Capitulation historique des francophones
Après 482 jours de crise institutionnelle, les quatre partis francophones (PS, MR, CDH, Ecolo) et quatre partis néerlandophones (CD&V, Open VLD, SPa et Groen) ont mis un point final ce samedi 8 octobre 2011 à la la sixième réforme de l'État belge en 40 ans. Les négociateurs francophones Charles Michel (MR), Laurette Onkelinx (PS), Joëlle Milquet (CDH) et Jean-Michel Javaux (Ecolo) sont tous satisfaits et parlent d'un accord historique ou de "plus grande réforme de l'Etat de l'Histoire de la Belgique.". L’opposition chez les francophones se limite au seul FDF, actuellement représenté uniquement à Bruxelles (3 députés au fédéral sur 150 députés).
Les francophones, Wallons et Bruxellois, paieront très chers leur attachement aveugle à cette Belgique: suppression de droits politiques et judiciaires des 150 mille francophones de la périphérie bruxelloise, arbitrairement annexés en Flandre lors de la fixation de la frontière linguistique en 1962-1963, suppression de droits judiciaires des Bruxellois francophones pour les affaires civiles, à la discrétion du juge flamand, appauvrissement programmé des Wallons sur 10 ans, et renforcement de la co-gestion de Bruxelles par la Flandre, notamment par le biais d'un refinancement de la Région bruxelloise essentiellement au profit des navetteurs flamands qui travaillent à Bruxelles, alors qu'ils payent leurs impôts en Flandre.
Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles pour les affaires européennes, qualifie cet accord de capitulation face aux revendications flamandes (1). Il précise "Le programme de la N-VA est donc en train d’être adopté, mais sans la N-VA, ce qui permettra au CD&V de faire valoir que l’indépendantisme n’est pas la seule solution possible pour réformer le pays". La Belgique est-elle pour autant sauvée? Selon le dernier sondage effectué pour la VRT et De Standaard, après cet accord historique, un des partis indépendantistes flamands, la N-VA est créditée de 35% des intentions de vote (en progression de 6,8% par rapport aux élections de juin 2010). En ajoutant les voix du Vlaams Belang et de la Lijst De Decker, les séparatistes flamands représentent 45% de l'électorat.
Ce journaliste indépendant livre une analyse pointue et critique de cet accord politique, loin de la propagande des quatre partis francophones, réunis pour l'occasion en parti unique, d'"union nationale", dont les opinions sont relayées sans aucun esprit critique par les médias officiels (subsidiés par ce même parti unique). Jean Quatremer termine son billet avec les mots suivants: "Autant dire que l’abdication des Francophones dans les négociations actuelles ne règle aucun des problèmes de fond et ne fait que prolonger l’existence d’une Belgique en phase terminale. Comme le disait Winston Churchill au lendemain des accords de Munich : « You were given the choice between war and dishonour. You chose dishonour, and you will have war ». Des propos prophétiques qui peuvent être transposés à la Belgique: « vous avez choisi la soumission, vous aurez la scission ».
(1) A lire absolument: Belgique: les Francophones capitulent face aux revendications flamandes
Les francophones, Wallons et Bruxellois, paieront très chers leur attachement aveugle à cette Belgique: suppression de droits politiques et judiciaires des 150 mille francophones de la périphérie bruxelloise, arbitrairement annexés en Flandre lors de la fixation de la frontière linguistique en 1962-1963, suppression de droits judiciaires des Bruxellois francophones pour les affaires civiles, à la discrétion du juge flamand, appauvrissement programmé des Wallons sur 10 ans, et renforcement de la co-gestion de Bruxelles par la Flandre, notamment par le biais d'un refinancement de la Région bruxelloise essentiellement au profit des navetteurs flamands qui travaillent à Bruxelles, alors qu'ils payent leurs impôts en Flandre.
Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles pour les affaires européennes, qualifie cet accord de capitulation face aux revendications flamandes (1). Il précise "Le programme de la N-VA est donc en train d’être adopté, mais sans la N-VA, ce qui permettra au CD&V de faire valoir que l’indépendantisme n’est pas la seule solution possible pour réformer le pays". La Belgique est-elle pour autant sauvée? Selon le dernier sondage effectué pour la VRT et De Standaard, après cet accord historique, un des partis indépendantistes flamands, la N-VA est créditée de 35% des intentions de vote (en progression de 6,8% par rapport aux élections de juin 2010). En ajoutant les voix du Vlaams Belang et de la Lijst De Decker, les séparatistes flamands représentent 45% de l'électorat.
Ce journaliste indépendant livre une analyse pointue et critique de cet accord politique, loin de la propagande des quatre partis francophones, réunis pour l'occasion en parti unique, d'"union nationale", dont les opinions sont relayées sans aucun esprit critique par les médias officiels (subsidiés par ce même parti unique). Jean Quatremer termine son billet avec les mots suivants: "Autant dire que l’abdication des Francophones dans les négociations actuelles ne règle aucun des problèmes de fond et ne fait que prolonger l’existence d’une Belgique en phase terminale. Comme le disait Winston Churchill au lendemain des accords de Munich : « You were given the choice between war and dishonour. You chose dishonour, and you will have war ». Des propos prophétiques qui peuvent être transposés à la Belgique: « vous avez choisi la soumission, vous aurez la scission ».
(1) A lire absolument: Belgique: les Francophones capitulent face aux revendications flamandes
4 commentaires:



Stop deze onzin .. we leven op deze wereld om mekaar te helpen nietwaar?
Il faut un cordon sanitaire autour de vos idees extrémistes et ceux du FDF.
En Flandre on a compris depuis longtemps: Le VB est exclu de toute discussion sérieuse. Faites la meme chose avec le FDF et la Belgique pourra devenir le centre de l'Europe.
Anonyme dit
@Anonyme
Heureusement, on n'est pas (encore) obligé de vous croire !
Le FDF, parti bruxellois, est on ne peut plus démocratique que ce soit à l'égard des citoyens NL que FR.
Vous êtes de Bxl ? Renseignez-vous !
Quant au cordon sanitaire, il s'agit d'un groupement de partis nordistes qui tentèrent autrefois de jugguler justement l'extrémisme flamingant.
Depuis, il a éclaté...
Merci de ne pas confondre.
Mais, pour paraphraser notre célèbre prix Nobel de la paix communautaire (comme par hasard, flamand) sans doute n'êtes-vous pas en état intellectuel de le comprendre.
Car, il faut décidément bien être flamand et d'une mauvaise foi crasse pour prétendre que la défense des droits élémentaires des francophones de Bruxelles et de sa périphérie relève de l'extrémisme.
Anonyme dit
Il y a quand même quelque chose qui cloche du côté francophone, à savoir l'incapacité, même pour les critiques, à sortir du belgicanisme.
Maingain, défenseur des francophones, mais restant belgicain.
Sel, critique les flamands, également belgicain.
Donc où que vous tourniez le regard, soit vers les partis traditionnels qui ne sont que des lavettes, soit vers ceux qui s'opposent, tous sont belgicains.
Pourquoi les francophones, les réactionnaires comme les autres, sont-ils ainsi scotchés à la Belgique?
Pour les francophones le belgicanisme n'est pas la solution, il est le problème.
Pour les flamands ce belgicanisme francophone n'est que l'opportunité d'étendre leur mainmise sur toute la belgique y compris francophone, mais à terme de moins en moins francophone, et de plus en plus flamande.
Les francophones sont une rente pour la majorité des importateurs flamands : toute importation belge achetée par un francophone est grevée d'une surtaxe au profit de l'importateur flamand : voyez la différence de prix d'un magazine français entre le prix français et le prix belge : autant dans la poche de l'importateur flamand.
Les francophones, dans le cadre belge, sont rackettés par les flamands.
Le problème n'a jamais été linguistique : le francophone éduqué à l'école flamande et parfait bilingue, reste un citoyen de seconde zone, un subalterne, un travailleur exploité jusqu'à ce qu'excédé il jette l'éponge et fasse ainsi la preuve que décidément les francophones ne sont que des fainéants.
Le belgicanisme est le problème, pas la solution.
Le roi est le problème, pas la solution.
La mort du roi est la solution.
Ouvrez les yeux!
Claude Wolteche dit
Bla bla bla mais j'attends toujours qu'on me cite expressément une revendication FDF qui serait extrémiste!