Petits potins nazis de la Flandre profonde

Lors du dernier conseil communal d’Ingelmunster (Flandre occidentale) Georg Barbary (Vlaams Belang) a demandé que le portrait du bourgmestre VNV Remi Craeymeersch, collaborateur avec l'Occupant nazi de 1941 à 1945, soit ajouté à la galerie des portraits des anciens bourgmestres de la commune. L'actuel bourgmestre Yves Vercruysse (CD&V) a estimé que la demande de Georg Barbary méritait d’être examinée. Décision a donc été prise de consulter le cercle d’étude de la patrie flamande situé à Inglemunster (AFF).

Pour mémoire, le VNV (Vlaams Nationaal Verbond, en français Ligue nationale flamande) était un parti nationaliste flamand fondé par Staf De Clercq, qui obtint 17% des voix en Flandre aux élections de 1939. Ce parti s'était établi, pendant la guerre, comme une succursale de la Gestapo qui envoyait les SS flamands sur le front de l’Est. Elle organisait la délation et la déportation de milliers de juifs et de résistants. Dès 1941, le leader du VNV prônait "l’extirpation du Juif du corps populaire sain flamand".

Georg Barbary a dit "Remi Craeymeersch a dirigé notre commune d’une façon correcte et honnête pendant une période agitée". Il a fait remarquer que la commune voisine de Deerlijk a accepté d'afficher dans la salle du conseil communal le portrait de son propre bourgmestre collaborateur. C’était en 2008 à la demande du conseiller communal N-VA Marc Byttebier. Ce dernier est aussi connu pour avoir mis en valeur le musée local consacré à l’écrivain et compositeur nationaliste flamand René De Clercq, condamné à mort en 1920 pour collaboration avec l’occupant allemand.

Notons que Georg Barbary s’est marié le 11 juillet 2008 avec Els Vanbrakel, présidente du Vlaams Belang d’Ingelmunster. Les témoins de leur mariage étaient Frank Vanhecke, ancien président du Vlaams Belang, et la très regrettée (en Flandre) Marie-Rose Morel, égérie de l'extrême droite flamande, que le premier ministre en affaires courantes de la Belgique, Yves Leterme (CD&V) a décrit dans le Wall Street Journal "comme l’exemple même de quelqu’un de très populaire, très connue dans le nord du pays" ajoutant "qu’elle n’était pas une extrémiste" (Lien).

6 commentaires:

  1. Anonyme dit

    Ne m'en voulez pas si j' ai tout d'un coup une nausée. Je ne crois pas à ce point qu'il n'y ait d'autre alternative que de tracer une vraie frontière. Entre Wemmel et Grimbergen.


    Anonyme dit

    IN-CRO-YABLE. Il n'y a qu'en Belgique que c'est possible... Je ne comprends pas que personne n'ait fait de travaille de recherche historique pour montrer preuve à l'appuie que ces personnes avaient directement ou indirectement du sang sur les mains : quel était leur niveau de connaissance sur la solution finale, leur implication dans les déportations ? Quels documents officiels ont été signés ? Mettez leur ça sous le nez et faites les taire !!!


    Anonyme dit

    Tout va bien en Belgique.


    Anonyme dit

    Comme quoi en Flandres il vaut mieux avoir ete un edile du 'petit caporal moustachu' qu'etre quelqu'un democratiquement elu; cfr. les trois bourgmestres de la peripherie qui eux ne seront jamais reconnus en tant que tel!
    Popov.


    Anonyme dit

    L'évaporation de l'Europe se fera plus ou moins en parallèle avec l'évaporation de la Belgique. C'est du moins ce qu'il faut espérer si la construction européenne se révèle n'être finalement que le passage de relais d'une Allemagne qui fut nationale-socialiste à une Europe qui sera inter-nationale-socialiste.

    Ce qui sera à retenir de toute cette histoire belgo-européenne, c'est qu'une véritable démocratie est impossible sans un médium discursif commun, sans une langue commune. Et aussi impossible sans liberté linguistique.

    La seule solution et pour la Belgique et pour l'Europe est d'opter pour une seule langue véhiculaire officielle commune à tous sur tout le territoire avec en plus liberté linguistique totale partout sur ce territoire (répression de toute discrimination basée sur la langue).

    L'écueil à éviter est l'ineptie luxembourgeoise qui consiste à croire désamorcer l'antagonisme entre le français et l'allemand par la promotion forcée d'un patois luxembourgeois des plus ridicules : un véritable retour en arrière vers le philistinisme. N'imposons pas aux autres un vil patois wallon ou bruxellois. (Note : Flamands, Luxembourgeois : même combat, comme un peu partout en Europe, l'occasion de la revanche pour tous les anciens pauvres devenus nouveaux riches - rien d'isolé donc dans le phénomène de flamandisation.)

    En démocratie, le discours et sa condition de possibilité, à savoir la langue, sont fondamentaux. Prétendre que toutes les langues se valent, c'est faire l'impasse sur les contenus, sur les oeuvres : si on peut admettre une égalité formelle ou de droit, il n'en est rien dans les faits ou quant aux contenus.

    Eu égard au contenu, c'est-à-dire aux oeuvres de civilisation, toutes les langues ne se valent pas et cela montre que l'évolution humaine est liée aux capacités linguistiques de cet héritage civilisationnel qu'est une langue, ce réceptacle de l'expérience de pensée léguée aux utilisateurs de cette langue.

    Prétexter de l'égalité juridique ou formelle pour revendiquer l'égalité de faits inégaux; prétexter parallèlement de l'inégalité dans les faits (loi du nombre) pour imposer cette inégalité sur le plan juridique; tout cela c'est typiquement s'autoriser soi-même ce qu'on interdit à autrui, c'est nier la démocratie, tout cela c'est la stratégie habituelle des antidémocrates, grenouilles flamandes ou autres, pour parvenir à leurs fins consistant à se faire aussi grosses que des boeufs au détriment d'autrui.

    Les manoeuvres flamandes dans le domaine militaire démontrent que les Flamands n'ont nullement l'intention de laisser les francophones, où que ces derniers puissent résider, décider librement de leur propre destin mais qu'au contraire, au plus haut niveau, les Flamands ont convenu entre eux d'user si nécessaire de la force militaire pour continuer à asservir les francophones au sein d'une Belgique entièrement flamandisée.

    Pour les historiens futurs, l'Europe et sa miniaturisation belge n'auront été qu'un remake vain et foireux, même si bien essayé, de la tour de Babel. Soit l'Europe s'évaporera comme la Belgique. Soit elle sera l'agrandissement de l'Allemagne nationale-socialiste.


    Anonyme dit

    Pourquoi les flamands se priveraient-il de flamandiser la Belgique, étant donné que les wallons se laissent faire.