N-VA et CD&V veulent le bilinguisme du personnel médical bruxellois

Ben Weyts, député N-VA, président de la commission de l’intérieur de la Chambre a déposé une proposition de loi qui ne vise rien moins qu’à obliger médecins, dentistes, infirmiers ou kinés exerçant à Bruxelles à prouver qu’ils maîtrisent le néerlandais. Chaque professionnel de la santé serait contraint de passer d’office un "examen linguistique". Le quotidien La Libre qui dévoile l'information écrit: "Et attention, il ne réclame pas seulement une connaissance passive du néerlandais. Ce qu’il exige, c’est une connaissance linguistique active." (La Libre: "Une proposition choc de la N-VA").

Ben Weyts - ainsi que Flor Van Noppen, Reinilde Van Moer, Manu Beuselinck et Bert Wollants qui signent la proposition de loi avec lui - motivent leur initiative par "la connaissance pitoyable du néerlandais dans les hôpitaux bruxellois" et par le fait que "la volonté de remédier spontanément à ces situations intolérables manque manifestement tant aux hôpitaux bruxellois qu’aux prestataires de soins eux-mêmes". Et de conclure: "Une initiative législative s’impose."

Cette proposition de la N-VA sur l’emploi des langues par les professionnels de la santé à Bruxelles a partiellement trouvé échos auprès de la ministre (flamande) bruxelloise Brigitte Grouwels (CD&V), en charge de la Santé à la VGC (Vlaamse Gemeenschapscommissie): "sur le fond, il est vrai qu’il faut renforcer le bilinguisme dans tous les secteurs hospitaliers bruxellois. Je l’ai toujours affirmé haut et fort. Et ce message-là - celui du bilinguisme dans les hôpitaux bruxellois - la N-VA peut le porter à un niveau fédéral." (La libre: "Grouwels veut aussi plus de bilinguisme dans les hôpitaux")

Le bilinguisme des services est pourtant déjà obligatoire dans les hôpitaux publics de Bruxelles pour assurer l’accueil des 5% de Bruxellois néerlandophones. Mais Brigitte Grouwels prétend avoir reçu "beaucoup d’échos de Bruxellois néerlandophones qui se plaignent de ne pas être soignés dans leur langue". Elle poursuit: "la bonne compréhension d’un patient par son médecin, c’est le début de la thérapie". "Et actuellement", selon la ministre, "il y a trop de malentendus dans les hôpitaux bruxellois."

Mais alors que la N-VA veut imposer au personnel médical francophone un "examen linguistique" comme condition d’accès à la profession, Brigitte Grouwels préfère, elle, octroyer des primes à ceux qui démontrent leur bonne connaissance du néerlandais: "Au CD&V, nous préférons la carotte au bâton, c’est pourquoi nous proposons des primes de bilinguisme aux médecins des hôpitaux privés de la Région bruxelloise". Des primes qui doivent venir du fédéral, selon la ministre.

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4 commentaires:

  1. Yves dit

    "On a recruté des gens capables de parler toutes les langues, et pas seulement le flamand, qui est une langue extrêmement minoritaire à Bruxelles, il faut le dire" Mayeur a les mots qui conviennent dans une ville qui est la deuxième ville francophone du monde.


    Anonyme dit

    la NVA n'a rien a dire a bruxelles, ils sont ultra minoritaires. c'est de l'ingerence et de la provocation a l'egard des bruxellois


    Anonyme dit

    Grouwels: je préfère un médecin flamand incompétent qu'un médecin francophone compétent qui n'est pas bilingue (sous entendu que le flamand est toujours bilingue, c'est dans ses gênes)


    Anonyme dit

    En plus ils sont incohérents: ils ont séparé les universités, donc les hôpitaux qui vont avec. Donc dans les hôpitaux universitaires francophones: utilisation exclusive du français.