Décès de Marie-Rose Morel, "égérie" de l'extrême droite flamande

Samedi 12 février, dans la cathédrale d’Anvers, en Flandre, ont eu lieu les funérailles de Marie-Rose Morel, ancienne Miss Vlaanderen (Miss Flandre), députée au Parlement flamand du parti d'extrême droite Vlaams Blok (rebaptisé Vlaams Belang après avoir été condamné pour incitation à la haine raciale) entre 2004 et 2009. Elle est décédée d'un cancer de l'utérus à l'âge de 38 ans. Elle avait épousé il y a un mois l'ancien président du Vlaams Belang, Franck Vanhecke. Le cercueil, porté par des militants du Vlaams Belang, était recouvert du drapeau indépendantiste flamand. Plus de 2500 personnes ont assisté à ces obsèques dont plusieurs personnalités politiques du CD&V, de la N-VA et du Vlaams Belang. Des députés européens du Front National, le parti d'extrême droite français, étaient présents et Jean-Marie Le Pen lui a rendu hommage sur son blog vidéo. L’éloge funèbre a été prononcé par Bart De Wever, le fondateur et président de la N-VA, qui était aussi un ami de Marie-Rose Morel.

L’annonce de son décès, mardi, avait fait l’ouverture de tous les journaux parlés et télévisés flamands; le lendemain, la mort de Mme Morel s’étalait à la "Une" de tous les journaux. De Standaard a consacré une double page illustrée de photos prises lors de l’enterrement. "Le miracle qui ne pouvait être", a titré le quotidien flamand. Une partie de la presse flamande reproche également aux francophones de ne pas partager les émotions du peuple flamand. Ainsi, pour Luc Van der Kelen, l'éditorialiste du journal flamand le plus vendu, Het Laatste Nieuws, les francophones, qu’ils soient journalistes, politiques ou citoyens, doivent comprendre que la solidarité va dans deux sens. "C’est plus que de l’argent pour les chômeurs et des allocations pour les malades. Cela signifie aussi que des deux côtés, on doit être capable de partager les sentiments et les émotions profondes de l’autre." "Het Belang Van Limburg" titrait dans le même sens, lundi matin, à la "Une": "Incompréhension wallonne pour l’empathie flamande"(Lien)

Octobre 2007, Marie-Rose Morel et Franck Vanhecke du Vlaams Belang manifestent avec la milice néo-nazie du Voorpost à Waterloo, en Wallonie. Ils ont planté des drapeaux flamands près de la Butte du Lion de Waterloo. Ensuite ils ont défilé dans la commune "à facilités" de Rhode Saint-Genèse, dans la périphérie bruxelloise



Marie-Rose Morel assiste à l'Ijzewake 2009, le pèlerinage de l'extrême droite nationaliste flamande. Dans le manifeste de cette édition, il est écrit: "Bruxelles et les territoires qui ont reçu un statut francophone ou bilingue après 1830 appartiennent de manière inaliénable à la Flandre." (Lien). Le Voorpost assure le service d'ordre.



Jean-Marie Le Pen rend hommage à Marie-Rose Morel



Reportage de la RTBF



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2 commentaires:

  1. Anonyme dit

    La presse francophone est belgicaine parce qu'elle est aux mains des flamands, et donc à leurs bottes. Des flamands dont l'objectif ultime est la flamandisation de toute la belgique. Mais le pire ennemi du francophone qui aspire à la dignité et à la liberté, c'est le complice du flamand nationaliste, à savoir le francophone belgicain. La belgique flamande est le cancer de l'europe. L'explosion de la belgique précédera l'implosion de l'europe. Tout cela de la faute de pauvres types, devenus des parvenus grâce au vol des francophones, et voulant imposer à tout le monde leur idiome bas de gamme.


    René Vande Maele dit

    Dans l'argumentaire du Vlaams Belang, une des erreurs constamment commises est de rappeler l'oppression passée des Flamands par les Francophones (sous-entendu les Wallons). Si oppression il y a eu au 19° siècle, c'est celle de la bourgeoisie locale flamande vis-à-vis des populations (cela se passait de la même manière en Wallonie). Et cela n'a absolument pas changé depuis les lois linguistiques, la bourgeoisie locale enseignant désormais le néerlandais à ses enfants devenus multilingues. La légende du combat linguistique qui était un combat social est une légende qui ne résiste pas aux faits.