Manifestation des nationalistes flamands à Linkebeek
Quelque 3.000 flamingants ont manifesté ce dimanche 18 septembre 2011 à Linkebeek, commune « à facilités » majoritairement francophone de la périphérie bruxelloise. Après avoir obtenu la scission de BHV, les nationalistes flamands souhaitent passer à l’"étape suivante", pour exiger la suppression des facilités linguistiques accordées aux francophones. 300 policiers, 3 autopompes et 2 hélicoptères ont été mobilisés pour éviter des violences physiques contre les francophones.
Cette manifestation était organisée par la milice privée du TAK (Taal Aktie Komitee: Lien), le VVB (Vlaamse Volksbeweging: Lien) et le HAVIKO (Halle-Vilvoorde-Komitee: Lien), ce dernier étant essentiellement composé de maires (bourgmestres) CD&V de la périphérie bruxelloise. Des représentants des partis nationalistes (d'extrême droite) N-VA et Vlaams Belang étaient également présents, ainsi que les étudiants d'extrême droite du KVHV et du NSV et la milice paramilitaire "offensive" du Voorpost.
Le bourgmestre non-nommé de Linkebeek, Damien Thiéry (FDF), a été obligé de rester cloîtré dans la maison communale à la demande de la police. "Linkebeek comme Wezembeek et Crainhem sont des communes qui sont extrêmement francophones. La volonté de la population c’est d’être tranquille et surtout de pouvoir rejoindre une région qui leur permet un bilinguisme sans aucune différence", a-t-il expliqué dans le Journal de 13 heures sur RTL-TVI (Lien).
Parmi les slogans des manifestants, les francophones (cloîtré dans leur domicile), ont pu entendre: "Belgie Barst" ("Belgique crève"), "Voor 't Belgiekske niekske, voor Vlaanderen alles" ("Rien pour Belgique, Tout pour la Flandre"), "Franse Ratten, rol uw matten" ("Rats fançais, dégagez") et aussi "Cyaankali voor het FDF" ("Du cyanure pour le FDF"). Certaines rues ont été souillées par "Geen Franse Ratten" ("Pas de rats français") à l'aide peinture blanche.
Aucun parti politique flamand n'a condamné ces exactions.
BHV scindé, les nationalistes flamands manifestent dans la périphérie bruxelloise pour le passage à "l'étape suivante"
Le Voorpost a également envoyé un message aux francophones. Cette milice flamingante veut conquérir ce qu’elle considère comme des "régions volées aux Flamands par les Wallons" (entre autres Mouscron, Comines, Lessines, Enghien, Ellezelles, Mont-de-l'Enclus, Flobecq et Tournai). "En ce qui concerne les territoires, il n'y a pas que Bruxelles et les communes à facilités (que nous exigeons), mais aussi les territoires qui nous ont été volés dans un passé plus lointain ..." (Lien).
1 commentaires:




J'ai honte d'être un francophone de Belgique.
3000 flamingants déboulent le lendemain de l'accord dans lequel les francophones se sont fait avoir comme dans un bois. Mais aucune manifestation francophone ne mobilise plus de 50 personnes… Nos politiciens francophones sourient béatement d'avoir "enfin" un "accord", ils répandent des mensonges et les gens suivent bêtement. Seul Maingain tient bon. Mais c'est un intellectuel raffiné et délicat. Il n'a pas de charisme, ne mobilise pas, ne donne pas aux francophones des objectifs de fierté, il n'explique pas les enjeux, ne fait pas peur! Il nous faut un charismatique! En attendant, j'ai honte et je désespère parce qu'il n'y a plus rien à attendre… Nous sommes des rats! Faits comme des rats! Les Flamingants ont raison. MN