ce n’est plus vivable. Certains d’entre eux commencent à ne plus le supporter. La vie politique en périphérie ressemble de plus en plus à un apostolat…"
Comme ses collègues Damien Thiéry (MR-FDF, Linkebeek) et Arnold d’Oreye de Lantremange (MR-FDF, Crainhem) François van Hoobrouck a vu son élection démocratique refusée par la tutelle flamande, au motif qu’il a envoyé des convocations électorales dans la langue de l'électeur: en français aux habitants de langue française et en néerlandais à la minorité flamande de sa commune.
Aucun parti politique flamand n'a condamné les actes de violence perpétrés hier soir par la milice du TAK.
Affiches du TAK

Lire aussi
La Libre: "Damien Thiéry prêt à hausser le ton face au TAK"
1 commentaires:


Hier hebben de mannen van het TAK, die ik overigens niet steun, een serieus punt. Die burgemeesters daar zijn taalrascisten, feit.